Masse salariale du service des incendies par habitant

Description

Cet indicateur considère la masse salariale des activités suivantes : lutte contre les incendies, prévention et éducation en matière de sécurité-incendie, inspections et interventions d’urgence.

La population est celle de l’agglomération de Montréal. Elle correspond à la population estimée par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) au 1er juillet de chacune des années de référence.

Particularités de la Ville de Montréal

L’agglomération de Montréal se distingue par la densité de la population et du développement, en particulier dans les quartiers centraux de la Ville. Le niveau de risque d’incendie et d’autres types d’urgences dans ces quartiers étant très élevé, la Ville doit se doter de programmes de prévention et de mécanismes d’intervention renforcés.

La complexité de l’infrastructure crée des défis supplémentaires, tels que la protection du réseau piétonnier souterrain de 32 kilomètres. La présence des industries et des raffineries ainsi que le transport des matières dangereuses par plusieurs modes (routier, ferroviaire, par oléoduc, maritime, etc.) sur son territoire sont également des sources de préoccupation élevée.

En plus du rôle de protection contre les incendies et autres risques, le Service de sécurité incendie de la Ville de Montréal (SIM) assume le rôle de premier répondant et ce, à la grandeur du territoire de l’agglomération. Les interventions à titre de premier répondant constituent approximativement 65 % des interventions totales du SIM.

Représentation graphique de l'indicateur

Tableau des données de la Ville

20132014201520162017
Masse salariale du service des incendies307 438 643314 658 754318 554 642326 152 611356 908 838
Population de l’agglomération de Montréal1 937 9991 974 4081 997 7062 011 7782 025 127
Masse salariale du service des incendies par habitant158,64159,37159,46162,12176,24
Écart avec l'année précédente-0,5%0,1%1,7%8,7%
Évolution11,1%

Analyse

Rapportée au nombre d’habitants, la masse salariale du Service de sécurité incendie de la Ville de Montréal (SIM) a augmenté en 2017. Il s’agit d’un changement par rapport aux augmentations beaucoup plus modestes des années précédentes. L’augmentation est attribuable aux ajustements des salaires et des avantages sociaux, mais aussi aux dépenses importantes pour les heures supplémentaires qu’ont nécessitées les inondations du printemps.

Il faut noter que la masse salariale pour les employés d’intervention d’urgence est de loin la composante la plus importante du budget du SIM. Afin de limiter les impacts sur le service offert aux citoyens, les mesures d’optimisation de la masse salariale ont essentiellement porté sur les fonctions administratives ou d’encadrement.

Représentation graphique de l'indicateur - Montréal versus les autres villes sélectionnées du REMC

Analyse Montréal versus les autres villes sélectionnées du REMC

La masse salariale du service des incendies par habitant de Montréal est au-dessus de la médiane des villes sélectionnées. Cette mesure est influencée directement par le nombre d’employés total du service des incendies ainsi que par la population, par les niveaux de coûts des salaires et des avantages sociaux et par les dépenses exceptionnelles liées aux inondations mentionnées ci-dessus.

Le résultat de l’indicateur est à rapprocher du nombre d’employés affectés aux opérations de lutte contre les incendies pour 1 000 habitants. Ainsi, si Toronto se caractérise par un des ratios les plus faibles de masse salariale du service des incendies par habitant, c’est aussi la ville qui dispose du nombre le plus bas d’employés affectés aux opérations de lutte contre les incendies pour 1 000 habitants. Montréal, quant à elle, se situe au premier rang dans cette mesure.

Facteurs d'influence

Facteurs d’influence recensés par le REMC :

— Niveau de services déterminé par le conseil municipal.
— Gravité ou nature du risque : le type de bâtiment et d’occupation du territoire a un impact sur la nature et la gravité des risques encourus par la municipalité (ex. : nombre d’appartements par rapport aux propriétés unifamiliales, le nombre d’hôpitaux, le type de commerces, etc.). La gravité ou la nature du risque a un impact sur le nombre et la typologie des véhicules d’urgence, de même que sur les stratégies de déploiement adoptées.
— Niveau de rémunération du personnel et caducité des conventions collectives (échelle salariale gelée en attendant l’issue des négociations ou de la procédure d’arbitrage).
— Densité de la population et degré d’urbanisation : les municipalités qui se caractérisent par une densité de population importante sont plus susceptibles d’afficher des coûts élevés.

Facteur recensé par la Ville de Montréal :

— Nombre de pompiers assignés par type de véhicules d’intervention.

Provenance

REMC

Variables