L'encyclopédie est le site du MEM - Centre des mémoires montréalaises

Camillien Houde, maire de Montréal

10 septembre 2026

Cette page est dédiée aux enseignants et aux élèves inscrits au projet Apprenti citoyen.

Camillien Houde, Années 1930

Portrait photographique de Camillien Houde
Archives de la ville de Montréal. P146-1-2-D16-P002
Camillien Houde est élu maire à sept reprises (1928-1932, 1934-1936, 1938-1940 et 1944-1954). On le surnomme « Monsieur Montréal » pour cette raison.

Aider les plus démunis

Dans les années 1930, alors qu’il est maire, une grave crise économique secoue Montréal. Beaucoup perdent leur travail et se retrouvent au chômage, sans aucun moyen de subvenir à leurs besoins. À cette époque, les chômeurs ne reçoivent pas d’aide financière et l’assistance sociale n’existe pas. Ils ne peuvent compter que sur les membres de leur famille et sur la charité publique. Camillien Houde est très populaire car il tente d’aider les plus démunis. Il lance de nombreux chantiers pour donner du travail aux chômeurs. Il fait construire des passages sous les voies de chemin de fer et des tunnels pour les piétons. Il crée de nouveaux postes de police et de pompiers ainsi qu’un système central d’alarme pour les incendies et des marchés. Il dote l’ouest de la ville d’un incinérateur. Il développe le réseau des égouts et celui de l’aqueduc. Il fait paver les rues et ajouter des trottoirs. La Ville distribue aussi des « secours directs », une allocation qui permet aux personnes sans travail de se nourrir et de payer le chauffage.

Offrir des loisirs aux montréalais

Travaux de canalisation à Montréal. 26 octobre 1931

Ouvriers qui travaillent à un aqueduc
Archives de la Ville de Montréal, VM117-Y-1P4476
L’ancêtre du Service des loisirs, le Service des récréations publiques de la Ville, contribue aussi à l’effort déployé pour venir en aide aux chômeurs. De 1930 à 1932, la Ville aménage 31 nouvelles patinoires, dont une pour le patin à roulettes au parc La Fontaine. Elle équipe les parcs de chalets, comme celui du parc Morgan, et de toilettes publiques appelées « vespasiennes ». Au parc Laurier, elle fait creuser un étang. Elle inaugure de nouveaux terrains de jeu et modernise les équipements. Des tunnels permettent aux enfants de se rendre dans les parcs sans avoir à traverser des rues passantes et dangereuses. La Ville érige aussi des bains publics et installe des filtres modernes dans ses 15 piscines municipales.

Un chalet et un lac au parc du Mont-Royal

Le parc du Mont-Royal profite aussi des travaux mis en œuvre pour secourir les chômeurs. En 1932, on construit un grand chalet sur le belvédère, qui offre une vue impressionnante sur le centre-ville, le fleuve et les îles. Il accueille un restaurant et des vespasiennes. En 1937 et en 1938, 160 hommes creusent au pic et à la pelle le lac des Castors. Ils trouvent des vestiges de barrages construits par des castors au moins 300 ans plus tôt, ce qui explique le nom qu’on a donné à ce lac.

Un jardin botanique pour Montréal

Jardin botanique, 1930 à 1948

Montage de quatre photos du jardin botanique incluant des parterres de fleurs et le portail d’entrée
BAnQ, Fonds La Presse, P833,S3,D520
Le frère Marie-Victorin, de la congrégation des Frères des écoles chrétiennes, rêve de doter Montréal d’un grand jardin botanique depuis 1920. Camillien Houde, qui a été son élève, s’applique à convaincre les conseillers municipaux du bien-fondé d’un jardin botanique pour Montréal. En 1931, l’administration municipale vote un crédit de 100 000 dollars pour réaliser le projet.