Thanarishan Sivabalasundaram | Le sari et le dhoti

Thanarishan Sivabalasundaram

Témoignage

Je m’appelle Thanarishan, j’ai 16 ans, je suis sri-lankais. Je suis dans ce pays depuis 19 mois. Chaque personne a une culture et une religion qui sont importantes pour sa vie. De même, chaque pays a une langue et des vêtements traditionnels le caractérisant, mon trésor de famille est un objet très cher pour moi et ma famille, c’est le sari. Au Sri Lanka, au Népal, au Bangladesh, en Inde, les femmes portent ce même vêtement traditionnel tandis que les hommes, eux, portent le dhoti. C’est un long vêtement qui est fait avec du coton ou du nylon, il mesure cinq à six mètres de longueur et un mètre de largeur.

Habituellement, le sari se compose d’une petite blouse enserrant la poitrine, une jupe et un long tissu qui longe le corps. Traditionnellement, le sari se portait tous les jours dans toutes les occasions et circonstances. Aujourd’hui, les jeunes le portent de moins en moins, cependant, il existe toujours un rituel célébrant le passage de la jeune fille de l’adolescence à l’âge adulte. En effet, pour marquer cet évènement si important dans la vie d’une fille, celle-ci porte un sari rouge ce jour-là pour la première fois. Le rouge étant le symbole du mariage et du bonheur. Il existe des saris dans d’autres couleurs et chacune se porte dans des circonstances particulières :

  • Le blanc est la couleur traditionnelle des brahmanes ou des prêtres; c’est aussi la couleur du deuil, portée aussi bien par la veuve (qui doit le porter toujours, à moins qu’elle se remarie un jour) que par les femmes assistant à des funérailles.
  • Des saris verts sont portés dans certaines régions de l’Inde pour le mariage.
  • Le bleu est traditionnellement la couleur de la caste des shûdra (tisserands, artisans, agriculteurs…).
  • Le noir est une couleur traditionnellement rare et considérée de mauvais augure.
  • Le jaune est relié à la religiosité, à l’ascétisme. Dans certaines régions de l’Inde, le sari jaune est porté également par une mère sept jours après son accouchement.

Mon trésor de famille, le sari, est un cadeau, de mon père à ma mère. Il le lui a offert à son anniversaire en 2009. S’il est si important pour nous, c’est parce que c’est le dernier cadeau que ma mère a eu de notre défunt père. Aujourd’hui, elle ne le porte plus, et ce, depuis six ans, elle le garde comme un précieux souvenir.