Traces. Lieux. Mémoires.


…-1641 : Premiers peuples

Les premiers humains foulent le continent américain il y a plus de 13 000 ans. Mais le territoire montréalais est alors sous la glace. Peu à peu, la fonte des glaces laisse place à la mer de Champlain, puis le niveau de l'eau baisse et l'île de Montréal apparaît. Les indices les plus anciens d'une présence humaine sur l'île datent d'un peu plus de 4 000 ans. Des groupes de chasseurs-cueilleurs fréquentent l'endroit. Vers l'an 1000, les habitants de la région deviennent horticulteurs. Ce sont leur descendant, les Iroquoiens du Saint-Laurent, qui accueillent Jacques Cartier en octobre 1535.

Il y a dedans ladite ville envyron cinquante maisons longues de envyron cinquante pas chacune et douze ou quinze pas de laize et toutes faictes de boys couvertes et garnies de grandes escorces et pelures desdits boys…

Jacques Cartier, 1535

Un événement marquant (en baladodiffusion dans l'exposition)

Premiers contacts

Deux peuples, deux cultures qui se rencontrent et s’entrechoquent. La première rencontre connue entre les Iroquoiens du Saint-Laurent et les Européens a lieu en 1534, dans la baie de Gaspé. Ce n'est que l'automne suivant, en octobre 1535, que Jacques Cartier fait une courte expédition et remonte le fleuve jusqu'à l'île de Montréal, où il visite le village d'Hochelaga, le temps d'une seule journée.

Que reste-t-il de cette époque?

Des sites archéologiques

Sur l’île de Montréal, quelques dizaines de sites archéologiques sont toujours témoins de la présence amérindienne. En 1996-1997, des fouilles sous la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours ont révélé les traces d’un campement autochtone ancien de 2400 ans. Sur le mont Royal, les archéologues ont aussi mis à jour les traces d’une carrière utilisée pendant plusieurs siècles par les Amérindiens pour se procurer de la cornéenne, une pierre essentielle à la fabrication d’outils tranchants. Toujours accessible, ce site est situé à la jonction actuelle de l'avenue du Mont-Royal et de la voie Camillien-Houde.