Le boulevard Gouin

Le boulevard Gouin longe la rivière des Prairies d’un bout à l’autre de l’île de Montréal, sur près de 50 kilomètres, ce qui en fait la plus longue rue de l’île. C’est aussi la toute première route aménagée dans la partie nord de l’île, où elle a structuré le développement. Depuis son ouverture, le parcours du boulevard Gouin a porté différents noms, dont chemin du Bord-de-l’Eau, chemin de la Côte-du-Sault, chemin des Cageux, chemin de la côte Sainte-Geneviève et chemin principal. Il est souvent décrit au cours du XXe siècle comme l’une des plus belles voies de la ville en raison de son tracé sinueux, de son étroitesse ainsi que des maisons anciennes et des nombreux arbres matures sur ses abords. Le boulevard Gouin porte aujourd’hui les marques de différentes époques. De chemin rural, il est devenu la rue principale de villages, puis une voie panoramique associée à la villégiature et enfin un axe de suburbanisation. Cette route a joué un rôle primordial dans l’histoire et le développement de l’île de Montréal.

La naissance du chemin du Bord-de-l’Eau

Le boulevard Gouin résulte de la réunion de différents tronçons de routes. Dans chacune des paroisses adjacentes à la rivière des Prairies, de petits bouts de chemin s’apparentant à un sentier plutôt qu’à une route relient les maisons de ferme. Ce sont ces sentiers qui serviront de base au traçage du chemin par le grand voyer.

En 1696, une mission des sulpiciens s’installe à Sault-au-Récollet, dans l’enceinte du fort Lorette, près de la rivière des Prairies. Le chemin tracé devant le fort prendra le nom de côte du Sault et traversera bientôt l’ensemble de la paroisse de la Visitation de Sault-au-Récollet, créée en 1736. Après le déplacement de la mission vers la seigneurie des Deux-Montagnes, en 1721, les terres voisines du fort et donnant sur la rivière des Prairies sont concédées. Les habitants défrichent leur terre pour la cultiver et y bâtissent une maison et des dépendances. Les sulpiciens, seigneurs de l’île de Montréal, font construire un moulin sur une digue entre la berge et l’île de la Visitation. Rapidement, la digue accueille trois autres moulins. Un noyau villageois se développe autour de l’enceinte du fort et près du complexe des moulins. Les habitants des campagnes avoisinantes viennent au village de Sault-au-Récollet pour assister à la messe à l’église paroissiale, érigée en 1751, ou pour moudre leur grain au moulin des sulpiciens. Au fil du développement des terres, des maisons de bois apparaissent le long du chemin ancien, le chemin du Bord-de-l’Eau. Il s’agit du premier segment du boulevard Gouin.

Développement d’un chemin rural

Carte ancienne montrant le boulevard Gouin à Rivière-des-Prairies, 1834 Agrandir Carte ancienne montrant le boulevard Gouin à Rivière-des-Prairies, 1834
Source : André Jobin, Carte de l’île de Montréal (détail), BAnQ, G 3452 M65 1834 J63 CAR

À mesure que des familles s’établissent sur de nouvelles terres, de petits chemins voient le jour, certainement d’abord sous la forme de sentiers afin de relier les maisons. Au début du XVIIIe siècle, le grand voyer se rend à la demande des habitants dans les paroisses de Saint-Joseph de la Rivière-des-Prairies, à l’est, et de Sainte-Geneviève, à l’ouest, afin d’y tracer officiellement le chemin royal le long de la rivière des Prairies dans le prolongement du chemin du Bord-de-l’Eau, lequel atteindra ainsi les deux extrémités de l’île. À cette époque, ces paroisses rurales sont partiellement occupées et cultivées.

La paroisse de Saint-Joseph de la Rivière-des-Prairies, constituée en 1687, couvre un secteur qui va de la paroisse de la Visitation de Sault-au-Récollet jusqu’à l’extrémité est de l’île. Lors de sa visite du 3 août 1708, le grand voyer Pierre Robineau de Bécancour fixe la localisation du chemin le long de la rivière. D’une longueur de deux lieues et demie, soit environ 12 kilomètres, la nouvelle route traverse la paroisse de bout en bout. En présence des propriétaires riverains concernés, le grand voyer en marque l’emplacement par des piquets plantés dans le sol ou attachés aux arbres. Il consigne ces renseignements dans un procès-verbal et, à la suite de sa visite, les gens doivent procéder à la construction de la portion du chemin qui passe sur leur terre. Des habitants s’y opposent et ne travaillent pas au chemin comme prévu. Certains vont même jusqu’à le labourer et l’ensemencer.

