Coûts d’exploitation par tonne de matières résiduelles — Toutes les catégories de propriétés

Description

Cet indicateur considère les coûts liés aux activités de collecte des ordures ménagères, de traitement et de récupération des matières résiduelles.

Les coûts d’exploitation intègrent de surcroît les coûts du soutien aux activités de l’indicateur. Ces derniers sont une allocation de dépenses institutionnelles indirectes incluant la gestion budgétaire, la comptabilité, la gestion des ressources humaines, les achats, la gestion des stocks, l’informatique, les services juridiques, etc. Les sommes relatives aux rentes et aux annuités de même qu’au déficit actuariel étaient auparavant incluses dans les coûts de soutien aux activités. Des redressements ont été apportés aux résultats de l'année 2017 et des années suivantes pour inclure ces sommes aux coûts directs des activités, ce qui est conforme aux définitions fournies par le REMC. Contrairement au coût total, les coûts d’exploitation n’incluent pas l’amortissement.

L’indicateur est calculé en fonction de la quantité de matières résiduelles éliminées et détournées de l’élimination.

Particularités de la Ville de Montréal

Cet indicateur recense les coûts d’exploitation de toutes les activités de collecte, de transport et de traitement des matières résiduelles et d’exploitation des écocentres ainsi que les quantités de matières résiduelles générées sur le territoire de la Ville de Montréal.

Il est impossible pour la Ville de Montréal de distinguer les quantités de matières résiduelles provenant du secteur résidentiel de celles qui proviennent des industries, des commerces et des institutions (ICI) desservis par les services municipaux. Ainsi, les tonnages de matières résiduelles provenant des ICI sont assimilables en nature au secteur résidentiel et sont inclus dans le calcul de l’indicateur.

Les compétences en matière de gestion (la collecte, le transport et le traitement) des matières résiduelles sont réparties entre les différents paliers de gouvernance municipale. Les 16 villes liées, dont la Ville de Montréal, sont responsables de la collecte et du transport des matières résiduelles vers des sites de récupération ou d’élimination. Depuis le 1er janvier 2015, les compétences quant à l’enlèvement, au transport et au dépôt des matières résiduelles résidentielles provenant des arrondissements relèvent du conseil municipal de la Ville de Montréal. Ce regroupement de compétences (planification intégrée des opérations d’enlèvement, de transport et de dépôt des matières résiduelles, coordination de la gestion des appels d’offres et de l’octroi des contrats et adoption de la réglementation) a été rendu possible grâce à la réforme du financement des arrondissements et à l’optimisation de la gestion des services municipaux. L’agglomération est responsable de la valorisation et de l’élimination des matières résiduelles.

La collecte des résidus alimentaires ou mélangés a été implantée graduellement à Montréal sur une période de quatre ans (2015-2019) afin que tous les immeubles de huit logements et moins ainsi que certains immeubles de neuf logements et plus soient desservis lors de la mise en exploitation des centres de traitement des matières organiques (prévue en 2021 pour le centre de compostage et en 2022 pour le centre de biométhanisation).

Représentation graphique de l'indicateur

Note : Les données des exercices antérieurs ont été redressées afin d’assurer la comparabilité de l’information.

Tableau des données de la Ville

2016201720182019
Coûts d’exploitation relatifs à la collecte des ordures ménagères en bordure de rue63 602 26962 862 01161 319 40059 291 533
Coûts d’exploitation relatifs au traitement des matières résiduelles34 561 42433 826 84932 752 59231 685 764
Coûts d’exploitation relatifs à la valorisation des matières résiduelles64 632 15761 077 19976 431 84285 350 972
Tonnes de matières résiduelles résidentielles générées725 221728 272728 675718 483
Coûts d’exploitation par tonne de matières résiduelles — Toutes les catégories de propriétés224,48216,63233,99245,42
Écart avec l'année précédente--3,5%8,0%4,9%
Évolution9,3%

Représentation graphique de l'indicateur - Montréal versus les autres villes sélectionnées du REMC

Facteurs d'influence

Facteurs d’influence recensés par le REMC :

— Conception des programmes et niveaux de services : les différents niveaux de services et de standards sont attribuables en partie aux considérations d’ordre budgétaire, à l’âge des équipements et des infrastructures, à la fréquence des collectes, aux heures disponibles d’exploitation, au nombre d’occupants par logement, à la proportion des clients résidentiels, institutionnels, commerciaux et industriels, à la planification des collectes en une seule ou en plusieurs vagues, à la composition des matières résiduelles à traiter, à la limite des contenants et aux programmes spéciaux.
— Aménagement urbain : le partage entre les zones urbaines et rurales, les variations saisonnières de la population, les facteurs socio-économiques et la proportion des maisons unifamiliales par rapport aux immeubles à logements multiples ont un impact sur l’offre de service.
— Démographie : les différences dans la composition socio-économique de la population expliquent les variations de besoins de services (par exemple, populations vieillissantes ou diversité).
— Climat : ce facteur influence la gestion de la collecte et du traitement des matières résiduelles.
— Distance : ce facteur influence l’exploitation des installations de traitement de même que la transition et l’accessibilité vers les sites d’enfouissement de capacité suffisante.
— Disponibilité des services et marge de manœuvre : la fiabilité et la confiance envers les entrepreneurs ainsi que le niveau d’impartition ont un impact sur les opérations de traitement et d’enfouissement.
— Économie : la vitalité économique est fortement liée au taux de génération des matières résiduelles. La valeur marchande des biens et des services ainsi que les niveaux de dépenses ont également un impact.
— Ententes contractuelles : l’âge des contrats, les clauses spécifiques aux dépenses de carburant et les ententes collectives.
— Promotion : les efforts alloués aux campagnes de sensibilisation aux programmes de recyclage, la participation du public et l’influence des programmes des autres municipalités.
— Incitatifs : les programmes utilisateurs-payeurs pour la collecte des déchets et l’augmentation des frais d’enfouissement peuvent entraîner un accroissement du taux de recyclage.
— Efforts de mise en application : les efforts dévolus au respect des réglementations reliées aux programmes de recyclage.
— Programmes de recyclage : le partage des meilleures pratiques et le financement adéquat des programmes, la désignation de nouvelles matières recyclables par les organismes comme le Waste Diversion Ontario (WDO), le Waste Electronic and Electric Equipment (WEEE) et le Municipal Hazardous or Special Waste (MHSW).

Provenance

REMC

Variables