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Histoire

Lachine est l’une des trois premières paroisses de l’île de Montréal – la première en amont des rapides de Lachine – et la quinzième plus ancienne de la Nouvelle-France. Ce fut aussi, pendant longtemps, la tête de pont entre Montréal, les Grands Lacs et l’intérieur du continent nord-américain. C’est donc dire le poids patrimonial et généalogique que représente aujourd’hui cet Arrondissement.

Les origines

Source : Société d’histoire de LachineFort Remy LachineLe fort de Lachine, vers la fin du 17e siècle
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L’histoire lointaine de Lachine commence en 1534 lorsque François 1er envoie le capitaine Jacques Cartier à la recherche d’une route maritime conduisant vers l’Asie. Ce dernier est convaincu qu’en remontant le grand fleuve du Canada, il trouvera le passage recherché. Mais il fallait d’abord contourner cet obstacle majeur qu’était le Sault Saint-Louis : faire halte, décharger les marchandises, les entreposer, les transporter. D’où la nécessité d’établir des postes permanents en amont comme en aval. Ce sera Montréal en 1642, et Lachine, 25 ans plus tard, en 1667.

Le Grand Lachine

Source : Société d’histoire de LachineFort Remy LachineEn route vers Montréal
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Lachine, d’abord appelé Saint-Sulpice, était à l’origine un vaste domaine concédé à Robert Cavelier de La Salle pour y installer des colons et défricher la terre. Mais Cavelier ayant choisi de se lancer à son tour à la découverte de la route de la Chine, Saint-Sulpice fut, par dérision, rebaptisé Lachine, nom qui deviendra officiel en 1676 avec la création de la paroisse des Saints-Anges de Lachine.

Ce Grand Lachine donnera naissance à quatre municipalités distinctes :

  • le Lachine moderne, qui s’étend de la 1ère Avenue à la 56e Avenue;
  • Dorval, depuis 1892, entre Lachine et Pointe-Claire;
  • La Salle, depuis 1912, entre Lachine et Verdun;
  • Saint-Pierre, détaché en 1893, puis raccordé à Lachine, en 2000.

De la campagne à la ville

L’histoire ancienne de Lachine est traversée de conflits – guerres amérindiennes et coloniales (1687-1714), occupation britannique (1760) puis américaine (1775) qui ne se terminent qu’avec la fin du 18e siècle. L’agriculture, le transport et l’entreposage des marchandises et des fourrures furent pendant longtemps, les principales activités économiques de Lachine. L’ouverture du canal de Lachine (1825), l’installation de la brasserie Dawes (1826), la création d’un corridor industriel entre Lachine et Montréal (après 1840) signalent la fin du Lachine rural, l’ouverture de nouveaux quartiers et la création d’une municipalité urbaine (1848,1872).

La population est d’abord de souche française. Les premiers anglo-écossais commencent à s’installer autour de 1780. Le début du 19e siècle coïncide avec l’arrivée d’autres immigrants britanniques, surtout irlandais. Après 1860 et jusqu’à la Première Guerre mondiale, l’immigration se fera plus diversifiée : Italiens, Slaves d’Ukraine, Juifs de Russie, Syriens chrétiens, etc.

Le fleuve fut d’abord la seule voie de communication, c’est pourquoi les institutions et les demeures les plus anciennes se trouvent au bord de l’eau, le long du chemin du roi. Nous devons au juge historien Désiré Girouard (1836-1911) d’avoir le premier, par ses ouvrages, signalé l’importance historique et patrimoniale des terres de Lachine et ouvert la porte à la préservation de ses nombreux lieux de mémoire et de commémoration.

Un mot sur Saint-Pierre, autrefois et aujourd’hui, partie de Lachine

Saint-Pierre tire son nom de la côte, ou coteau Saint Pierre qui longeait en terrasse, un ancien lac dit Saint-Pierre, aujourd’hui asséché. Au 19e siècle, Saint-Pierre fut aussi connu sous le nom de Blue Bonnet (allusion aux bérets des soldats écossais) qui était celui d’une auberge servant de relai aux diligences qui reliaient Montréal à Lachine, et qui appartenait à un Écossais. La piste de course établie dans le voisinage prit le nom de Blue Bonnet qu’elle a conservé même après son déménagement près du boulevard Décary.

Auteur: Hélène Lamarche
Texte publié dans La Lucarne, revue de l'association Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec (APMAQ), été 2011