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Jean-Louis Beaudry, maire de Montréal

10 septembre 2026

Cette page est dédiée aux enseignants et aux élèves inscrits au projet Apprenti citoyen.

Jean-Louis Beaudry a tout d’abord été conseiller municipal en 1860. Élu maire en 1862, il a exercé dix mandats d’un an entre 1862 et 1885. Parmi ses principales contributions, soulignons la création du Département du feu pour la lutte contre les incendies et le tout premier carnaval d’hiver à Montréal.

En 1852, les pires incendies de l’histoire de Montréal

En juin et juillet 1852, plusieurs incendies détruisent de nombreux magasins et maisons du Vieux-Montréal et de la rue Saint-Laurent. Au total, plus de 15 000 personnes se retrouvent sans abri en un seul été. Un premier service de protection d’incendie En 1863, Montréal se dote enfin d’un véritable service de protection contre les incendies, appelé le Département du feu. Des pompiers professionnels sont engagés : un chef, un chef adjoint, un contremaître, un faiseur et cureur de boyaux pour s’occuper des tuyaux, huit gardiens, huit aides-gardiens et huit conducteurs. Ils sont répartis dans huit casernes. Ils disposent de chevaux et de pompes à bras. Au besoin, 36 pompiers volontaires assistent ces pompiers permanents.

Borne d’alarme incendie

Borne d’appel incendie et borne fontaine exposés dans l’entrée du Centre d’histoire de Montréal
Centre d'histoire de Montréal
Le tout nouveau télégraphe d’alarme permet maintenant d’alerter rapidement les pompiers et de leur indiquer le lieu de l’incendie. Des bornes numérotées sont installées un peu partout dans la ville. Lorsqu’un feu éclate, un citoyen désigné tourne une manivelle pour donner l’alerte. Le signal est alors transmis au central d’alarme, situé au marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal. Du central, l’alarme est ensuite envoyée aux casernes.

Pour Montréal, il s’agit d’une importante amélioration qui permettra peut-être d’éviter les incendies désastreux, comme ceux de 1852. Rappelons-nous qu’au début de l’histoire de Montréal, la défense contre le feu était assurée par la population. L’alerte était donnée par les cloches des églises qui sonnaient une mélodie particulière, le tocsin. Les Montréalais allaient puiser l’eau dans le fleuve ou les rivières. Les seuls outils disponibles étaient des seaux, des haches et des échelles. C’est au début du 19e siècle que la Ville inaugure le premier aqueduc et achète une pompe à bras.

Un carnaval d’hiver à Montréal

Montréal célèbre son premier carnaval d’hiver en 1883, alors que Jean-Louis Beaudry est maire. Celui-ci collabore à l’organisation et décrète même une demi-journée de congé pour cette grande fête.

Pendant une semaine, le carnaval célèbre les joies de l’hiver et réjouit tous les amateurs de sports d’hiver et de plein air. On construit un immense palais de glace illuminé par l’électricité sur la place du Canada. On organise des activités sportives pendant toute une semaine : ski, glissade, patinage, curling et raquette. Un grand bal est donné à l’hôtel Windsor et on simule même une attaque contre le palais de glace. Beaucoup de touristes des États-Unis viennent prendre part aux festivités.

En 1885, le carnaval s’étend au-delà du centre-ville et des divertissements sont proposés dans d’autres quartiers. Des sculptures de neige et de glace s’élèvent un peu partout en ville : on trouve un lion sur la place d’Armes, une tour inspirée d’une pagode au Champ-de-Mars et un volcan sur l’île Sainte-Hélène.