Activités spéciales - Les conférences EXPO EXTRA!


L’espace d'exposition Expo Extra! accueille des activités, des conférences, et des échanges autour d’Expo 67.


Enseigner la muséologie sur le terrain : le processus de création d’EXPO EXTRA!

Conférence de Marie Lavorel et Lise-Marie Chiret

Samedi 10 février 2018 à 13 h 30

Durée : 1 h 30
Lieu : au Centre d’histoire de Montréal

Tarifs réguliers du musée
* Inclus l’accès à toutes les expositions avant ou après la conférence

Réservation au 514 872-3207

Crédit : Lise-Marie Chiret

Sous le nom de musée-école, le CHM propose certaines de ses expositions et de ses collaborations comme chantiers d’expérimentation, principalement pour les étudiants en muséologie. Pour réaliser Expo Extra!, les étudiants du cours « Exposition, interprétation, diffusion » ont été invités à développer un concept d’exposition qui offrirait aux visiteurs une encyclopédie express d’Expo 67. En véritables professionnels, cinq équipes d’étudiants se sont prêté à l’exercice, accompagnés de Marie Lavorel, leur professeur qui a eu l’initiative d’intégrer l’exposition du Centre d’histoire de Montréal au sein de son cours.

C’est donc le récit de cette expérience que livrera Marie Lavorel sous la forme d’un dialogue avec l’une de ses étudiantes Lise-Marie Chiret. Cette conférence sera l’occasion de revenir sur le processus de conception de l’exposition Extra et de proposer l'approche participative de la muséologie qui est au cœur de la pratique d’enseignement de Marie Lavorel. 

Marie Lavorel

Crédit : Marie Lavorel

Dr Marie Lavorel est titulaire d'un doctorat en muséologie, médiation, patrimoine de l'Université du Québec à Montréal et en Sciences de l'information et de la communication de l'Université d'Avignon et des pays de Vaucluse. Ses recherches portent sur la patrimonialisation des mémoires sensibles, l'écriture de l'histoire contemporaine, l'art contemporain, l’exposition de la danse contemporaine et l’art public. Elle s’intéresse aux processus créatifs et aux écritures médiatiques (musée, exposition, documentaire) de mise en mémoire et de mise en patrimoine. Son intérêt se porte également sur la dimension collaborative de ces processus et sur l’engagement des acteurs impliqués. Elle poursuit actuellement des recherches postdoctorales sur l’art public en milieu hospitalier à l’Université McGill. Parallèlement elle accompagne des artistes d’art actuel et de danse contemporaine par une pratique d'écriture et des projets curatoriaux. Elle est également commissaire d’exposition indépendante et chargée de cours à la maîtrise en muséologie de l’UQÀM.

Lise-Marie Chiret

Crédit : Robin Cagnon-Carbonne

Lise-Marie Chiret a été stagiaire au Centre d’histoire et a fait partie de la classe de Marie Lavorel dans le cadre du projet musée-école. Elle nous raconte son expérience en classe, son arrivée dans l’équipe du Centre d’histoire et la prise en main concrète du projet.

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Les sculptures habitées : l’architecture à l’Expo 67

Conférence de Roger La Roche

Samedi 3 février 2018 à 13 h 30 et
dimanche 11 février 2018 à 13 h 30

Durée : 1 h 30
Lieu : au Centre d'histoire de Montréal

Tarifs réguliers du musée
* Inclus l’accès à toutes les expositions avant ou après la conférence

Réservation au 514 872-3207

Crédit : photo Roger La Roche

Depuis le début, les expositions universelles et internationales ont toujours été un « terrain de jeu » pour les architectes et l’Expo 67 n’a pas fait exception. C’est souvent l’occasion pour les architectes de pousser au maximum leur imagination, car ils ont une latitude qu’ils ne peuvent avoir dans des bâtiments publics ou privés typiques, parce que les pavillons sont en général des constructions éphémères devant être démolies quelque temps après l’Exposition. Ce qui n’était pas le cas à Montréal…

