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Chaleur extrême

Phénomène

Chaleurs extrêmes

Selon Environnement Canada, l’été 2010 a été le troisième plus chaud jamais enregistré et les températures annuelles ont été, pour la quatorzième année consécutive, supérieure à la normale. Une conséquence probable de ces augmentations de la température est une hausse de la fréquence et de la durée des vagues de chaleur estivales ainsi que l’accentuation d’un phénomène récent : l’effet des îlots de chaleur urbains. Ces îlots sont généralement des espaces largement asphaltés, où la densité du bâti est très importante et où les températures sont de 5 à 10°C supérieures à celles des espaces environnants. Les îlots de chaleur urbains en période estivale peuvent avoir des impacts néfastes sur l’environnement et la santé.

Se préparer et se protéger

Risque à Montréal

Plusieurs vagues de chaleur ont frappé les pays occidentaux au cours des dernières années et Montréal n’a pas été épargné. À Montréal, les autorités de santé publique estiment qu’une vague de chaleur extrême pourrait avoir des conséquences sanitaires particulièrement graves. L’agglomération de Montréal, en collaboration avec l’Agence de santé et des services sociaux, a développé un plan particulier d’intervention pour faire face aux vagues de chaleur extrême et minimiser les impacts sur la population. Ce plan a été mis en place en juillet 2010, lorsque pendant plusieurs jours, les températures ont été supérieures à 33°C sur la métropole.

À Montréal comme dans plusieurs grandes villes du monde, l’urbanisation et la perte d’espaces verts ont mené à la création d’îlots de chaleur urbains. Ces derniers apparaissent lorsque la végétation est remplacée par des espaces bétonnés. Dans ces îlots, la température peut être largement supérieure à celles que l’on enregistre en périphérie. À Montréal, ces ilots se retrouvent principalement dans les secteurs fortement industrialisés. Au niveau des secteurs résidentiels, ce sont les secteurs les plus densément peuplés et minéralisés qui sont les plus touchés :

  • Ville-Marie,
  • Plateau-Mont-Royal
  • Sud-Ouest
  • Hochelaga-Maisonneuve
  • Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension
  • Montréal-Nord
  • Saint-Léonard

(Carte gracieusement fournie par le Département de Géographie de l'UQAM)

Afin d’en connaître davantage sur les îlots de chaleur urbains ainsi que leurs impacts dans la région de Montréal ,vous pouvez visionner le vidéo suivant. www.urbanheatislands.com/montreal 

Impacts sur la population et les personnes à risque

  • Effets directs: crampes, syncope, déshydratation, épuisement et coup de chaleur
  • Effets indirects: plus fréquents que les effets directs, aggravation d'une autre maladie ou de l'état de santé déjà fragile des personnes vulnérables

Les effets directs et indirects peuvent mener à une augmentation des consultations médicales, des hospitalisations et des décès.

Autres impacts potentiels :

  • Augmentation de la demande de consommation d’eau au niveau résidentiel affectant la capacité à produire de l’eau potable
  • Baisse du niveau des cours d’eau bordant l’agglomération de Montréal, ce qui pourrait affecter la qualité de l’eau puisée et amener une modification dans le traitement de l’eau dans les usines
  • Arrivée soudaine d’orages violents causant des pluies abondantes, des vents violents, de la grêle et des tornades
  • Décès massifs dans un court laps de temps

Les personnes à risque à la chaleur sont :

  • Personnes âgées : 65 ans et plus vivant dans un milieu non climatisé
  • Malades chroniques : maladies cardiovasculaires, cérébrovasculaires, respiratoires, rénales, neurologiques ou diabète
  • Patients avec médication de diurétiques, psychotropes, tranquillisants, anticholinergiques
  • Nourrissons, tout-petits (0-4 ans)
  • Personnes vivant dans les îlots de chaleur urbains
  • Personnes vivant seules et en perte d'autonomie
  • Travailleurs et sportifs qui ont des activités physiques exigeantes

Source : Plan régional socio-sanitaire de prévention et protection en cas de chaleur accablante ou de chaleur extrême, ASSS, 2008

PPI Chaleur extrême

Le plan particulier d'intervention chaleur extrême a été créé en 2003 à la suite des événements qui se sont déroulés en France. Celui-ci a été mis en place pour la première fois en juillet 2010 suite à la vague de chaleur qui a frappé le sud du Québec.

Documents de sensibilisation:

Les essentiels

Info-Santé
8-1-1
Transports Québec
5-1-1
Ville de Montréal
3-1-1
Urgence
9-1-1

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