Traces. Lieux. Mémoires.


1900-1949 : Métropole

La ville grandit, absorbant de nouvelles municipalités. Elle se couvre de nouveaux quartiers ouvriers au-delà du mont Royal. Immigrants juifs, italiens, chinois, afro-américains et d’autres origines donnent à certains secteurs de nouveaux accents et parfums. Montréal brille et domine, regagnée par les francophones des campagnes.

Dès la rue Bridge, qui dirige le roulant du pont Victoria, on est en plein tumulte : grincement des treuils, roulement des wagons de marchandise, changement des courroies de transmission, sirène des cargos, ronronnement continu des moulins de farine. Montréal a peur de perdre son temps. Il se hâte.

Gabrielle Roy, Du port aux banques,1941.

Un événement marquant (en baladodiffusion dans l'exposition)

1929 : La Crise économique

Largement intégrée à l’économie américaine, Montréal est frappée de plein fouet par la crise qui ébranle Wall Street en octobre 1929 : fermetures d’usines, de commerces et de petites entreprises, réductions de salaire, chute des exportations en partance du port. En 1933, environ 30% de la population montréalaise reçoit différentes formes d’aide financière de la ville. Pour employer les chômeurs, le maire, Camillien Houde, lance un vaste programme de travaux publics qui permettra entre autres d’aménager le chalet du Mont-Royal et le Jardin botanique. Il faudra cependant attendre la Seconde Guerre mondiale pour voir une véritable reprise de l’économie.

Que reste-t-il de cette époque?

La place D’Youville

Une petite rivière a d’abord occupé le site. Elle est canalisée dans les années 1830. Un marché est construit en son centre et sera le siège du Parlement de 1844 à 1849. C’est en 1901 que l’endroit est nommé «place D’Youville», en l’honneur de Marguerite d’Youville. Elle est la fondatrice de la congrégation des Sœurs Grises qui s’occupent de l’Hôpital général juste à côté. C’est aussi à cette époque que l’on construit la caserne de pompiers où est situé le Centre d’histoire de Montréal.