Verdir : l’affaire de tous

des avantages

sur la qualité de vie

« Protéger les espaces verts locaux, les relier afin de créer des réseaux et concevoir des constructions écologiques sont autant de moyens pour implanter des infrastructures vertes au cœur de nos milieux de vie. Nos villes et nos quartiers ne demandent plus uniquement des infrastructures traditionnelles telles les rues et les services publics classiques. Ils ont également besoin d’infrastructures vertes – un réseau vivant d’espaces verts et d’écosystèmes environnementaux.» Traduction libre

Si on parle désormais d’infrastructures vertes, la notion de services écologiques permet également de cerner les avantages de la nature en ville. Qu’entend-on par services écologiques?

  • Les services de régulation (du climat, de l’eau), de purification de l’air, de pollinisation, de diversité biologique pour le monde végétal,
  • Les services d’approvisionnement en font également partie (nourriture, fibres, plantes médicinales, etc.),
  • Les services socio-culturels reliés aux domaines du tourisme et de la récréation, de l’éducation, du patrimoine, de la culture et des arts, etc.

...sur la santé

La présence d’espaces verts favorisent les activités extérieures. En incitant à l’activité physique, ils contribuent à endiguer le fléau de l’obésité, avec le cortège de maladies qu’elle induit.

Le Dr François Reeves, cardiologue et professeur de médecine à l’Université de Montréal, a réalisé, à partir de nombreuses études, une analyse passionnante des liens existant entre la pollution et la croissance des maladies cardiovasculaires : «De la même manière que le réchauffement planétaire suit la hausse de CO2, la maladie cardiovasculaire suit les taux de pollution. Et, détail non anodin, les deux ont la même source : les combustibles fossiles». *

Ce cardiologue québécois recense une série d’études qui démontrent l’adéquation entre un «milieu vert», la présence d’arbres et de végétaux, et une meilleure santé. On sait déjà que le niveau de revenu a une influence certaine sur la santé : plus le revenu est élevé, meilleure est la santé et inversement. Un facteur peut réduire ces écarts face au risque de mortalité cardiaque : le milieu vert. Le Dr Reeves précise, non sans humilité : «Aucune intervention médicale connue n’a autant d’impact pour réduire les différences sociales devant la maladie.»**

* Dr François Reeves, 2011, Planète Cœur, santé cardiaque et environnement, Éditions du CHU Sainte-Justine et Éditions Multimondes. P. 88
** Idem, p. 197

... sur la vitalité collective des quartiers

Ruelle verte à MontréalSelon une chercheure américaine, Kathleen L. Wolf de l’université de Washington, la proximité de la nature et de la forêt urbaine dans les villes contribuent au bien-être des résidents.

Elle a recensé un nombre impressionnant d’études qui démontrent les effets bénéfiques de cette proximité :

  • un apaisement mental pour permettre de surmonter le rythme trépident de la vie urbaine et une baisse des cas de déficit d’attention chez les enfants,
  • un sentiment de prise en charge collective (empowerment) chez les citoyens et la création de liens de voisinage,
  • la réduction de la criminalité,
  • et même, un accroissement de la productivité chez les employés disposant d’une vue sur la nature à leur poste de travail.

Madame Wolf reconnaît toutefois qu’il reste beaucoup de travail à faire pour améliorer la recherche sur les «bénéfices sociaux», pour obtenir des données croisées (en anglais) et pour définir des modèles d’évaluation uniformisés.