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Le XVIIIe siècle

Dès 1745, la Ville déborde des fortifications et le faubourg Saint-Laurent s'agrandit vers le nord.

En 1792, l'administration de la Ville de Montréal décide de porter à 100 chaînes (environ deux kilomètres) des fortifications les limites de la Ville.

Au nord, la montagne et la rue Duluth deviennent les nouvelles bornes de Montréal.

Seul le chemin Saint-Laurent mène vers les villages situés le long de la rivière des Prairies.

Avant de quitter la Ville, on traverse la Côte-à-Baron. C'est ainsi que l'on nomme les hauteurs de Montréal de part et d'autres de la rue Sherbrooke, des rues Durocher à Amherst.

Pas très loin à l'ouest, les hospitalières de Saint-Joseph détiennent une vaste propriété réservée à leur futur Hôtel-Dieu. Aux alentours, les terres concédées au début de la colonie ont été morcelées et vendues à des familles anglophones qui y construisent de vastes demeures entourées de jardins.

À l'est du chemin Saint-Laurent, le paysage plus rural présente de paisibles maisons de campagne au milieu des champs. Les terres sont immenses ; celle de M. Courville s'étend de la rue Sherbrooke à la rue Mont-Royal. On y trouve aussi les fermes de la bourgeoisie montréalaise connue, les Guy, Cherrier, Viger et Papineau. Leurs terres forment de longues bandes de même largeur se succédant jusqu'au chemin Papineau.

Pignons sur rue - Les quartiers de Montréal, Michèle Benoît et Roger Gratton, Guérin, 1991, p. 154.

 
 
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