Écoterritoires

La forêt de Senneville

Le plus grand massif forestier de l'agglomération

La Forêt de Senneville Carte de l’écoterritoire.
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Situé à l’extrême ouest de l’île de Montréal, cet écoterritoire englobe un massif forestier de près de 300 ha, ce qui en fait le plus important de l’agglomération de Montréal. L’intégrité de la forêt mature, combinée à son envergure, en font un lieu exceptionnel en milieu urbain et péri-urbain. L’Arboretum Morgan de l’Université McGill, un domaine forestier voué à la recherche, à l’enseignement et à la préservation du patrimoine écologique, se trouve au cœur du territoire.
Le site comprend des hêtraies, des chênaies rouges et des prucheraies, peuplements peu communs sur l’île de Montréal. Cet écoterritoire renferme également des milieux humides, quelques ruisseaux et plusieurs plantes à statut précaire.
En outre, la forêt de Senneville est fréquentée par une grande variété d’oiseaux forestiers, dont les rapaces, qui utilisent les friches et les champs à proximité comme terrain de chasse.

Actions de protection

Une prucheraie Depuis 2006, un site adjacent à l’Arboretum Morgan de 16,57 ha fait l’objet d’une protection assurée par Conservation de la nature Canada. La Ville de Montréal a participé à l’évaluation écologique du site qui, au nord, maintien la continuité de la forêt mature et, au sud, abrite des peuplements plus jeunes, mais d’intérêt, notamment des conifères.
La Ville de Montréal a aussi participé à des discussions en vue de consolider la forêt de Senneville et de constituer un corridor favorisant la dispersion et la migration des espèces entre des zones de grande valeur écologique.

Objectifs de conservation et d’aménagement (2004)

  • Préserver la biodiversité et l’intégrité des paysages forestiers;
  • Prévoir des liens fauniques entre le lac des Deux-Montagnes, la forêt de Senneville, l’Écomusée et le parc agricole du Bois-de-la-Roche sans compromettre le caractère privé des propriétés en rives;
  • Préserver les lacs au nord de l’Écomusée en raison de leur rareté sur le territoire et de leur potentiel d’habitats fauniques.