Coûts d’exploitation par kilomètre de véhicule municipal

Description

Cet indicateur considère principalement les coûts inscrits sur les bons de travail, soit les coûts de main-d’œuvre des employés responsables de l’entretien et de la réparation des véhicules, les achats de pièces et de carburant ainsi que l’ensemble des coûts de réparation externes. Ne sont toutefois pas comptabilisés les coûts indirects tels que la formation des conducteurs, les frais d’assurance et de permis ainsi que l’amortissement.

On entend par véhicules municipaux, les véhicules appartenant à la municipalité. Sont inclus les véhicules routiers motorisés immatriculés et disponibles sur le marché. Sont pour leur part exclus les véhicules hors route ainsi que les véhicules faits sur mesure.

Les véhicules sont classés en trois catégories. Lorsque le poids nominal brut du véhicule est inférieur à 4 500 kg, on parle d’un véhicule léger (ex. : automobile ou camionnette). Lorsque ce poids nominal est compris entre 4 500 kg et 9 000 kg, on parle d’un véhicule de taille moyenne (ex. : camion cabine d’équipe avec benne ou tracteur sur roues pour voie étroite). Enfin, lorsque le poids nominal est supérieur à 9 000 kg, on parle d’un véhicule lourd (ex.  : camion tasseur ou camion avec benne basculante). Le poids nominal brut est la masse maximale du véhicule et de son chargement conseillée par le constructeur.

Conformément à la définition du Réseau d’étalonnage municipal du Canada (REMC), les véhicules appartenant au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), au Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) et aux organismes contrôlés (Société de transport de Montréal notamment) ne sont pas considérés.

Particularités de la Ville de Montréal

L’analyse 2017 a été effectuée à partir d’un échantillon de 1 549 véhicules municipaux sur un total de 3 111. En effet, seuls les véhicules dont l’entretien et les réparations sont confiés au Service du matériel roulant et des ateliers (SMRA) ont été retenus aux fins du calcul.

Les arrondissements issus des anciennes villes de banlieue, ayant leurs propres installations pour entretenir et réparer leurs véhicules et étant indépendants du SMRA en 2016, ne font pas partie de l’échantillon. Les arrondissements de Saint-Laurent, Lachine, LaSalle, Montréal-Nord, Pierrefonds-Roxboro, Île-Bizard–Sainte-Geneviève, Verdun, Saint-Léonard, Outremont et Anjou se sont joints au Service du matériel roulant et des ateliers vers la fin de 2017 et au courant de 2018.

Représentation graphique de l'indicateur

Tableau des données de la Ville

2014201520162017
Coûts directs relatifs aux véhicules municipaux légers4 267 4343 363 9713 551 5643 925 760
Coûts directs relatifs aux véhicules municipaux de taille moyenne3 078 2791 977 4241 986 9001 968 431
Coûts directs relatifs aux véhicules municipaux lourds9 231 3077 949 1027 748 6037 729 877
Nombre de kilomètres parcourus par les véhicules municipaux légers7 018 6286 375 0386 918 1747 317 961
Nombre de kilomètres parcourus par les véhicules municipaux de taille moyenne2 922 4501 817 8741 639 8161 578 755
Nombre de kilomètres parcourus par les véhicules municipaux lourds4 310 7883 397 1543 507 8823 714 813
Coûts d’exploitation par kilomètre de véhicule municipal1,161,151,101,08
Écart avec l'année précédente--0,9%-4,3%-1,8%
Évolution-6,9%

Analyse

En 2017, les coûts d’exploitation par kilomètre de véhicule municipal sont stables par rapport à 2016. Nous constatons une diminution des coûts d’exploitation des véhicules lourds (- 5,8 %) principalement attribuable à leur âge moyen qui a baissé de 9,6 %. En effet, les camions lourds de modèles fabriqués après 2010 consomment moins de litres aux 100 km que les modèles antérieurs, ce qui fait diminuer leurs coûts d’exploitation.

En ce qui a trait aux coûts d’exploitation des véhicules légers, leur augmentation est principalement attribuable à une augmentation du coût de l’essence de 8,7 %. Les coûts des pièces et des services des fournisseurs ont également augmenté de 22,8 % à cause de la centralisation de la facturation de la flotte au Service du matériel roulant et des ateliers en 2017.

L’évolution des coûts durant la période présentée est en baisse par rapport à 2014, ce qui s’explique principalement par les éléments mentionnés plus haut relatifs au rajeunissement de la flotte des véhicules lourds.

Représentation graphique de l'indicateur - Montréal versus les autres villes sélectionnées du REMC

Analyse Montréal versus les autres villes sélectionnées du REMC

La Ville de Montréal affiche une diminution légère, mais constante des coûts d’exploitation par kilomètre de véhicule municipal et affiche des coûts plus élevés que la médiane. Toutefois, on observe pour Montréal une tendance constante à la baisse depuis quatre ans.

La médiane a baissé significativement grâce aux résultats très bas de Winnipeg et de Calgary. Parmi les facteurs d’influence recensés, la typologie des véhicules constituant le parc, la part des activités effectuées en régie ou confiées à l’externe, le montant des taxes applicables lors de l’achat du carburant ainsi que les conditions hivernales et les politiques de déneigement respectives pourraient avoir une influence sur la performance relative de Montréal.

Note : Les résultats de Toronto pour les années 2015 à 2017 ont été redressés après la publication initiale du 1er novembre.

Facteurs d'influence

Facteurs d’influence recensés par le REMC :

— Politique de capitalisation : les seuils de capitalisation des dépenses diffèrent selon les municipalités. Dans une municipalité, une acquisition pourrait être considérée comme relevant du budget de fonctionnement tandis que dans une autre elle pourrait être capitalisée.
— Typologie et usage des véhicules : l’importance de la flotte, le nombre de véhicules de chaque catégorie et leur usage ont un impact sur les coûts. Les véhicules légers tendent à être moins chers que les véhicules lourds. L’âge moyen de la flotte, le nombre d’heures d’utilisation, l’usage fait des véhicules (urbain ou autoroutier) et l’environnement dans lesquels ils sont utilisés ne sont pas sans conséquence sur les coûts d’entretien.
— Structure organisationnelle : le degré de centralisation des services responsables de l’entretien et de la réparation des véhicules peut influencer les résultats.
— Politiques et procédures : dans certaines municipalités, le service responsable de la flotte de véhicules se voit facturer des frais de location immobilière, de gestion de ressources humaines, de gestion des technologies de l’information, de gestion des achats, etc.

Facteurs d’influence recensés par la Ville de Montréal :

— Proportion et nature des activités effectuées en régie ou à contrat.
— Montant des taxes applicables lors de l’achat de carburant.
— Conditions hivernales et politiques de déneigement : plus les véhicules de déneigement sont sollicités, plus les besoins d’entretien et de réparation sont élevés.

Provenance

REMC

Variables