Montréal sans sida

Le 12 juin 2017, le conseil municipal a appuyé l’initiative « Accélérer : mettre fin à l’épidémie du sida en 2030 » en vue d'inscrire Montréal dans le réseau des villes membres de ONUSIDA, programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/SIDA.

Ce faisant,  la Ville de Montréal s'inscrit dans la lignée de la Déclaration de Paris de 2014 qui proclame, entre autres, que les villes peuvent contribuer largement à mettre un terme aux nouveaux cas d'infections au VIH, éviter les décès liés au SIDA et lutter à la stigmatisation qui affecte davantage les personnes socialement vulnérables. 

L’année 2014 a vu naître à Paris ce qui allait devenir l’initiative Ville sans sida (Fast Track Cities initiative, FTCI).  Cette dernière est justifiée par le fait que les 200 villes les plus touchées abritent plus du quart des 35 millions de personnes vivant avec le VIH.  En août 2017, 84 villes ont adhéré au réseau de FTCI dont 14 villes nord-américaines et Montréal est la première ville canadienne à le faire.

En adhérent à FTCI, les villes visent, notamment, les objectifs suivants :

  1. Atteindre les cibles 90-90-90
  • 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur séropositivité,
  • 90 % des personnes séropositives au VIH sont sous traitement antirétroviral
  • 90 % des personnes sous traitement aient une charge virale indétectable

    2.    Augmenter l'utilisation des services combinés de prévention du VIH

    3.    Réduire à zéro l'impact négatif de la stigmatisation et de la discrimination

Le 1er décembre 2017, la mairesse de Montréal, Mme Valérie Plante, a signé la Déclaration de Paris pour confirmer l'adhésion de Montréal à l'initiative Fast-Track Cities d'ONUSIDA : «Accélérer la riposte : mettre fin à l'épidémie de SIDA en 2030».