Vers 1730, ceux qui ont aménagé la route sur leur terre, mécontents qu’elle ne soit pas ouverte en continu, envoient une lettre au grand voyer pour se plaindre de la situation. En 1733, Jean-Eustache Lanoullier de Boisclerc, qui occupe le poste de grand voyer depuis deux ans, vient sur les lieux pour rappeler aux habitants leurs obligations. Il constate que le chemin est en bien mauvais état : « Le dis chemin royal que nous aurions trouvé a beaucoup dendrois impraticable faute par les propriétaires des terres davoir coupé arbres, arraché es osté les souches du dit chemin, qui n’a pas à beaucoup dendrois le passage d’une charrette. Les dis habitants layant labouré es ensemensé ce qui forme des bourbiers ». Il semble que des travaux soient effectués après sa visite. Dès lors, l’accès au territoire de Rivière-des-Prairies est possible par le chemin royal qui fait le tour de l’île de Montréal.

À la côte Sainte-Geneviève, vers 1731, un premier chemin passe sur le devant des terres, au bord de la rivière des Prairies sur une partie de son parcours. On l’appelle chemin de la côte Sainte-Geneviève. Cette année-là, on y retrouve 29 maisons et de nombreux bâtiments de ferme. Plusieurs terres n’ont pas été défrichées et sont inoccupées. À la demande des habitants, le grand voyer vient dans la côte Sainte-Geneviève en 1737 afin de tracer le chemin et de rappeler leur devoir aux propriétaires riverains. La piteuse condition du chemin, observe-t-il, « empêche [les habitants] de valquer libremens a leurs affaires es les prive d’assister à l’office divin et des soins spirituels de leurs pasteurs ».

L’extrémité ouest de l’île, au cap Saint-Jacques, compte deux chemins avant 1750 : l’un traverse la péninsule dans le prolongement du chemin de la côte Sainte-Geneviève, tandis que l’autre bifurque vers la pointe. Celui qui coupe la péninsule prendra le nom de boulevard Gouin. Vers l’ouest, passé le ruisseau de l’Anse-à-l’Orme, il devient le chemin Senneville et suit la rive du lac des Deux-Montagnes, où il est relié au chemin riverain du sud de l’île.

Carte ancienne montrant le chemin de la Côte-Saint-Louis à Saraguay, 1834 Agrandir Carte ancienne montrant le chemin de la Côte-Saint-Louis à Saraguay, 1834
Source : André Jobin, Carte de l’île de Montréal (détail), BAnQ, G 3452 M65 1834 J63 CAR

Il faut attendre le début du XIXe siècle, à Saraguay, pour que le chemin de la rivière des Prairies soit ouvert d’un bout à l’autre de l’île. Contrairement aux chemins qui desservent les terres ayant front sur la rivière, celui de Saraguay ne longe pas la rive mais fait un détour à l’intérieur des terres. Nommé chemin de la côte Saint-Louis ou du Bois-Franc, il est relié au chemin du Bord-de-l’Eau par des montées qui lui sont perpendiculaires. On attribue cette particularité à la qualité du bois en bordure de la rivière des Prairies, que l’on voulait préserver. Les habitants défrichent leur terre à partir du chemin de la côte Saint-Louis vers le nord et laissent le fond de leur terre boisé aux abords de la rivière des Prairies, ce qui explique l’absence de constructions anciennes le long du boulevard Gouin dans ce secteur, de même que la présence du bois de Saraguay. Au début du XIXe siècle, le chemin du Bord-de-l’Eau est finalement prolongé sur ce territoire, réalisant ainsi la continuité de la voie d’un bout à l’autre de l’île de Montréal.

