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La tour d’aiguillage Wellington

07 novembre 2017
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Située dans Griffintown, la tour Wellington est, au milieu du XXe siècle, l’une des plus importantes tours d’aiguillage en Amérique du Nord.

Lieu : 1230, rue Smith

1943 : Mise en service de la tour

Tour d'aiguillage Wellington

Vue aérienne d'une cour d'aiguillage
Archives de la Ville de Montréal. VM97-3-7P05-25.
Au courant des années 1930, la compagnie ferroviaire du Canadien National fait construire la gare Centrale de Montréal et réorganise les voies ferrées dans le secteur de Griffintown. Afin de gérer les nombreux convois ferroviaires qui traverseront le secteur, on construit au début des années 1940 une nouvelle tour d’aiguillage, adjacente à un tout nouveau pont levant reliant les deux rives du canal de Lachine. Le bâtiment, qui se démarque par son style minimaliste, devient dès sa mise en service en 1943 la plus importante tour d’aiguillage à Montréal.

La tour Wellington au cœur de l’activité industrielle

Tour d'aiguillage Wellington

Un homme face à une console d'aiguillage.
Archives de la Ville de Montréal. 03Q_P428S3SS1D10P45.
L’aiguillage permet de rediriger les trains sur différentes voies ferrées. Dans la tour Wellington, plus de 800 manœuvres de la sorte pouvaient être effectuées chaque jour. Dans le bâtiment, on coordonnait des déplacements sur plus de 21 voies ferrées, et on gérait le fonctionnement de deux ponts-levis et d’un pont-tournant. Le secteur, autrefois vibrant d’activité, tombe cependant à l’abandon dans les décennies suivantes. L’ouverture de la Voie maritime du Saint-Laurent en 1959 et le démantèlement des tours de guidage du pont-levis Wellington en 1966 sont des symptômes d’un processus qui s’enclenche à la fin du XXe siècle : le transport ferroviaire est progressivement délaissé au profit du transport aérien, maritime et automobile.

La tour à l’abandon?

Tour d'aiguillage Wellington

La tour d'ailluillage en 2017. Le bâtiment est abandonné.
Photo de Denis-Carl Robidoux. Centre d'histoire de Montréal.
Vers l’an 2000, la tour d’aiguillage est officiellement fermée. L’équipement dont elle était autrefois dotée est acheminé au musée ferroviaire de Saint-Constant. Le bâtiment reste à l’abandon pendant plus d’une décennie. En 2013, toutefois, la Ville de Montréal lance un appel public d’idées pour revitaliser et transformer la tour d’aiguillage. En 2015, on annonce la proposition gagnante : on transformera la tour en incubateur culturel consacré au thème de l’urbanité.

Contribution à la recherche : Société d’histoire de Pointe-Saint-Charles.