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Montréal africain, de l’Afrique subsaharienne au Maghreb

Issue d’une immigration relativement récente, la présence africaine à Montréal est en constant déploiement. La variété des cultures et des sociétés africaines participe donc au dynamisme de la ville.

Dans ce dossier dédié à l’histoire de l’immigration africaine à Montréal, l’internaute prendra connaissance des liens qui unissent le vaste continent à l’île métropole.

Un texte éclaire le parcours de la population d’origine subsaharienne implantée dans la ville. Cette présence se note bien avant le XXe siècle, toutefois la vague migratoire a réellement débuté dans les années 1960, grâce à la levée progressive des politiques discriminatoires canadiennes. En 2017, les Montréalais originaires d’Afrique subsaharienne représentent une population hétéroclite, toujours en plein développement.

Un autre article porte sur l’immigration venue des pays du Maghreb. De la fin des années 1950 jusqu’aux années 1970, dans la foulée des mouvements de décolonisation de l’Afrique du Nord, des juifs sépharades et des pieds-noirs arrivent à Montréal. À partir des années 1990, l’immigration maghrébine s’intensifie et elle est à majorité musulmane. Des étudiants du Maroc et de la Tunisie s’installent dans la métropole, tandis que de nouveaux arrivants en provenance d’Algérie immigrent dans des conditions plus difficiles.

Au début du XXe siècle, l’Afrique était donc peu connue des Montréalais. C’est à travers les lunettes des missionnaires qu’ils en ont fait la découverte. En effet, les Pères blancs ont œuvré en Afrique subsaharienne et au Maghreb pour bâtir des ponts entre les Africains et les Montréalais.

L’Afrique est maintenant bien présente à Montréal grâce à des lieux emblématiques. Le Club Balattou est un incontournable pour qui s’intéresse aux musiques d’ascendance africaine. Le secteur du Petit Maghreb est de même une porte ouverte sur l’Afrique. En 2009, une association a signé une entente qui a permis de rêver à la création d’un premier quartier maghrébin en Amérique du Nord.

Les Montréalais ont aussi pu découvrir l’Afrique du Nord par des évènements sportifs, comme en 2010, quand la communauté algérienne se mobilisait pour suivre la Coupe du monde de soccer. Ils connaissent également l’Afrique grâce à des figures publiques telles que Ousseynou Diop. Acteur, chroniqueur à Radio-Canada, co-fondateur du festival Vues d’Afrique, il a largement contribué à établir des passerelles entre Montréal et le continent africain.

Affiche du Festival Vues d’Afrique signée Marie-Denise Douyon.

Plusieurs fois par année, Montréal s’anime aux rythmes africains lors d’événements culturels.

Ali Benfaka

Les premiers immigrants maghrébins s’installent à Montréal dans les années 1950.

Daby Touré en concert à Montréal en 2005.

Depuis plus de 30 ans, le Club Balattou, bar-spectacle de la rue Saint-Laurent, est un endroit incontournable pour qui s’i

1986. Ousseynou Diop lors de la soirée d'ouverture de la 3e édition du Festival international Vues d’Afrique.

Acteur, chroniqueur à Radio-Canada international, co-fondateur du festival Vues d’Afrique, et plus encore, Ousseynou Diop

Un groupe de Missionnaires d’Afrique devant leur maison de la rue Saint-Hubert à Montréal.

Au début du XXe siècle, l’Afrique est peu connue des Montréalais.

Une foule tenant un grand drapeau de l'Algérie dans le Petit Maghreb.

En 2010, la communauté algérienne de Montréal se mobilise pour suivre la Coupe du monde alors que l’Algérie accède à la ph

Voitures stationnées sur la rue Jean-Talon. En arrière-plan le Café Safir.

En 2009, l’association du Petit Maghreb signe une entente avec la mairie d’arrondissement qui permet de rêver à la créatio

Trois femmes et deux hommes assis sur un banc, souriant

Des groupes minoritaires au sein de la société égyptienne émigrent à Montréal dès les années 1950.