La présence dans l'air de plusieurs polluants est mesurée depuis une trentaine d'années. Les données obtenues au fil des décennies ont guidé les nombreuses interventions des équipes chargées de faire appliquer et même évoluer la réglementation et les courbes de tendances qu'elles ont permis de tracer témoignent des résultats obtenus.
Des améliorations sensibles sont ainsi observables dans le cas des polluants dits «conventionnels» que sont le dioxyde de soufre (SO2), les oxydes d'azote (NOX), les particules en suspension totales (PST), le monox yde de carbone (CO) et le plomb. Dans le cas du plomb, l'amélioration est attribuable à la réglementation fédérale qui, depuis 1976 , en a réduit progressivement l'utilisation dans les carburants automobile. En ce qui concerne les particules en suspension totales, l'installation d'équipements d'épuration (laveurs, cyclones, sacs filtrants) pour diminuer leur émission dans plusieurs catégories d'industries de l'île de Montréal en ont grandement réduit la concentration dans l'air ambiant.
Pour d'autres polluants toutefois, la situation est plus préoccupante. C'est le cas de l'ozone (O3), dont les concentrations sont à la hausse et souvent supérieures à la norme. C'est également le cas des particules, au diamètre inférieur à 2,5 microns (PM2,5), dont on réalise de plus en plus l'effet néfaste qu'elles ont sur la santé.