À la suggestion du maire Drapeau et de Lucien Saulnier, les pays étaient invités à construire des bâtiments permanents qui pourraient être réutilisés  après la fermeture de l’Expo – ce qui a eu pour effet que l’architecture à l’Expo 67 était plus conservatrice que dans certaines expositions. Mais malgré cela, de magnifiques édifices y furent construits, et ce, dans un cadre somptueux. La présente conférence s’attardera surtout aux expériences architecturales – réussis ou pas ainsi que sur les critères d’aménagement du site, critères retenus par Édouard Fiset, l’architecte en chef de l’Exposition de Montréal. On discutera des objectifs du plan d’ensemble ainsi que des pavillons de l’Allemagne, de la France, du Québec ainsi que certains des pavillons thématiques.

Roger La Roche

Photo Antonio Pierre De Almeida

Œuvrant depuis plus de 25 ans dans le domaine de la protection de l'environnement et du développement durable, Monsieur La Roche fut enseignant au Collège de Rosemont ainsi que chargé de cours à l’Université de Sherbrooke. De plus, il a agi comme chef de mission et enseignant dans de multiples pays, dont le Vietnam, la Bolivie et le Bénin. Il se consacre depuis une dizaine d’années à la recherche historique sur les expositions universelles, en particulier celle de Montréal, en 1967. Il a entre autres publié une cinquantaine de fiches historiques sur les pavillons de l’Expo ’67 ainsi que sur un certain nombre de sujets connexes. Passionné de l’Expo, il a eu le privilège d’y travailler de 1967 à 1973 (Terre des Hommes).

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L’Exaspérante obsession : collectionner l’Expo 67

Conférence de Bruno Paul Stenson

Samedi 17 février 2018 à 13 h 30

Durée : 1 h 30
Lieu : au Centre d’histoire de Montréal

Crédit : The Gazette

Tarifs réguliers du musée
* Inclus l’accès à toutes les expositions avant ou après la conférence

Réservation au 514 872-3207

Certains collectionneurs, dont ceux qui collectionnent les timbres ou la monnaie, ont la vie facile: tout ce qui est disponible dans leur domaine parait dans des livres de référence. Tel n’est pas le cas pour les collectionneurs d’Expo 67. Le résultat: une obsession qui mène autant à la joie de la découverte qu’à l’exaspération de ne pas savoir si nous avons “tout” trouvé.

Lors de cette conférence, un grand collectionneur partagera des éléments de sa collection, dont des documents de la compagnie de l’Expo, des objets disponibles dans le commerce, des objets uniques et bien d’autres.

Bruno Paul Stenson

Crédit : Bruno Paul Stenson

Bruno Paul Stenson donne des conférences en histoire sociale et en musicologie depuis 1984. Parfaitement bilingue, il présente des conférences illustrées, animées et amusantes à des publics enthousiastes de tous âges.

Diplômé des universités McGill et Concordia, il possède des baccalauréats en psychologie/éducation et en histoire, une maîtrise en histoire du Canada, et un diplôme en gestion des relations publiques. Il a aussi rempli plusieurs fonctions pédagogiques au Musée du Château Ramezay, au Musée Redpath et pour la Société royale d'astronomie du Canada.

Il se spécialise dans l'histoire sociale de la Nouvelle-France, de l'Expo 67 et des instruments de musique (dont il possède et joue plus de 250 genres).

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La fin de la Crise d’octobre à Terre des Hommes : l’opération Cordon

Conférence de Robert Côté

Samedi 24 février 2018 à 13 h 30

Durée : 1 h 30
Lieu : au Centre d’histoire de Montréal

Tarifs réguliers du musée
* Inclus l’accès à toutes les expositions avant ou après la conférence

Réservation au 514 872-3207

Crédit : collection Robert Côté

Le monde n’est vraiment plus le même depuis les tragiques événements du 11 septembre 2001 à New York et, plus récemment, en divers points du monde. Mais il ne faudrait pas pour autant oublier que durant les années 1960-1970, des vagues sans précédent d’actes terroristes ont déferlé sur le Québec, surtout ici à Montréal, actes attribués au Front de libération du Québec, le redoutable FLQ.

