Carmine Somma

« Mais, Monsieur, je n’ai pas de trésor! »

Voilà la réponse que j’obtiens à chaque année de la plupart de mes élèves à l’annonce du projet : Vous faites partie de l’histoire. Et à chaque année, avec un peu d’encouragement, ils dénichent leur trésor qu’ils avaient oublié mais qui leur est si précieux. Que ce soit l’assiette dans laquelle leur grand-mère leur servait des mets délicieux, que ce soit la bague de mariage de leur arrière-grand-père, ils trouvent tous quelques choses. Et, c’est probablement cette recherche du trésor qui est le plus enrichissant pour eux, puisque c’est à travers cette recherche qu’ils en apprennent plus sur leur famille et les histoires reliées à l’objet.

Depuis déjà cinq ans, grâce à ce projet, j’ai vu des jeunes fiers de présenter une partie de qui ils sont et de contribuer à leur façon à l’histoire de Montréal. J’ai vu des jeunes réaliser l’importance de leur patrimoine familiale et de l’apport des immigrants à l’histoire de leur ville d’adoption.