Audrey Kanyana | Des bas-reliefs

Audrey Kanyana

Audrey Kanyana et son trésor de famille

Témoignage

Je m’appelle Audrey Kanyana. J’ai 15 ans. Je suis au Canada depuis un an et demi. J’habite avec mes deux parents, mes sœurs et mes frères. Mon pays d’origine est le Burundi. Le Burundi est un pays d’Afrique de l’Est et il est entouré par la République démocratique du Congo, le Rwanda et la Tanzanie. Mes objets sont deux bas-reliefs du Burundi.

Mes deux bas-reliefs sont fabriqués en bois. Ils ont une taille d’à peu près 50 cm. Mon premier bas-relief est une femme qui porte un enfant sur le dos. Elle utilise un pagne pour soutenir le bébé. Sur la tête, elle porte un inkono. Dans la langue burundaise un inkono est une jarre en argile qui sert à transporter de l’eau ou de la nourriture. Le personnage féminin a aussi un contenant en peau d’animal dans les mains pour conserver l’eau potable. Mon deuxième bas-relief est un garçon qu’on appelle dans la langue burundaise un intore. Il est vêtu d’un morceau de tissu sur lequel il y a des glands pour ornements. Sur le torse, les hommes portent deux ceintures attachées au tissu qui ressemble à une jupe. Sur la tête, les hommes portent un bandeau couvert de paille qui ressemble à de longs cheveux.

La sculpture est une activité qui date depuis très longtemps au Burundi. Ce métier occupe actuellement très peu de gens. Il y a des gens qui achètent les bas-reliefs pour décorer leurs maisons. La femme qui porte un enfant sur le dos est très représentative du Burundi. À l’époque, et encore aujourd’hui dans les villages, les femmes font la même chose que celle sur ce bas-relief. L’homme, lui, représente la culture intore. Les intore sont un groupe de garçons qui dansent la danse traditionnelle, surtout le jour de l’An. La danse intore est d’origine guerrière et remonte au 15e siècle. Chaque mouvement et chaque coup de pied représentent une victoire sur l’ennemi. Cette danse est transmise de règne en règne et est devenue un héritage de nos ancêtres.

Je vous invite à venir explorer le Burundi et à visiter les musées d’art. J’ai choisi ces objets parce qu’ils représentent très bien mon pays et parce qu’ils me rappellent le Burundi.

Mon histoire

Ma première journée à Montréal

Nous sommes partis faire du shopping. C’était bien. Il y avait de beaux vêtements et aussi des souliers. J’ai vraiment aimé ce pays.