La mesure de la qualité de l'air ambiant à Montréal remonte au tournant des années 60 avec l'installation de jauges destinées à mesurer les retombées de poussière. Au fil des années, la complexité grandissante de la pollution atmosphérique a rendu nécessaire la mise en place d'un système plus sophistiqué de surveillance. Le réseau actuel permet de mesurer l'impact sur la qualité de l'air ambiant des activités commerciales, industrielles et résidentielles ayant cours sur l'île.
Seize stations d'échantillonnage réparties sur l'ensemble du territoire de l'île de Montréal composent ce Réseau de surveillance de la qualité de l'air, qui fait lui-même partie du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique d'Environnement Canada.
Une dizaine de polluants font l'objet de cette surveillance. le dioxyde de soufre (SO2), le monoxyde de carbone (CO), le sulfure d'hydrogène (H2S), les monoxyde et dioxyde d'azote (NOx), l'ozone (O3) ; les particules (PST – PM10 – PM2.5) et les composés organiques volatils (COV). Ces substances ne sont cependant pas toutes mesurées à chacune des 16 stations. Les instruments de mesure appropriés sont installés en fonction des sources dominantes localisés dans l'environnement de chaque station.