Un site du Centre d'histoire de Montréal

La communauté juive montréalaise

Une première congrégation juive est fondée à Montréal en 1768. Marginale jusqu’à la fin du XIXe, cette communauté prend alors de l’ampleur. Les articles de ce dossier retracent son histoire bigarrée.

Dans ce dossier, le Centre d’histoire compte aller au-delà des classiques bagels et des incontournables commerces tels que Schwartz’s. Sans oublier ces emblèmes de Montréal, il espère révéler au lecteur d’autres aspects de l’immigration juive, qui a beaucoup apporté à la ville.

La venue d’une population juive dans la métropole québécoise a indiscutablement été tributaire de l’histoire et des politiques migratoires du gouvernement canadien. Alors que Montréal accueille un grand nombre de juifs issus d’Europe de l’Est dans les premières décennies du XXe siècle, ce mouvement a été restreint pendant les années 1930. L’installation d’immigrants juifs a repris dans les années 1950 et s’est diversifiée avec la venue d’une population sépharade francophone originaire du Maghreb, dont l’influence plus récente est plus méconnue.

À diverses époques et avec des procédés différents, certains membres de la communauté juive ont largement contribué à l’avancement des luttes ouvrières au Québec. On pense bien sûr à la syndicaliste et infatigable militante, Léa Roback, qui a consacré sa vie « à la cause des femmes et de l’humanité ». Mais on peut aussi aller à la rencontre de Jules Helbronner, journaliste défenseur des ouvriers montréalais, dont les éditoriaux ont participé au succès du quotidien La Presse dans les années 1880.

Dans un autre domaine, celui des affaires, des familles juives montréalaises ont construit des empires commerciaux bien connus des Québécois. Des articles dressent le portrait de personnalités marquantes : Ida Steinberg, épicière, fondatrice en 1917 d’une entreprise familiale dont les magasins se trouvaient à une certaine époque partout dans la province; ou encore Jacob Pascal dont le commerce familial ouvert en 1903 connaît une croissance fulgurante, et qui inaugure en 1950 « la plus grande quincaillerie au monde ».

La contribution de la communauté juive sur le plan artistique reste peut-être elle à découvrir. En effet, pendant l’entre-deux-guerres, des artistes juifs venus d’Europe de l’Est peignent Montréal et ouvrent la porte à la modernité. Parmi eux, l’artiste de renom Louis Muhlstock dont l’œuvre et la carrière seront dévoilées dans un des articles du dossier.

Les acteurs de la pièce de théâtre Ruth réunis devant le Monument national, haut lieu culturel juif au début du XXe siècle.

Des commerces, comme le célèbre restaurant Schwartz’s, représentent les emblèmes visibles d’une communauté dont les contri

Portrait de Léa Roback en 1940

En 1937, Léa Roback réussit à syndicaliser 5 000 ouvrières après une grève féminine d’une ampleur inégalée à Montréal.

Photo de Jules Helbronner

De 1884 à 1894, Jules Helbronner signe plus de 323 éditoriaux consacrés à la classe ouvrière.

Des centaines de travailleurs de l’ILGWU passent au vote.

Au début du XXe siècle, des milliers de juifs d’Europe de l’Est débarquent à Montréal et sont embauchés dans le

Une professeure enseigne aux élèves de l’école Folk Shule, ou École juive populaire, alors située sur la rue Van Horne.

Au début du XXe siècle, peu de choix d’écoles s’offrent aux milliers d’enfants juifs qui arrivent à Montréal.

Un homme est assis, un livre dans les mains. Il se tourne pour regarder le photographe.

Louis Muhlstock, comme d’autres peintres juifs de Montréal, se consacre longtemps aux petites gens et aux paysages urbains

Représentation d'Alexander Bercovitch avec manteau brun, foulard et chapeau noir.

Venus d’Europe de l’Est, des artistes juifs peignent Montréal pendant l’entre-deux-guerres.

Groupe d'enfants accompagnés d'adultes se tenant dans les escaliers d'un immeuble.

À partir des années 1950, les séfarades arrivent nombreux à Montréal.

L’une des rares images de l’intérieur du premier magasin Steinberg avec, derrière la caisse à gauche, Ida Steinberg.

Des pyramides de fruits et de légumes frais, des « cannages » à profusion, de la farine, du sucre, des céréales, du thé, d

La première quincaillerie Pascal située au marché Saint-Laurent.

Au début du XXe siècle, l’arrivée massive d’immigrants contribue à l’activité économique de la métropole.

Quelques personnes sont debout devant l’entrée d’un édifice de trois étages.

Le boulevard Saint-Laurent abrite la salle de spectacle montréalaise, la Sala Rossa.