Au total, quelque 300 bombes artisanales et engins incendiaires ont été placés par les cellules felquistes. Ces attentats se sont produits sous forme de vagues plus ou moins longues, suivies de périodes d’accalmie relative. En 1970, le FLQ délaisse les bombes et procède à des enlèvements de personnalités politiques, pavant ainsi la voie à la Crise d’octobre.

L’avènement du terrorisme à Montréal a pris par surprise une population qui ne se sentait nullement menacée par ce genre de violence et un corps policier qui ne disposait ni des ressources ni de l’expertise pour y faire face.

Malgré tout, Montréal s’en est assez bien tiré puisque près du tiers de ces engins de mort ont pu être neutralisés avant le moment prévu de la mise à feu. Aussi, pour la première fois, un diplomate kidnappé a été libéré grâce à une intervention policière qui a pris fin à Terre des Hommes, le 3 décembre 1970.

Pendant toutes ces années, Robert Côté a été au cœur de l’action, en qualité de chef de l’escouade préposée aux explosifs, et il est ici  pour rappeler cette période mouvementée de l’histoire de Montréal.

Robert Côté

Crédit : Collection Robert Côté

Robert côté a intégré le Service de police de la ville de Montréal, en 1959 et, avec l'avènement du terrorisme québécois, il est choisi pour faire partie de la nouvelle escouade chargée de la manipulation des explosifs et des bombes à Montréal, dont il sera le commandant, de 1966 à 1977.

Durant ces années, des interventions parfois dramatiques dans le domaine des bombes artisanales lui ont valu les plus hauts honneurs : il a reçu entre autres, le rang d'Officier de l'Ordre du Canada et la Médaille de bravoure de la Ville de Montréal.

Après une fructueuse carrière, Robert Côté est aujourd’hui conseiller du Musée de la Police de Montréal, membre de plusieurs sociétés historiques et de musées et membre honoraire de trois régiments d’infanterie.

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Crédit : Shawn Rosengarten

Expo 67 – Le lendemain de la veille

Conférence de Shawn Rosengarten

Samedi 3 mars 2018 à 13 h 30

Durée : 1 h 30
Lieu : au Centre d’histoire de Montréal

Tarifs réguliers du musée
* Inclus l’accès à toutes les expositions avant ou après la conférence

Crédit : Album Memorial d’Expo 67, p. 201, éditions Thomas Nelson and Son, 1968.

Réservation au 514 872-3207

L’année 2017 a été une année de célébrations et de réflexions du passé. Les grands projets de l’époque, comme l’Expo 67, évoquent une certaine nostalgie, qui omet parfois les conséquences moins agréables, suite aux événements. Ayant grandi et vécu dans les ruines du site de l’expo 67, Shawn Rosengarten, nous présente l’envers de la médaille de cet été, perçu comme étant une apogée, pour la ville.

Se basant sur les faits saillants médiatisés (perturbations politiques, déficits budgétaires, incendies volontaires) et des anecdotes personnelles, il démontrera comment les îles sont devenues l’antithèse de l’image propagée par les organisateurs de l’expo.

Shawn Rosengarten

Shawn Rosengarten est un Montréalais travaillant dans le domaine des médias. Cet ancien résident d’Habitat 67 a découvert son intérêt pour l’Expo suite à des interactions avec le site dès son enfance et suite à des interactions familiales. Ayant travaillé au Parc des Iles et à la Biosphère, il a collaboré à plusieurs évènements commémoratifs reliés à l’Expo. Il a aussi  amassé une collection importante d’objets et de photos reliés à l’Expo qu’il a donnée au Centre Canadien d’Architecture et aux Archives Nationales du Canada.

