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Écoterritoires

Corridor écoforestier de la rivière à l’Orme

La seule rivière intérieure de l’île

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La rivière à l’Orme constitue l’axe central de ce grand écoterritoire situé dans l’Ouest de Montréal. Un corridor forestier longeant la rivière favorise la dispersion et la migration des espèces entre les parcs-nature environnants. De plus, la rivière abrite la véronique mouron d’eau, une plante particulièrement rare au Québec.

À l’embouchure de la rivière, près du lac des Deux-Montagnes, se trouve une concentration importante de milieux humides propices aux amphibiens. Des milieux ouverts servent d’aires d’alimentation pour des rapaces et d’habitat de reproduction pour des oiseaux. L’exutoire de la rivière est fréquenté par le castor, la sauvagine et la tortue géographique, une espèce à statut précaire.

La rivière-à-l'Orme traversant le boisAu centre de l’écoterritoire, la forêt centenaire du parc-nature de l’Anse-à-l’Orme a été désignée écosystème forestier exceptionnel (EFE) par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec. La forêt de Sainte-Anne-de-Bellevue, à l’ouest de la rivière à l’Orme, renferme une bétulaie jaune marécageuse (peuplement unique dans l’agglomération) et des cédrières servant d’abri à un troupeau de cerfs de Virginie.

Au sud du territoire, le bois Angell abrite plus d’une dizaine d’espèces de plantes à statut précaire. Une grande partie de sa superficie a d’ailleurs été désignée EFE. Ce bois est dominé par des érablières sucrières à caryer cordiforme et des frênaies rouges matures. Il comprend également un grand marécage intérieur à érable argenté et à frêne rouge dans sa portion nord.

Actions de protection

la Véronique mouron d’eauEn 2005, une entente avec un promoteur immobilier a permis de restreindre la superficie destinée à la construction et de préserver 3,6 ha qui servent de zone tampon au bois Angell adjacent. Le promoteur s’est de plus engagé à contribuer financièrement à la protection du bois, au fur et à mesure du développement domiciliaire.

Une transaction conclue en 2007 entre un propriétaire privé et l’organisme Canards illimités Canada a permis d’agrandir le parc-nature de l’Anse-à-l’Orme dans le secteur du bois Angell. L’acquisition en 2008 d’un ensemble de terrains dans les villes de Kirkland et de Sainte-Anne-de-Bellevue a permis de consolider le parc-nature de l’Anse-à-l’Orme et de contribuer à mettre en réseau les milieux naturels.

Des acquisitions ont été complétées en 2010 et 2011, notamment, en lien avec le projet prévu à Pierrefonds-Ouest (voir ci-bas).

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En 2015, une nouvelle acquisition de terrain situé sur le territoire de Beaconsfield, permettra de protéger ce milieu naturel d'intérêt et d'envisager pour l'avenir la création d'un corridor récréatif nord-sud, reliant le parc-nature du Cap St-Jacques au bois Angell à Beaconsfield.

Un projet majeur à Pierrefonds

Un projet de développement urbain majeur, incluant la construction de milliers d’unités d’habitation, est en cours de planification dans Pierrefonds-Ouest. Ce projet passe par une importante initiative de conservation qui couvre 180 ha au total. La zone de conservation principale (169 ha) englobe bois, friches, milieux humides et cours d’eau, dans la continuité des berges de la rivière à l’Orme. Elle permet ainsi d’agrandir le parc-nature de l’Anse-à-l’Orme, de le rattacher au parc-nature du Cap-Saint-Jacques et au parc agricole du Bois-de-la-Roche, de façon à créer un vaste territoire écologique viable autour de la rivière. Près de 11 ha supplémentaires s’y ajoutent, incluant 2 petits cours d’eau intérieurs et 2 marais au pourtour agrandi.

Objectifs de conservation et d’aménagement (2004)

Créer un corridor écologique viable d’une grande biodiversité autour de la seule rivière intérieure de l’île de Montréal;
  • Créer un corridor récréatif de la gare Beaurepaire jusqu’au parc-nature du Cap-Saint-Jacques et au parc agricole du Bois-de-la-Roche;
  • Maintenir le régime hydrique et améliorer la qualité de l’eau de la rivière à l’Orme;
  • Consolider les limites des parcs-nature de l’Anse-à-l’Orme et du parc agricole du Bois-de-la-Roche par la conservation de milieux naturels de grand intérêt écologique sur leur pourtour.