Traces. Lieux. Mémoires.


1642-1759 : Fondation

1642 : c’est le début d’un siècle qui transforme un projet missionnaire, Ville-Marie, en une ville commerçante de l’empire colonial français, Montréal.

L'isle de Montréal […] a de tour, a ce qu'on tient, 30 lieues. Au millieu d'icelle est la montagne sy renommee ou Mont Royal qui a donné le nom a toute l'isle, mais qu'on appelles vulguerement Ville Marie aujourdhy dans le Canada a cause que Monsieur de la Dauversiere a qui elle apartenèt luy donna ce bau nom […].

Marie Morin, vers 1697, Histoire simple et véritable

Un événement marquant (en baladodiffusion dans l'exposition)

1701 : La Grande Paix de Montréal

Le 4 août 1701, le traité de la Grande Paix de Montréal est librement signé par les représentants des 39 nations amérindiennes présentes et par les Français. Cette entente doit mettre fin à des années de guerre et de tensions. Elle pacifie un territoire immense, qui s'étend de l'Acadie jusqu'aux limites du lac Supérieur et de la source de la rivière Outaouais jusqu'au confluent du Mississippi et du Missouri.

Que reste-t-il de cette époque?

Une partie du tracé des rues du Vieux-Montréal

Il faut attendre 1672, trente ans après la fondation de Ville-Marie, pour qu’un premier tracé officiel des rues soit planifié par François Dollier de Casson, supérieur des Sulpiciens. Apparaissent alors des voies qui sont toujours empruntées aujourd’hui : les rues Notre-Dame, Saint-Jacques, Saint-Paul et Saint-Pierre, par exemple.