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Habitat 67 : au-delà du cube

Conférence de Julie Bélanger

Crédit : Guy Vanier

Samedi 10 mars 2018 à 13 h 30

Durée : 1 h 30
Lieu : au Centre d’histoire de Montréal

Tarifs réguliers du musée
* Inclus l’accès à toutes les expositions avant ou après la conférence
Réservation au 514 872-3207

2017 a marqué le 50e anniversaire de l’Exposition universelle de Montréal et de la construction d’Habitat 67. Avec plus de 50 millions de visiteurs, Expo 67 a marqué l’imaginaire d’une génération entière, d’ici et d’ailleurs, et l’œuvre unique de Moshe Safdie s’est transformée, avec les années, en une référence architecturale célébrée mondialement.

Au-delà de l’architecture unique du complexe immobilier, Habitat 67 demeure encore aujourd’hui bien mystérieux pour la majorité des Montréalais et des touristes découvrant la ville.

De par son positionnement géographique par rapport au fleuve, son système d’ingénierie et, bien sûr, son architecture incomparable, Habitat 67 est unique à tous les points de vue.

Julie Bélanger

Passionnée d’Expo 67 depuis aussi loin qu’elle ne s’en souvienne, Julie est une des plus grandes spécialistes de tout ce qui touche à Expo 67 et à son héritage. Il y a 12 ans déjà, elle s’est donnée pour mission de sensibiliser un maximum de gens à l’héritage d’Expo 67 et à l’évolution du site qui a accueilli l’événement.

Pour y arriver, elle a créé un circuit de visites commentées de l’héritage d’Expo 67 qu’elle offre gratuitement d’avril à octobre toutes les années depuis 2007. Elle est aussi la créatrice du plus important regroupement de passionnés, chercheurs, architectes, historiens, muséologues et autres fans d’Expo 67.

Au fil des ans, son groupe est devenu la référence par excellence pour toute information au sujet de l’exposition universelle de Montréal. Julie a littéralement Expo 67 dans la peau, puisqu’on peut facilement la reconnaître à son tatouage du logo d’Expo 67 qu’elle porte fièrement sur son bras. Avide collectionneuse, son mur de salon accueille rien de moins que le devant d’un Expo Express. C’est à Julie que l’on doit la concrétisation des visites publiques à Habitat 67 en 2017 – un rêve qu’elle caressait depuis plusieurs années déjà.

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1967, année zéro : le Québec underground

Conférence de Jean-Philippe Warren

Samedi 17 mars 2018 à 13 h 30

Durée : 1 h 30
Lieu : au Centre d’histoire de Montréal

Crédit : Pierre Crépô

Tarifs réguliers du musée
* Inclus l’accès à toutes les expositions avant ou après la conférence

Réservation au 514 872-3207

L’année 1967 a été marquée par la fin des États généraux du Canada français, la sortie de l’album Sgt. Pepper’s des Beatles, la création des cégeps et la tenue de l’incontournable Expo 67. Le Québec semblait en voie de mutation. Quels furent les causes de cet ébranlement? Quelles en ont été les conséquences? Et que reste-t-il de cet héritage? En plaçant Expo 67 sur l’horizon de transformations à la fois générales et nationales, la présente conférence espère jeter un éclairage nouveau sur une période charnière d’où est sorti le Québec contemporain.

Jean-Philippe Warren

Crédit : Photo David Ward

Professeur titulaire au Département de sociologie et d'anthropologie de l'Université Concordia et directeur de la Chaire Concordia d’études sur le Québec, Jean-Philippe Warren a fait paraître plus de 200 articles intellectuels et scientifiques. Son livre Honoré Beaugrand. La plume et l’épée a reçu en 2015 le prix du Gouverneur Général dans la catégorie étude-essai.

