Pourcentage de kilomètres de voie pavée en bon ou très bon état

Description

Cet indicateur mesure le pourcentage de kilomètres de voie pavée dont l’état est coté « bon » à « très bon » ou dont les besoins de réfection ne sont pas estimés nécessaires avant cinq ans.

Une voie est pour sa part définie comme une subdivision longitudinale de la chaussée permettant la circulation ou le stationnement de véhicules et est représentée par une largeur standard de 3,65 mètres. La méthodologie de classification des voies est présentée dans le règlement 239/02 de l’Ontario relatif aux normes d’entretien minimales des routes municipales. Elle est établie en fonction de deux facteurs : le débit journalier moyen annuel et la vitesse maximale autorisée. Elle est pavée quand sa surface est revêtue d’enrobé bitumineux ou de béton de ciment.

Particularités de la Ville de Montréal

Le réseau routier de la Ville de Montréal se caractérise par une grande diversité d’utilisation. Le volume et l’intensité de la circulation sont en effet très variables selon les voies considérées. Les artères principales sont pour leur part fortement sollicitées, ce qui se traduit par un besoin d’entretien et de maintien accru.

En outre, Montréal est peut-être davantage touchée que d’autres municipalités par des facteurs climatiques susceptibles d’accélérer la dégradation des infrastructures routières (épisodes de gel et de dégel notamment). Également, une grande proportion des rues ont comme fondation une dalle de béton construite dans les années 1960 et qui ont atteint, dans plusieurs cas, leur durée de vie utile. Ainsi, le taux de dégradation du revêtement de surface s’accélère avec le temps.

Représentation graphique de l'indicateur

Tableau des données de la Ville

20142015201620172018
Nombre de kilomètres de voie pavée en bon ou très bon état4 4113 3173 3413 3924 515
Nombre de kilomètres de voie pavée11 56011 52011 32911 43611 436
Pourcentage de kilomètres de voie pavée en bon ou très bon état38,1628,7929,4929,6639,48
Écart avec l'année précédente--24,6%2,4%0,6%33,1%
Évolution3,5%

Analyse

Les chaussées du réseau artériel ont fait l’objet d’une auscultation de la condition de la surface en 2018. Les résultats de cette campagne montrent une amélioration significative des chaussées du réseau artériel depuis la dernière auscultation réalisée en 2015.

Alors que le bilan de la condition du réseau routier en 2015 affichait une proportion de 45 % de chaussées en mauvaise et en très mauvaise condition, le bilan reconstitué de 2018 (réseau artériel et rues locales) montre une proportion de 39 % de chaussées en mauvaise et en très mauvaise condition. En ce qui a trait à la proportion du réseau en très bonne condition, elle est passée de 15 % à 24 % entre 2015 et 2018 démontrant ainsi l’impact des efforts consentis au cours des dernières années dans l’amélioration de la condition du réseau routier.

Représentation graphique de l'indicateur - Montréal versus les autres villes sélectionnées du REMC

Analyse Montréal versus les autres villes sélectionnées du REMC

Montréal présente un résultat inférieur à la médiane des villes sélectionnées.

Le résultat de Montréal est principalement le reflet du déficit d’entretien des infrastructures routières qui a perduré durant des années. L’écart devrait vraisemblablement se résorber dans le futur.

Il convient également de souligner que la Ville de Montréal pourrait être plus exposée que d’autres villes à des facteurs climatiques susceptibles d’accélérer la dégradation de la chaussée. En effet, les épisodes de gel et de dégel observés principalement au printemps favorisent entre autres l’apparition de nids-de-poule dont le colmatage entraîne des coûts récurrents importants.

Facteurs d'influence

Facteurs d’influence recensés par le REMC :

— Conditions économiques : la croissance des coûts de l’asphalte, du béton et des services contractuels peut contribuer à réduire l’entretien pour un budget donné.
— Normes d’entretien : l’existence de différentes normes, adoptées par les conseils municipaux respectifs, peut avoir un impact sur les coûts et sur la qualité des routes.
— Trafic et modèle urbain : le trafic peut accélérer la dégradation des routes et accroître la fréquence ainsi que le coût d’entretien de ces dernières. La congestion, l’étroitesse des rues, la présence de feux de circulation additionnels et l’entretien effectué à des heures non conventionnelles peuvent également engendrer un accroissement des coûts.
— Conditions climatiques : la fréquence et la sévérité de certaines conditions climatiques ont une incidence sur les coûts d’exploitation et d’entretien, de même que les seuils de réponse et les normes de service adoptés par chaque municipalité.

Provenance

REMC

Variables