Nombre de véhicules-kilomètres par kilomètre de voie

Description

Cet indicateur recense le nombre de véhicules-kilomètres par kilomètre de voie de classes 1 à 3. Le véhicule-kilomètre est une unité de mesure permettant d’évaluer le niveau de circulation routière et correspond à la somme annuelle connue ou estimée de la circulation quotidienne sur un tronçon de route.

Une voie est pour sa part définie comme une subdivision longitudinale de la chaussée permettant la circulation ou le stationnement de véhicules et est représentée par une largeur standard de 3,65 m. La méthodologie de classification des voies est présentée dans le règlement 239/02 de l’Ontario relatif aux normes d’entretien minimales des routes municipales. Elle est établie en fonction de deux facteurs : le débit journalier moyen annuel et la vitesse maximale autorisée.

Particularités de la Ville de Montréal

Contrairement aux villes sélectionnées du REMC, Montréal n’a pas la responsabilité des voies de classe 1 (référence : O. Reg. 239/02: Minimum Maintenance Standards For Municipal Highways). Au Québec, la responsabilité de ces voies est provinciale alors qu’elle est partagée entre le municipal et le provincial dans les autres provinces canadiennes.

Représentation graphique de l'indicateur

Tableau des données de la Ville

20142015201620172018
Nombre de véhicules-kilomètres relatifs aux voies de classes 1 à 33 960 515 9743 799 861 9503 799 861 9503 799 861 9503 799 861 950
Nombre de kilomètres de voie de classe 100000
Nombre de kilomètres de voie de classe 21 9671 7451 7451 7451 745
Nombre de kilomètres de voie de classe 3699920920920920
Nombre de véhicules-kilomètres par kilomètre de voie1 485 3581 425 7831 425 7831 425 7831 425 786
Écart avec l'année précédente--4,0%0,0%0,0%0,0%
Évolution-4,0%

Analyse

Le nombre de véhicules-kilomètres par kilomètre de voie de classes 1 à 3 s’établissait à 1 425 783 en 2015. Il diminue à un rythme annuel compris entre 1,1 % et 4,0 % depuis 2012. Toutefois, depuis 2016, aucune donnée n’a été fournie en raison de la faible représentativité des données disponibles. Récemment, la Ville a procédé à une campagne de cueillette de débit. Elle a l’intention d’implanter à court terme une base de données permettant de produire un indicateur plus représentatif des conditions réelles.

Représentation graphique de l'indicateur - Montréal versus les autres villes sélectionnées du REMC

Analyse Montréal versus les autres villes sélectionnées du REMC

Comme pour les années précédentes, Montréal se situe sous la médiane des villes comparables. Outre la méthodologie de calcul, l’écart avec Toronto pourrait notamment s’expliquer par le fait que Montréal n’est pas responsable de l’entretien et de la gestion des autoroutes ou des routes de classe 1 pour lesquelles le nombre de véhicules-kilomètres est très élevé. En effet, comme mentionné précédemment, ces routes sont sous la responsabilité du gouvernement provincial du Québec. Pour sa part, la Ville de Toronto compte dans son réseau municipal plusieurs centaines de kilomètres de voie de classe 1, dont la Gardiner Expressway, autoroute reliant le centre-ville à la banlieue ouest de la ville.

Facteurs d'influence

Facteurs d’influence recensés par le REMC :

— Structure gouvernementale : les réseaux peuvent varier selon la taille de la municipalité et le type de gouvernance appliqué.
— Normes d’entretien : l’existence de différentes normes, adoptées par les conseils municipaux respectifs, peut avoir un impact sur les coûts et sur la qualité des routes.
— Trafic et modèle urbain : le trafic peut accélérer la dégradation des routes et accroître la fréquence et le coût d’entretien de ces dernières. La congestion, l’étroitesse des rues, la présence de feux de circulation additionnels et l’entretien effectué à des heures non conventionnelles peuvent également engendrer un accroissement des coûts.

Facteurs d’influence recensés par la Ville de Montréal :

— Superficie de la municipalité.
— Densité de population.
— Densité du parc immobilier.

Provenance

REMC

Variables