Chemin principal de village

Au XVIIIe siècle, l’ensemble du territoire du nord de l’île de Montréal est occupé à des fins agricoles. Le chemin de terre, en bordure duquel s’élèvent des maisons et bâtiments de ferme, traverse des champs de blé et d’avoine, des prairies et des pâturages. Les habitants des campagnes l’empruntent pour se rendre à l’église paroissiale de Sainte-Geneviève, de la Visitation de Sault-au-Récollet ou de Saint-Joseph de la Rivière-des-Prairies, ou encore pour aller moudre leur grain au moulin du Gros-Sault, situé à l’île Perry, aux moulins du Sault, dans le village de Sault-au-Récollet, ou à celui de Rivière-des-Prairies. On l’utilise aussi pour rejoindre l’un des petits chemins de traverse menant à un bac qui aboutit à l’un des villages de la rive opposée.

Rue principale du village à Bordeaux, s.d. Agrandir Rue principale du village à Bordeaux, s.d.
Source : P.F. Pinsonneault, Collection de cartes postales, BAnQ, 0002630041

Autour des églises paroissiales, puis au carrefour du chemin riverain et des ponts érigés pour remplacer les traverses, des noyaux villageois prennent forme : outre Sault-au-Récollet, Sainte-Geneviève et Rivière-des-Prairies, on voit naître les villages Ahuntsic, Bordeaux, Cartierville, puis Montréal-Nord. Le futur boulevard Gouin constitue le centre d’activité de tous les villages qu’il traverse. Au tout début du XXe siècle, au cœur du village de Cartierville, le chemin principal est bordé du magasin général, de l’hôtel Plaisance, qui domine la rue de sa tourelle surmontant les trois étages, et de nombreuses maisons villageoises en clin de bois ou en pierre serrées les unes contre les autres. De chaque côté, des trottoirs de bois passent entre les poteaux d’électricité et les maisons. Dans tous les villages, le chemin riverain est un lieu de commerce et de rassemblement.

Tramway et villégiature

Tout comme dans le cas de la rue Notre-Dame et des chemins de Lachine et du lac Saint-Louis, les abords du boulevard Gouin deviennent un lieu de villégiature prisé dès la fin du XIXe siècle en raison de la présence d’un cours d’eau, de l’attrait des paysages bucoliques et pittoresques et de la pureté associée à la campagne. De riches familles montréalaises acquièrent une partie des terres agricoles en bordure du chemin pour s’y faire construire des villas d’été, d’abord à Sault-au-Récollet, puis à Ahuntsic, Cartierville, Bordeaux et Saraguay.

C’est l’arrivée du tramway dans le nord de l’île de Montréal qui rendra le secteur accessible à l’ensemble de la population montréalaise. En 1896, la Montreal Park & Island Railway inaugure sa ligne de tramway entre le centre-ville et la rivière des Prairies, sur l’emprise de ce qui deviendra la rue Millen et le boulevard Henri-Bourassa. La gare d’Ahuntsic servait de point de correspondance pour aller vers l’ouest ou vers l’est. En raison de la proximité du trajet avec le chemin riverain, quantité de villégiateurs et de promeneurs viennent faire le plein de paysages champêtres et d’air pur. À Cartierville, dès 1923, le parc d’amusement Belmont attire aussi les foules. On y va en tramway ou même en train, par la ligne Montréal—Saint-Jérôme, inaugurée en 1879. Dans ce secteur, le tramway est associé à la phase initiale de suburbanisation.

À partir des années 1920, l’automobile facilite grandement les liaisons avec le nord de l’île : les villégiateurs ne dépendent plus du tramway et peuvent se rendre plus loin, notamment à Sainte-Geneviève, pour profiter des plages. Là également, des maisons cossues sont érigées en bordure du chemin riverain parmi les maisons villageoises. Les automobiles remplacent peu à peu les voitures à chevaux sur les routes. Le chemin, progressivement recouvert de macadam, n’est toutefois pas carrossable l’hiver.