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Explosion 67. Terre des jeunes : les coulisses de l’exposition

Visite guidée de l’exposition avec Catherine Charlebois

Samedi 24 mars 2018 à 13 h 30

Durée : 1 h 30
Lieu : au Centre d’histoire de Montréal

Tarifs réguliers du musée
* Inclus l’accès à toutes les expositions avant ou après la conférence
Réservation au 514 872-3207

Crédit : Denis Carl Robidoux

Une exposition immersive, qui rend l’expérience marquante et innovatrice de 1967 à travers la mémoire éclatée et forte de l’événement, telle que vue, vécue et relatée par les jeunes de l’époque. Se déroulant à travers des espaces évocateurs, elle offrie à ceux qui ne l’ont pas connue, une occasion de vivre Expo 67 et le Montréal de la fin des années 1960. Cette visite guidée en compagnie de la commissaire d’exposition Catherine Charlebois vous permettra d’en savoir plus sur les coulisses et le processus de réalisation d’une exposition au Centre d’histoire.

Catherine Charlebois

Catherine Charlebois est responsable des expositions et des collections au Centre d’histoire de Montréal à titre de muséologue. Depuis son arrivée en 2009, elle a coordonnée de multiples projets d’exposition, dont plusieurs primés à l’échelle provinciale, nationale et internationale, où l’histoire orale occupe une place prépondérante et novatrice: Les Habitations Jeanne-Mance. 50 ans d’histoireS, Quartiers disparus, Scandale! Vice, crime et moralité à Montréal, 1940-1960 et Explosion 67. Terre des Jeunes. Ces divers projets l’ont entraîné à se spécialiser dans la mise en exposition des témoignages oraux dans les musées d’histoire. Elle est la co-auteure du livre Quartiers disparus Red Light, Faubourg à m’lasse, Goose village(2014), récipiendaire du prix d’excellence en recherche de l’Association des musées canadiens, de l’article scientifiqueLes sources orales au cœur de l’exposition muséale. L’expérience du Centre d’histoire de Montréalparu dans la Revue d’histoire d’Amérique française (2015) et co-auteure du livre Scandale! Le Montréal illicite 1940-1960 paru aux Éditions Cardinal en novembre 2016.

Précédemment à son travail au Centre d’histoire de Montréal, elle a œuvré à titre de coordonatrice des programmes éducatifs au Musée McCord et comme conservatrice au Museum Village (Monroe, NY). Elle est graduée au Baccalauréat spécialisé en Histoire de l’Université de Montréal et détient une maîtrise en muséologie des musées d’histoire du Cooperstown Graduate Program (Cooperstown, NY).
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Expo 67 et Terre des Hommes en archives

Conférence de Mario Robert

Samedi 21 avril 2018 à 13 h 30

Durée : 1 h 30
Lieu : au Centre d’histoire de Montréal

Tarifs réguliers du musée
* Inclus l’accès à toutes les expositions avant ou après la conférence

Réservation au 514 872-3207

Crédit : Archives de Montréal, VM97-Y_2P170

Bien que les archives officielles de la Compagnie canadienne de l’Exposition universelle de 1967 se retrouvent à Bibliothèque et Archives Canada, les Archives de la Ville de Montréal sont en mesure de témoigner des activités d’Expo 67. Publications, affiches, dossiers sur le choix du site,  photographies de la construction des îles ou archives privées de personne permettent également de documenter ce grand événement du 20e siècle. Cette conférence très visuelle permettra ainsi de présenter les ressources archivistiques conservés à la Ville de Montréal sur Expo 67 et sur l'exposition qui lui a succédé en 1968, Terre des Hommes.

