J'arrive à Montréal


Du 20 mai au 7 décembre 2014

J’arrive à Montréal

Nouvellement arrivés à Montréal, des adolescents posent un regard sur la ville traduisant leur bagage culturel et leur histoire personnelle. Ils viennent d'Haïti, d'Algérie, de la Moldavie, des Philippines, de Chine et de plus de 70 pays partout dans le monde. Leurs témoignages sont l'occasion de découvrir différentes perceptions de la ville qui, au passage, permettent d'ouvrir une fenêtre sur la réalité de l'immigration.

Ces adolescents font partie de la cohorte 2013-2014 du programme éducatif Vous faites partie de l’histoire! en cours depuis 2006 au Centre d’histoire de Montréal.

Quand je suis arrivé dans mon nouveau « chez moi », j’ai senti la joie se promener dans tout mon corps. Même si mon pays me manquait, je sentais que j’étais prêt pour vivre ma nouvelle vie, avec joie et avec l’espérance de m’adapter à un nouvel endroit.
Roberto Andres Sandoval Lopez, Salvador

 

Montréal à l'horizon

Poser ses valises dans une nouvelle ville, c'est un moment souvent intense et épuisant. Les émotions se bousculent. La ville imaginée ressemble-t-elle à la ville réelle? Selon son lieu d'origine et le moment de l'arrivée, Montréal peut devenir une chose et son contraire. Grande ou petite? Tranquille ou trépidante? Ancienne ou récente? Européenne ou américaine? Verte ou grise? Froide ou chaude? Et que dire de cette langue étrange... le français!

J’ai eu l’impression de me retrouver dans un autre monde. La ville où j’avais atterri était très développée en comparaison avec tout ce que j’avais vu dans mon pays.
Paola Melissa Martinez, Guatemala

Lors de ma première journée à Montréal, la température était de 35o et, nous, nous avions des manteaux d’hiver, car nous ne savions pas qu’il allait faire chaud. On pensait qu’il ferait -40o, alors on avait très chaud.
Jesus Vargas Reyes, Mexique

J’ai trouvé que Montréal est une ville riche parce que j’ai vu que tous les gens ont du travail et que tous sont disciplinés. J’ai découvert aussi qu’à Montréal, les gens parlent français et anglais.
Danna Omiping, Philippines

 

À la maison

Dans notre vie de tous les jours, nous sommes entourés d’objets. Certains précieux, d’autres liés aux besoins du quotidien, ou les deux. Le patrimoine naît de cette interaction avec les objets, de l’importance que nous, notre famille ou notre communauté leur donnons.

À l’occasion du départ pour un autre pays, des objets passent de main en main. Transmettre des objets est un moyen d’assurer une continuité et une cohérence entre une ancienne et une nouvelle vie. Ceux-ci s’accompagnent de valeurs, de traditions, de savoir-faire et d’habitudes et serviront de repères le temps de s’installer et de se construire un nouveau chez-soi.

Vous devez vous installer dans un autre pays, qu’apportez-vous de plus précieux dans vos valises?

Je n’ai pas pu apporter beaucoup d’objets qui me rappelaient mon pays d´origine parce que, vous savez, quand on part pour toujours, on doit ramasser toute sa vie dans deux valises. On ne pense pas aux petits souvenirs, c’est plus tard qu’on se rend compte qu’il fallait trouver une petite place pour eux.
Keven François, Haïti

 

Vivre à Montréal

Après le dépaysement, le sentiment d’étrangeté fait place à celui de confort : on comprend mieux le pays et ses codes sociaux, on fonctionne avec plus d’assurance et plus d’efficacité. Peu à peu, la vie à Montréal devient le quotidien. C’est aussi à cette occasion qu’arrivent les remises en question et les doutes... L’immigration est un projet de vie, les enjeux sont grands. Les espoirs fondés au départ deviendront-ils réalité? Seul l’avenir le dira...

Pendant mon premier tour dans la ville, je me sentais perdue parce que c’était tout nouveau pour moi. Maintenant, je me sens comme à la maison.
Mariana Araujo Jacob, Espagne

Et maintenant? Maintenant, je suis déjà habitué à vivre à Montréal, je me suis fait des amis, j’étudie à Saint-Luc, je fais du sport et j’ai un objectif : devenir pilote d’avion. J’ai encore un peu de difficulté avec ce climat fou, mais j’espère qu’au fil des années je vais m’y habituer.
Lorenzzo Sturba, Brésil

Mon rêve est de devenir avocate. Quand je serai grande, je pense que je retournerai dans mon pays, pour travailler ou vivre là-bas.
Eunice Grace Ramos, Philippines

 

Vous faites partie de l’histoire!

À Montréal, des histoires se croisent tels des fils aux multiples trajectoires. Certaines commencent là, d’autres ailleurs, mais toutes se poursuivent ici… Avec Ali, Tian, Salma, Xeniya ou encore Kadiatou, la métropole, riche de son passé, continue de tisser son histoire au présent.

Rencontrez-les tous grâce au site Internet du programme éducatif Vous faites partie de l’histoire!