Suburbanisation

Le chemin de la rivière des Prairies prend graduellement le nom de boulevard Gouin, au fil de l’annexion des municipalités à la Ville de Montréal. Ahuntsic et Bordeaux, annexés en 1910, adoptent le toponyme la même année; Cartierville et Sault-au-Récollet, annexés en 1916, font de même en 1922. À Saraguay, Sainte-Geneviève et Rivière-des-Prairies, le nom sera approuvé plus tardivement. Il honore la mémoire de Sir Lomer Gouin (1861-1929), premier ministre du Québec de 1905 à 1920. En 1904, le cœur du village de Sainte-Geneviève se détache du reste du territoire de la paroisse, qui devient la municipalité de Pierrefonds.

Entre 1907 et 1911, dans la nouvelle municipalité de Pierrefonds, le boulevard Lalande est ouvert pour adoucir la courbe prononcée du chemin ancien. Puis, en 1976, on rebaptise cette nouvelle section « boulevard Gouin », étant donné qu’elle rectifie son tracé, tandis que celui de l’ancien chemin est renommé boulevard Lalande.

Au début des années 1920, le boulevard Gouin est intégré à la route provinciale 37, qui fait le tour de l’île en suivant le tracé des anciens chemins riverains. Ce nouveau statut va de pair avec un meilleur entretien de la voie, qui est pavée au cours des années 1920 sur l’ensemble de son parcours. De plus, après la Seconde Guerre mondiale, une deuxième suburbanisation transforme le secteur d’Ahuntsic-Cartierville. En raison d’une intensification du transport routier, le boulevard Gouin est élargi à 66 pieds en 1950 sur le territoire de la ville de Montréal. C’est plus du double de sa largeur originale au tout début du XVIIIe siècle, soit 24 pieds. En 1959, l’administration municipale montréalaise décide d’utiliser le tracé de la ligne de tramway pour la construction du nouveau boulevard Henri-Bourassa. En le prévoyant beaucoup plus large, elle souhaite détourner la circulation du boulevard Gouin pour préserver son caractère de promenade qui faisait déjà la fierté des Montréalais. C’est vraisemblablement au tournant des années 1960 que le boulevard Gouin cesse d’être une route provinciale et redevient à la charge des municipalités.

Le boulevard Gouin inondé à Rivière-des-Prairies, 1936 Agrandir Le boulevard Gouin inondé à Rivière-des-Prairies, 1936
Source : Collection Magella Bureau, BAnQ, P547, S1, SS1, D002, P1656

Ailleurs, le cadre rural du nord de l’île s’estompe : on assiste à l’ouverture de rues perpendiculaires au boulevard Gouin, de même qu’au lotissement des terres agricoles et à la construction de maisons. L’urbanisation du territoire se fait d’abord depuis le centre de l’île, à Sault-au-Récollet, et gagne plus tardivement les extrémités est et ouest de l’île, où les terres demeurent cultivées jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle. Éloignées du centre urbain, Rivière-des-Prairies et Sainte-Geneviève conservent plus longtemps leur quiétude de petit village de campagne. Dans sa partie est, le boulevard Gouin se trouve très près de la rivière et est inondé périodiquement au printemps, ce qui retarde probablement le développement du secteur. En 1963, l’annexion de Rivière-des-Prairies à la Ville de Montréal accélère son urbanisation. Dans les années 1970 et 1980, les abords de la voie changent grandement avec l’aménagement de nouvelles rues perpendiculaires, le lotissement des terres, la démolition de plusieurs maisons anciennes et la construction de bungalows. Même dans le secteur de Pierrefonds, où une vingtaine de fermes sont encore exploitées en 1983, des projets résidentiels se matérialisent sur des terres jusqu’alors agricoles. D’anciennes maisons de ferme sont peu à peu démolies pour faire place à de nouvelles maisons.

Dans les années 1980, on effectue plusieurs réaménagements sur le boulevard Gouin dans le secteur de Sault-au-Récollet afin de maintenir son caractère de promenade. Une piste cyclable est aménagée du côté nord de la voie, entre les parcs Nicolas-Viel et Louis-Hébert. Par la suite, elle est prolongée sur la chaussée du boulevard Gouin jusqu’à l’extrémité est de l’île ainsi que vers l’ouest.

