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Aldis Bernard, maire de Montréal

09 septembre 2026

Cette page est dédiée aux enseignants et aux élèves inscrits au projet Apprenti citoyen.

Aldis Bernard a été maire de Montréal de 1873 à 1875. Après un séjour aux États-Unis, où il travaille comme dentiste, il revient à Montréal en 1841. Il s’implique d’abord dans son quartier où il est élu comme conseiller. Il préside des comités de la police, de la santé, des finances. Nommé échevin par le conseil municipal en 1868, il est choisi en juin 1873 comme maire de Montréal pour remplacer Francis Cassidy, décédé pendant son mandat. En 1874, il est élu par la population. Aldis Bernard est un maire anglophone : il ne parle pas le français et le comprend à peine. Son sens de la justice touche beaucoup les Montréalaises et les Montréalais.

Améliorer l’hygiène publique

Dès les débuts de son mandat, le maire Aldis Bernard souhaite donner plus de pouvoirs au conseil municipal pour agir sur l’hygiène publique. Le sujet est particulièrement important, car les Montréalais sont menacés par plusieurs épidémies au courant du 19e siècle. Grâce à lui, la Ville peut dorénavant prendre des mesures contre les propriétaires de commerces et d’usines insalubres ou dangereux, forcer les occupants d’un terrain à le tenir propre ou interdire qu’on garde des cochons dans les limites de la ville. Le conseil peut aussi voter des lois en matière de santé.

Le maire des grands parcs

Afin d’offrir aux Montréalaises et aux Montréalais des conditions de vies plus agréables, le maire Aldis Bernard acquiert des terrains pour aménager de grands parcs dans la ville. Les habitants des quartiers plus populeux pourront alors profiter de ces parcs pour se reposer, se divertir, et respirer de l’air frais.

Le parc du Mont-Royal

L’idée de construire un parc sur le mont Royal n’est pas nouvelle et d’autres maires l’avaient eue avant Bernard, mais l’achat du terrain permettra de concrétiser le projet. Plusieurs riches propriétaires qui habitent sur la montagne sont expropriés pour la construction du parc. Les expropriations se terminent en 1875 et coûtent un million de dollars. Le célèbre architecte de Central Park, à New York, Frederick Law Olmsted, reçoit le mandat de dessiner les plans du parc.

Le parc La Fontaine, l’île Sainte-Hélène et le carré Dominion

Île Sainte-Hélène

Carte de l’île Sainte-Hélène, de l’île Ronde et de l’île aux Fraises en 1876.
Archives de Montréal, VM166-D01901-17-5-A-003
En 1873, le gouvernement fédéral permet à la Ville de transformer l’île Sainte-Hélène en parc public à condition de ne pas y vendre d’alcool, d’avoir un service de surveillance et de ne pas construire de bâtiment sur l’île sans la permission du gouvernement. Plusieurs familles viennent alors se baigner sur l’île en empruntant le bateau à vapeur. Le gouvernement cède aussi à la Ville une partie de la ferme Logan pour y construire une école. Une dizaine d’années plus tard, la Ville y installera finalement le parc La Fontaine. Enfin, la Ville transforme un ancien cimetière catholique en plein cœur du centre-ville en jardin public. Il prend le nom de square Dominion (aujourd’hui le square Dorchester et la place du Canada).