Fanny Blanche | Un mortier traditionnel

Élève

Témoignage

Bonjour. Je m’appelle Fanny Blanche Maffo, j’ai 16 ans, je viens du Cameroun. Je suis arrivée à Montréal le 21 décembre 2019 avec ma mère, mes frères et sœurs. Nous avons été accueillis à l’aéroport par notre père et ses amis. Je suis présentement à l’école Lucien-Pagé en classe d’accueil.

Aujourd’hui, je vais vous présenter le trésor de ma famille qui est très important pour moi. C’est un mortier traditionnel du Cameroun. On le fabrique sous plusieurs formes et avec différents matériaux, comme le bois, le métal et le cuivre. Le mien est fait en bois. On le trouve généralement ainsi dans les pays d’Afrique. Il est plus utilisé dans mon village natal car, au Cameroun, nous avons plusieurs tribus et je suis de la tribu bamiléké. Mon trésor de famille est utilisé pour piler notre tubercule traditionnel appelé le taro. Pour le cuisiner, il faut faire cuire les tubercules de macabo ou de taro pendant 30 minutes, les enlever de la marmite quand ils sont encore chauds, ensuite les piler dans un mortier jusqu’à ce qu’ils deviennent de la pâte. Pour les servir, on les accompagne d’une sauce jaune et de pistaches.

Je vais maintenant vous faire part de l’histoire de ce trésor et vous dire pourquoi j’en parle aujourd’hui. Au Cameroun, on utilise ce mortier le plus souvent lors des cérémonies de mariage traditionnel. Quand une personne se marie, sa mère lui offre un mortier qui symbolise l’amour, la prospérité et le bonheur dans son foyer. Le mien a été offert à ma mère le jour de son mariage.

J’ai choisi ce mortier comme trésor de famille parce qu’il me rappelle beaucoup de moments passés avec mes grands-parents et aussi le bonheur qu’une jeune mariée peut ressentir quand sa mère lui offre un mortier comme cadeau de mariage. J’espère que cette tradition va se perpétuer dans notre famille au Canada.