Le boulevard Gouin, un des plus anciens chemins de l’île de Montréal, conserve encore aujourd’hui des allures villageoises et rurales sur une grande partie de son parcours. Sinueux, étroit et bordé d’arbres matures, il offre des vues intéressantes sur la rivière des Prairies et sur d’anciennes maisons de ferme et villas d’été. À quelques exceptions près, son tracé d’origine n’a pas changé. Le boulevard Gouin a été l’axe de développement de toute la partie nord de l’île de Montréal. Le long de ce chemin, on peut encore déceler, plus ou moins clairement selon les secteurs, d’anciens noyaux villageois : Sainte-Geneviève, Bordeaux, Cartierville, Ahuntsic, Sault-au-Récollet, Montréal-Nord et Rivière-des-Prairies. Décrit comme une voie panoramique, le boulevard Gouin accueille toujours les promeneurs qui, à pied ou à vélo, viennent goûter sa richesse patrimoniale.

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Pour en savoir plus

Ouvrage généraux

BENOÎT, Michèle et Roger GRATTON. Le chemin du Bord-de-l’Eau. Le patrimoine de Montréal. Quartiers Ahuntsic et Saraguay. Montréal, Guérin, 1991, 24 p., collection Pignon sur rue.

LINTEAU, Paul-André. Histoire de Montréal depuis la Confédération. Montréal, Les Éditions du Boréal, 1992, 613 p.

LINTEAU, Paul-André, Jean-Claude ROBERT et René DUROCHER. Histoire du Québec contemporain, tome 1 : de la Confédération à la crise (1867-1930). Montréal, Boréal Express, 1989, 758 p.

LINTEAU, Paul-André, Jean-Claude ROBERT, René DUROCHER et François RICARD. Histoire du Québec contemporain, tome 2 : Le Québec depuis 1930. Montréal, Boréal Express, 1989, 834 p.

ROBERT, Jean-Claude. Atlas historique de Montréal. Montréal, Art Global/Libre Expression, 1994, 167 p.

TREMBLAY, Bernard. Le statut des chemins au Québec : historique et législation. Québec, Les publications du Québec, 1995, 207 p.

Documents électroniques et sites Web

SERVICE DE LA MISE EN VALEUR DU TERRITOIRE ET DU PATRIMOINE, BUREAU DU PATRIMOINE, DE LA TOPONYMIE ET DE L’EXPERTISE. Évaluation du patrimoine urbain. Arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville. Montréal, Ville de Montréal, 2005, 59 p. [En ligne].

SERVICE DE LA MISE EN VALEUR DU TERRITOIRE ET DU PATRIMOINE, BUREAU DU PATRIMOINE, DE LA TOPONYMIE ET DE L’EXPERTISE. Évaluation du patrimoine urbain. Arrondissement de L’Île-Bizard—Sainte-Geneviève—Sainte-Anne-de-Bellevue. Montréal, Ville de Montréal, 2005, 55 p. [En ligne].

SERVICE DE LA MISE EN VALEUR DU TERRITOIRE ET DU PATRIMOINE, BUREAU DU PATRIMOINE, DE LA TOPONYMIE ET DE L’EXPERTISE. Évaluation du patrimoine urbain. Arrondissement de Montréal-Nord. Montréal, Ville de Montréal, 2005, 41 p. [En ligne].

SERVICE DE LA MISE EN VALEUR DU TERRITOIRE ET DU PATRIMOINE, BUREAU DU PATRIMOINE, DE LA TOPONYMIE ET DE L’EXPERTISE. Évaluation du patrimoine urbain. Arrondissement de Pierrefonds-Senneville. Montréal, Ville de Montréal, 2005, 55 p. [En ligne].

SERVICE DE LA MISE EN VALEUR DU TERRITOIRE ET DU PATRIMOINE, BUREAU DU PATRIMOINE, DE LA TOPONYMIE ET DE L’EXPERTISE. Évaluation du patrimoine urbain. Arrondissement de Rivière-des-Prairies—Pointe-aux-Trembles—Montréal-Est. Montréal, Ville de Montréal, 59 p. [En ligne].

SERVICE DE LA MISE EN VALEUR DU TERRITOIRE ET DU PATRIMOINE, BUREAU DU PATRIMOINE, DE LA TOPONYMIE ET DE L’EXPERTISE. Grand répertoire du patrimoine bâti de Montréal [En ligne].