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EnQuête d’histoires : la communauté chinoise de Montréal

Le projet EnQuête d’histoires a lancé de jeunes Montréalais à la découverte de la communauté sino-montréalaise. Il a ainsi permis la sauvegarde de patrimoines et un rapprochement des communautés.

L’idée principale du projet EnQuête d’histoires : la communauté chinoise de Montréal était de lancer de jeunes Montréalais dans une « enQuête » à la découverte de la communauté sino-montréalaise. Le Musée de la personne et le Centre d’histoire de Montréal les ont accompagnés dans cette aventure, leur donnant les outils nécessaires à son succès. À l’enquête historique conventionnelle venait s’ajouter un volet plus personnel, la quête, pour permettre à chaque participant de répondre à ses propres questionnements. 

Qui sont les Sino-Montréalais? Quelles sont leurs histoires individuelles? Comment leur culture traditionnelle s’est-elle mariée à la culture de leur terre d’accueil? Ces questions ont guidé la collecte d’histoires de vie.

Ce projet comportait de multiples facettes.

Les objectifs :

  • Offrir une formation en histoire orale à de jeunes Montréalais qui pourront ensuite agir en tant que personnes-ressources pour la communauté.
  • Utiliser la collecte de témoignages pour documenter l’expérience d’immigration et d’intégration telle que vécue par les Sino-Montréalais.
  • Faire connaître au public l’histoire de la communauté chinoise à Montréal.
  • Participer à la mise en valeur du patrimoine culturel de la communauté sino-montréalaise dans toute sa diversité.
  • Développer un partenariat avec la communauté sino-montréalaise pouvant mener à la réalisation de projets ultérieurs.

Un projet en plusieurs étapes :

  • Formation des « enQuêteurs » : les formations offertes par le Musée de la personne et le Centre d’histoire orale et de récits numérisés de l’Université Concordia ont permis aux enQuêteurs de maîtriser les techniques de l’histoire orale et de réaliser des entrevues de qualité.
  • Collecte d’histoires de vie dans la communauté : une trentaine d’entrevues ont été réalisées avec des Sino-Montréalais de tous les horizons. L’objectif était de présenter une mosaïque d’individus aux parcours variés et représentatifs de la diversité de la communauté.
  • Diffusion des histoires de vie : les histoires de vie collectées ont été diffusées au moyen d’un blogue (il n’est plus en ligne, le contenu est maintenant intégré dans le site Mémoires des Montréalais).

Les résultats du projet :

EnQuête d’histoires : la communauté chinoise de Montréal a été :

  • Une initiative de muséologie participative : Elle a permis à des membres de la communauté chinoise de Montréal de participer activement à la sauvegarde de leurs histoires et de leurs patrimoines.
  • Un effort de rapprochement entre les communautés : En se connaissant mieux et en se faisant connaître auprès des autres Montréalais, la communauté sino-montréalaise construit des ponts et améliore la compréhension mutuelle entre les groupes et les communautés.

Les enQuêteurs du projet :

Priscilla Yichun Chen

Priscilla Yichun Chen

Photo de Priscilla Yichun Chen
Centre d'histoire de Montréal.
Priscilla Yichun (prononcer « Yi-joun ») Chen est née en 1981, dans la ville de Taipei, à Taiwan, où elle a passé son adolescence. À 17 ans, elle est déménagée aux États-Unis pour y faire des études universitaires en journalisme et en sciences politiques; elle était, en 2008, depuis toujours intéressée par la presse écrite. Priscilla consacrait alors son temps libre à la lecture ainsi qu’à la musique et au cinéma indépendants.

Priscilla a participé à ce projet parce qu’elle y voyait une occasion de mieux connaître la communauté chinoise de Montréal. Journaliste dans l’âme, elle estimait que ce projet d’histoire orale lui permettait d’entrer en relation avec les gens de façon plus personnelle, de connaître leurs opinions, leurs impressions et leurs expériences de vie. Elle avait également un vif intérêt pour les histoires de vie individuelles et essayait de comprendre les points communs et les différences qui existaient au sein de la communauté chinoise de Montréal.

Malgré son affection pour la presse écrite, Priscilla travaillait alors pour la radio et espérait se consacrer davantage aux questions d’actualité et de justice sociale. Elle rêvait de devenir avocate dans l’espoir d’aider les gens dans le besoin, en particulier les minorités, les immigrants et les personnes défavorisées.

Daphné Marion-Vinet

Daphné Marion-Vinet

Photo de Daphné Marion-Vinet
Centre d'histoire de Montréal.
Daphné Marion-Vinet est née en 1979 à Montréal. Elle a grandi dans le quartier Mile-End avec ses parents et son frère cadet. Le Mile-End est un quartier multiethnique (Italiens, Grecs, Portugais, Vietnamiens...), et elle a donc côtoyé très tôt le côté multiculturel de Montréal.

Étudiante en journalisme, Daphné faisait également de la recherche pour le Musée de la personne en 2008. Puisque ses études portaient sur l’Asie du Sud-Est et la Chine, elle avait effectué plusieurs séjours en Asie, dont deux en Chine.

Malgré ses nombreux voyages en Asie, elle s’était rendu compte qu’elle connaissait bien peu les membres de la communauté chinoise de Montréal. C’est la raison principale qui la motivait à participer à ce projet.

Jingbo Yu

Jingbo Yu

Photo de Jingbo Yu
Centre d'histoire de Montréal.
Jingbo Yu est né en 1971 à Dalian, une ville importante du nord-est de la Chine. Fils d’ingénieurs d’origine chinoise, il a grandi aux côtés de sa sœur. Après avoir exercé pendant 10 ans dans une banque chinoise, Jingbo, en quête de nouveaux défis, a décidé de venir s’établir à Montréal.

C’est donc en 2004 que Jingbo a emménagé à Montréal où il a d’abord pris des cours de francisation. Fort de ses connaissances linguistiques et professionnelles, Jingbo a obtenu, en 2007, un poste dans une compagnie d’assurance du Grand Montréal.

Motivé pour faire connaître davantage la communauté chinoise de Montréal, Jingbo s’est impliqué activement dans le projet en espérant établir des ponts entre les cultures québécoise et chinoise.

Rita Wai-tak Yu

Rita Wai-tak Yu

Photo de Rita Wai-tak Yu
Centre d'histoire de Montréal.
Rita Wai-tak Yu est née à Hong Kong, en 1982. Elle est arrivée à Montréal à l’âge de 11 ans. Elle se souvient qu’on se moquait de son nom lorsqu’elle était jeune : « Hé Yu, viens ici! Yu! Yu! » En 2008, elle était inscrite au programme de maîtrise en sociologie à l’Université Concordia. Elle s’intéressait à la sociologie, car elle était fascinée par les dynamiques sociales : comment des gens qui ont des origines, des cultures et des niveaux de scolarisation différents peuvent-ils se rassembler et coexister pacifiquement dans la société? C’est une question qu’elle voulait approfondir.

Comme elle adorait partager ses connaissances, elle souhaitait devenir enseignante au cégep. Durant son temps libre, elle s’adonnait à la photographie et à la lecture (tant en anglais qu’en chinois). Elle considérait la famille comme la chose la plus importante dans la vie.

Étant elle-même immigrante, elle voulait savoir comment les Canadiens d’origine chinoise définissaient leur identité, dans le cadre de ce projet. Elle désirait également que les gens connaissent mieux la communauté chinoise d’ici afin que chacun puisse mieux communiquer. De nombreuses personnes ont des idées reçues au sujet des Sino-Montréalais, et Rita souhaitait éliminer les stéréotypes.