Mario Robert

Détenteur d’une maîtrise en histoire de l’Université du Québec à Montréal, d’une maîtrise en bibliothéconomie de l’Université de Montréal et d’un DESS en gestion des organismes culturels de HEC Montréal, Mario Robert est le chef de la Section des archives à la Ville de Montréal. De 2004 à 2008, il a été chargé de cours à l’Université de Montréal où il a enseigné la description et la diffusion des archives au programme de Maîtrise en sciences de l’information. Auteur de plusieurs articles, conférencier, blogueur et chroniqueur en archivistique et en histoire, il a codirigé l’ouvrage La gestion des archives photographiques publié aux Presses de l’Université du Québec en 2001. Il est aussi coauteur des livres Vivre Montréal 1920-1969 (2011), Quand les archives racontent Montréal : 100 pièces d’exception (2013) et Traces de l’histoire de Montréal (2017). Finalement, de 2014 à 2016, il a été chroniqueur à l’émission télévisée Montréalité sur la chaine MAtv.

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Les images multipliées : le cinéma à l’heure d’Expo 67

Conférence de Caroline Martel

Samedi 5 mai 2018 à 13 h 30

Durée : 1 h 30
Lieu : au Centre d’histoire de Montréal

Tarifs réguliers du musée
* Inclus l’accès à toutes les expositions avant ou après la conférence

Réservation au 514 872-3207

Crédit : Collection Clément Brillant, CHM

Expo 67, plus que toute autre grande exposition dans l’histoire, a comporté une quantité et une qualité inégalées d’oeuvres cinématographiques, audiovisuelles, télématiques et multimédia. Du cinéma élargi – grand format, multi écrans, interactif, etc. – mais aussi du cinéma documentaire commandé pour les pavillons nationaux, privés et thématiques, en passant par les courts-métrages innovateurs soumis au concours Terre des Hommes du Festival international du film de Montréal, on aurait vu jusqu’à 5000 films à l’Expo ! Cela sans oublier toutes les bobines Super-8 tournées sur le site par les cinéastes du dimanche… À partir des archives audiovisuelles qu’elle a trouvées pour Explosion 67 : Terre des jeunes et assemblées dans l’exposition Expo Extra ! (les deux récentes expositions du Centre d’histoire) et de ses recherches universitaires actuelles, Caroline donnera un avant-goût du cinéma à l’heure d’Expo 67, ce mythique « parc d’amusement optique ».

Caroline Martel

Crédit : Nathanaël Corre

Caroline Martelest une chercheure et artiste documentaire de Montréal qui œuvre en cinéma, dans les musées et en arts médiatiques. À ce titre, elle a collaboré au cours des dernières années au groupe de recherche CINEMAexpo67 à l’Université Concordia chapeauté par Dr. Monika Kin Gagnon (Reimagining Cinema : Film at Expo 67, McGill-Queen University Press, 2014) et à quatre (!) expositions reliées à Expo 67 auprès du Centre d’histoire de Montréal (Explosion 67 – Terre des jeunes et Expo Extra !), le Musée d’art contemporain (À la recherche d’Expo 67) et la Place des Arts (Expo 67: Place aux arts !).

Ellea comme sujets de prédilection l’héritage audio/visuel, les histoires occultées, les archives et nos rapports aux technologies : Le Fantôme de l'opératrice (film de montage sur le making-of de la figure des téléphonistes, 66 min, productions artifact, 2004) – Industry/Cinema, (installation de montage sur le film industriel en lien à la culture cinématographique populaire, Dazibao/Museum of Moving Images de New York, 2012) – Le Chant des Ondes (documentaire d’auteur sur le mystère de l’instrument d’ondes musicales Martenot, 96min, productions artifact/ONF, 2012) – Spectacles du monde (installation sur 35 écrans revisitant le cinéma élargi à Expo 67, 7min45, Musée d'art contemporain de Montréal/Place des Arts, 2017).

Détenant un bac en Communications et une maîtrise en Media Studies, elle mène actuellement son doctorat sous la supervision de Dr. Charles Acland en poursuivant ses projets de recherche/création rattachés aux cinémas d’Expo 67.