Les milieux naturels

 En plus des grands plans d'eau qui entourent Montréal, l'agglomération abrite une mosaïque de milieux naturels diversifiés, composée de bois, friches, milieux humides et cours d'eau intérieurs. Ces habitats, propices à la biodiversité, se situent en grande partie dans le Réseau des grands parcs de Montréal, mais aussi ailleurs sur le territoire, notamment sur le domaine privé.

La présence de nature en ville est d’une grande utilité pour le citoyen. Elle contribue, entre autres, à réduire les effets des îlots de chaleur urbains, à améliorer la qualité de l’air et à accroître l’esthétique des quartiers. Les parcs montréalais, dont plusieurs présentent une valeur écologique, permettent la pratique d’activités de plein air favorables à la santé tant physique que psychologique. La présence accrue de nature à proximité du lieu de résidence, de travail ou d’études, est de plus en plus reconnue comme un aspect significatif de la qualité de vie.

Dans une ville très urbanisée comme Montréal, où l’espace est restreint et où les pressions du développement sont fortes, la conciliation entre les impératifs du développement et de la conservation constitue un enjeu important, en vue de préserver notre patrimoine naturel pour les générations actuelles et futures.

Politique de protection et de mise en valeur des milieux naturels

Adoptée en 2004, la Politique vise à augmenter la superficie protégée, assurer la pérennité des milieux naturels, maximiser la biodiversité, et favoriser l’intégration des écosystèmes et des paysages naturels dans les milieux de vie. Elle vise ainsi à accroître les espaces de contact entre les citoyens et la nature, dans le respect de l’intégrité écologique de ces sites uniques en milieu urbain.

À l'instar de la Stratégie québécoise sur les aires protégées, la Politique a établi un objectif de protection de 8 % de l'ensemble de l'agglomération, et de 6 % de la surface « terrestre » (incluant les milieux humides et cours d'eau intérieurs). Comme le territoire de l'agglomération comprend une partie des grands plans d'eau qui entourent l'île de Montréal (fleuve Saint-Laurent, rivière des Prairies, lac Saint-Louis, lac des Deux-Montagnes), l'objectif de 8 % s’avère atteint. En effet, plus de 17 % de l'agglomération est actuellement protégé si l’on prend en considération les aires protégées comprises dans ces grands plans d'eau, qui sont sous la juridiction du gouvernement fédéral ou provincial selon le cas.

Par conséquent, afin de maximiser l'impact de la Politique, les interventions se concentrent sur l'atteinte de l'objectif en milieu « terrestre » (ou intérieur), là où la conciliation entre développement et conservation représente un enjeu majeur. L’approche préconisée est la concertation avec l’ensemble des parties prenantes (citoyens, ONGs, propriétaires fonciers, représentants municipaux et gouvernementaux, etc.) afin de favoriser une large adhésion aux projets découlant de la Politique.

Schèma du réseau écologiqueDix écoterritoires (territoires propices à la création d'aires protégées) ont notamment été identifiés. Les projets de conservation qui y sont entrepris sont basés sur le modèle de réseau écologique, qui comprend :
A. des zones noyaux, foyers de biodiversité ;
B. des zones tampons protectrices ;
C. des corridors permettant la dispersion et la migration des espèces entre les zones noyaux.

Grâce aux efforts déployés depuis 2004, Montréal protège à ce jour 5,75 % du territoire intérieur de l’agglomération sur les 6 % visés. Les actions se poursuivent.

Nous vous invitons à poursuivre votre visite sur le site afin d’en apprendre davantage sur les milieux naturels de Montréal et la biodiversité qu’ils abritent, ainsi que les diverses interventions découlant de la Politique.

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