Nombre de kilomètres de voie pour 1 000 habitants

Description

Une voie est définie comme une subdivision longitudinale de la chaussée permettant la circulation ou le stationnement de véhicules et est représentée par une largeur standard de 3,65 m. La méthodologie de classification des voies est présentée dans le règlement 239/02 de l’Ontario relatif aux normes d’entretien minimales des routes municipales. Elle est établie en fonction de deux facteurs : le débit journalier moyen annuel et la vitesse maximale autorisée.

La population de la Ville de Montréal utilisée pour le calcul de l’indicateur correspond à la valeur estimée par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) au 1er juillet de l’année de référence.

Particularités de la Ville de Montréal

Contrairement aux villes sélectionnées du REMC, Montréal n’a pas la responsabilité des voies de classe 1 (référence : O. Reg. 239/02: Minimum Maintenance Standards For Municipal Highways). Au Québec, la responsabilité de ces voies est provinciale alors qu’elle est partagée entre le municipal et le provincial dans les autres provinces canadiennes.

Formule

Variables

Calcul

A / ( B / 1000 )

Représentation graphique de l'indicateur

Tableau des données de la Ville

2014201520162017
Nombre de kilomètres de voie11 56011 52011 32911 436
Population de la Ville de Montréal1 731 2451 753 0341 765 6161 777 058
Nombre de kilomètres de voie pour 1 000 habitants6,686,576,426,44
Écart avec l'année précédente--1,6%-2,3%0,3%
Évolution-3,6%

Analyse

En 2017, la Ville de Montréal dispose de 6,44 km de voie pour 1 000 habitants, ce qui représente une légère augmentation par rapport à l’année précédente.

La diminution de 3,6 % de l’indicateur entre 2014 et 2017 reflète essentiellement la croissance de la population municipale.

Représentation graphique de l'indicateur - Montréal versus les autres villes sélectionnées du REMC

Analyse Montréal versus les autres villes sélectionnées du REMC

Avec 6,44 km de voie pour 1 000 habitants en 2017, la Ville de Montréal se situe sous la médiane des villes comparables qui s’établit à 8,63 km de voie pour 1 000 habitants. Seule la Ville de Toronto affiche un ratio inférieur à celui de la Ville de Montréal. Ces résultats s’expliquent principalement par la superficie et par la densité de population respectives de ces deux villes. En effet, Montréal est la ville dont la superficie est la plus faible (365,70 km2 contre 634,06 km2 et 848,00 km2 respectivement pour Toronto et Calgary). À l’inverse, elle se caractérise par la plus forte densité de population (4 828 habitants au km2 contre 4 536 et 1 456 habitants au km2 respectivement pour Toronto et Calgary). Par conséquent, Montréal a besoin d’un nombre moindre de voies pour desservir l’intégralité de son territoire ainsi que l’ensemble de ses citoyens.

En outre, il convient de souligner que le réseau autoroutier montréalais ainsi que les voies de classe 1 ne sont pas sous responsabilité municipale au Québec. Conformément à la définition, ils n’ont donc pas été considérés dans le périmètre de l’indicateur. Pour sa part, à l’instar d’autres municipalités, la Ville de Toronto recense dans son réseau municipal plusieurs centaines de kilomètres de voie de classe 1, dont la Gardiner Expressway, autoroute reliant le centre-ville à la banlieue ouest de la ville. Cet élément n’est pas sans incidence sur les résultats respectifs des villes comparables.

Facteurs d'influence

Facteurs d’influence recensés par le REMC :

— Structure gouvernementale : les réseaux peuvent varier selon la taille de la municipalité et le type de gouvernance appliqué.
— Normes d’entretien : l’existence de différentes normes, adoptées par les conseils municipaux respectifs, peut avoir un impact sur les coûts et sur la qualité des routes.
— Trafic et modèle urbain : le trafic peut accélérer la dégradation des routes et accroître la fréquence ainsi que le coût d’entretien de ces dernières. La congestion, l’étroitesse des rues, la présence de feux de circulation additionnels et l’entretien effectué à des heures non conventionnelles peuvent également engendrer une augmentation des coûts.

Facteurs d’influence recensés par la Ville de Montréal :

— Superficie de la municipalité.
— Densité de population.
— Densité du parc immobilier.

Provenance

REMC

Variables