À Montréal, comme dans la plupart des grandes villes nord-américaines, la gestion des déchets ne s'est imposée comme enjeu environnemental majeur que depuis à peine une vingtaine d'années. Auparavant, une fois disparu le «camion d'ordures», peu de citoyens s'inquiétaient de ce qu'il advenait de leurs déchets et rares étaient ceux qui réalisaient la menace à l'environnement que faisaient peser surconsommation et gaspillage.
Sur l'île, la prise de conscience s'amorce vers 1986 avec l'apparition des premiers parcours de collecte sélective à LaSalle, puis, en 1989, à Ahuntsic, Notre-Dame-de-Grâce, Mercier et une dizaine d'autres quartiers.
En 1991, les «Déchets domestiques dangereux» font à leur tour, à l'échelle de toute l'île cette fois, l'objet de collectes itinérantes.
La gestion intégrée des matières résiduelles s'est peu à peu imposée comme la façon moderne de considérer les matières résiduelles non pas comme des déchets, mais comme des ressources potentielles . Montréal adopte ainsi, tant au niveau de ses services corporatifs qu'à celui de ses 19 arrondissements, une approche s'inspirant de la hiérarchisation des 3RV.