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La maison unifamiliale

La maison de faubourg

La maison de faubourg est une habitation unifamiliale, implantée sans marge de recul avant sauf s’il y a une galerie en façade. Son rez-de-chaussée est généralement peu dégagé du sol. Sa hauteur est de 1½ étage. Les modèles les plus anciens possèdent un toit en pente à deux versants ainsi que deux à trois lucarnes à pignon selon la largeur du bâtiment.

Contexte de développement et lieux d’occurrence

Adaptées des maisons rurales et villageoises, les maisons de faubourg peuvent être observées dans les premiers villages de l’arrondissement du Sud-Ouest, soit Saint-Henri, Turcot, Saint-Augustin et Pointe-Saint-Charles. Généralement construites en bois, les maisons de faubourg sont cependant disparues dans la plupart de ces villages, soit en raison du feu, soit en raison de leur démolition pour y reconstruire des bâtiments de briques de plus grande densité. De plus, elles ont été construites sur des lots à bâtir, donc de façon individuelle, d’où l’absence de séries de maisons de faubourg presque identiques. Elles forment ainsi rarement le type architectural dominant d’une unité de paysage. La principale exception est le village Turcot qui est demeuré à faible densité, probablement en raison de son éloignement par rapport aux principaux pôles industriels et institutionnels.

Caractéristiques

Implantation

La maison de faubourg peut être isolée, jumelée ou contiguë. Cependant, la présence d’un passage latéral qui permet un accès à la cour arrière est fréquente. La marge de recul avant est inférieure à 1,5 mètre et est souvent comblée par une galerie avant. Construites de façon indépendante, les maisons de faubourg forment rarement des alignements réguliers.

Volumétrie

Le corps de bâti est rectangulaire et sans saillie. La hauteur est de 1½ étage avec une surélévation faible du rez-de-chaussée par rapport au niveau du sol, généralement d’un maximum de trois contremarches. Le toit est en pente à deux versants et présente généralement deux lucarnes. La présence d’une galerie dont la largeur est équivalente à celle de la façade est fréquente.

Matériaux de revêtement

La fondation, en pierre, est parfois recouverte de crépi de ciment. Pour le corps du bâtiment, la brique et le déclin de bois sont les deux matériaux de revêtement utilisés sur ce type de bâtiment. La tôle à baguettes était probablement le matériau le plus courant à l’origine pour le recouvrement des toitures. Cependant, la tôle a souvent été substituée pour du bardeau d’asphalte.

Traitement des façades

Le socle du bâtiment est peu exprimé.

La composition du corps principal de ces bâtiments peut être symétrique avec la porte au centre et les fenêtres sur les côtés, ou asymétrique avec la porte à l’une des extrémités. Toutes les fenêtres du rez-de-chaussée sont alignées horizontalement. Cependant, il n’y a généralement pas d’alignement vertical entre les fenêtres du rez-de-chaussée et les lucarnes. On retrouve généralement une lucarne de moins que le nombre d’ouvertures au rez-de-chaussée. Les lucarnes sont donc disposées entre chacune des ouvertures du rez-de-chaussée.

Il n’y a aucune variation, verticale ou horizontale, dans le choix ou la disposition des matériaux de revêtement. Cependant, pour les bâtiments revêtus d’un déclin de bois, les encadrements des ouvertures ainsi que les planches cornières sont peints d’une couleur contrastante par rapport au reste du mur.

Ouvertures

On retrouve des fenêtres de remplacement sur la plupart des bâtiments. À l’origine, il est probable que ces bâtiments possédaient des fenêtres à battants à six carreaux. Cependant, on retrouve aujourd’hui principalement des fenêtres à guillotine ou à battants sans carreau. Les proportions des fenêtres sont de 1 largeur = ½ hauteur. Les fenêtres des lucarnes sont plus petites et de proportion carrée ou faiblement rectangulaire (1 largeur = ¾ hauteur).

Les portes sont simples et sans imposte.

L’encadrement des ouvertures est variable selon le matériau de revêtement utilisé. Pour les bâtiments revêtus de déclin de bois, on retrouve un chambranle en bois. Pour les bâtiments revêtus de briques, on retrouve un chambranle en bois ou un linteau composé d’un appareillage de briques en soldat.

Variantes

On retrouve principalement trois variantes : la maison de faubourg à deux étages, la maison de faubourg avec toit en mansarde et la maison de faubourg avec pignon secondaire.

Variante 1 : La maison de faubourg à deux étages.

La première variante possède une composition de façade similaire au type de base mais on y retrouve 2½ étages. Cette sous-variante ne possède pas de galerie en façade.

Variante 2 : La maison de faubourg à toit en mansarde.

La seconde variante possède un toit en mansarde. Cette variante est relativement rare dans l’arrondissement du Sud-Ouest.

Variante 3 : La maison de faubourg avec pignon secondaire

La dernière variante se trouve principalement dans le secteur de l’unité de paysage William-Parkin. Il s’agit d’une maison de faubourg sans lucarne mais avec un pignon secondaire en façade.

  • Maison de faubourgMaison de faubourg à pignon de 2 ½ étages
    située sur la rue Sainte-Émilie, à l’ouest de la rue Turgeon

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