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Crédit photo : Benoit GariépyCrédit photo : Alexandre Cv

Gestion écologique dans les parcs

Un patrimoine naturel à préserver

Les grands parcs, particulièrement les parcs-nature, le parc du Mont-Royal, le parc Tiohtià:ke Otsira'kéhne ainsi que certains grands parcs à caractère urbain, constituent les gardiens de la flore et de la faune du territoire montréalais, fortement développé. Plusieurs de ces sites comportent une mosaïque d’habitats, soit une combinaison de milieux naturels comme des champs, des friches, des bois, des marais, des marécages et des cours d’eau, essentielle au maintien d’une grande biodiversité. La principale vocation des grands parcs est de conserver des milieux naturels tout en permettant aux citoyens de les découvrir et d’en bénéficier à des fins récréatives et d’éducation relative à l’environnement.

Crédit photo : Benoit GariépyCrédit photo : Alexandre Cv

En 1991, de concert avec l’Institut de recherche en biologie végétale de l’Université de Montréal, Montréal initie une étude visant à développer les bases conceptuelles, les méthodologies et les outils d’un programme de gestion des écosystèmes. Depuis 1996, la gestion des milieux naturels dans les parcs-nature s’effectue selon les orientations mises de l’avant dans ce programme. Aujourd’hui, cette approche est aussi mise en œuvre dans les autres grands parcs.

 

Un outil d’aide au maintien de la biodiversité
 
Les objectifs de la gestion des écosystèmes dans les grands parcs se présentent comme suit, conformément à laPolitique de protection et de mise en valeur des milieux naturels de la Ville de Montréal :

  • Recenser et reconnaître le patrimoine naturel dans les parcs existants;
  • Assurer la protection et la mise en valeur de ce patrimoine naturel;
  • Assurer l’adéquation entre le statut de protection conféré à un espace et les objectifs poursuivis;
  • Maintenir et augmenter la biodiversité végétale et animale;
  • Détecter sur le terrain les modifications aux ressources biophysiques;
  • Apporter des solutions concrètes aux conséquences des perturbations humaines et naturelles sur la valeur écologique des milieux;
  • Sensibiliser le public par la mise en place de pratiques environnementales saines.
Crédit photo Sylvie TremblayCrédit photo : Alexandre Cv

Coordonné par le Service des grands parcs, du verdissement et du Mont-Royal, le Programme de gestion des écosystèmes favorise la prise de décisions éclairées lors de la mise en place de projets d’aménagement et de développement d’activités, avec un souci de protection, afin de minimiser les impacts sur les milieux et de ne pas compromettre la valeur ou l’intégrité écologique de ceux-ci. Plus spécifiquement, le programme comprend l’acquisition de connaissances sur les écosystèmes, l’évaluation écologique, le suivi de diverses composantes, ainsi que des interventions sur le terrain. Des pratiques particulières d’entretien et d’aménagement sont aussi associées au programme.

Crédit photo Sylvie TremblayCrédit photo : Alexandre Cv

La gestion des écosystèmes dans les grands parcs maintient un équilibre entre l’accès au public et la protection de l’intégrité écologique des sites. Le programme représente plusieurs avantages, notamment d’assurer la pérennité des ressources naturelles, l’augmentation de la biodiversité tant floristique que faunique, de même que la conservation d’une mosaïque de milieux naturels dans les grands parcs. La protection de cette richesse collective, depuis plus de vingt ans maintenant, permet également de s’assurer que les générations futures pourront continuer d’en bénéficier. 

Surveillance et action

Les inventaires et le suivi d’indicateurs réalisés dressent un portrait de l’état des écosystèmes, de leur composition, de leur structure et de leurs fonctions. Ces données permettent d’identifier tout changement survenant dans le milieu naturel, qu’il s’agisse de perturbations naturelles ou induites par la présence humaine. Le programme met en lumière des problématiques, pour lesquelles des solutions sont élaborées. Il établit également des constats déterminant la nécessité de planifier des interventions de maintien ou d’augmentation de la valeur écologique d’écosystèmes et de protection de l’intégrité des habitats, comme, par exemple ; 

  • La protection d’espèces floristiques et fauniques à statut précaire;
  • La conservation d’habitats critiques et d’écosystèmes exceptionnels;
  • Le maintien d’une variété d’habitats;
  • La présence de certaines espèces fauniques en surpopulation;
  • La gestion des populations de castors;
  • L’alimentation en eau de milieux humides;
  • La gestion des impacts de la fréquentation sur les sentiers.

Voici quelques exemples d’actions mises en place dans le cadre du programme : 

  • Le suivi de la reproduction d’espèces d’oiseaux sensibles au morcellement des habitats forestiers, nichant dans divers parcs-nature;
  • L’installation et le suivi de zones clôturées au parc-nature de la Pointe-aux-Prairies pour assurer la survie des strates herbacée et arbustive faisant l’objet, par endroits, d’un broutage excessif par le cerf de Virginie;
  • La plantation de végétaux et l’ajout de débris ligneux (comme des troncs et des branches d’arbres au sol) pour remédier aux problèmes de sentiers illicites et dégradés au parc du Mont-Royal;
  • La plantation d’arbres et d’arbustes en rive, aux abords du nouvel observatoire à tortues géographiques au parc-nature du Cap Saint-Jacques, afin de limiter l’accès à la baie et ainsi, limiter le dérangement pour la faune;
  • Le blocage de la succession végétale dans les champs par une fauche annuelle, afin de maintenir des milieux ouverts pour les espèces qui en dépendent comme des insectes pollinisateurs, des couleuvres et des oiseaux, dans divers parcs-nature ainsi qu’au parc agricole du Bois-de-la-Roche;
  • L’installation et la gestion d’équipements fauniques en collaboration avec des partenaires, incluant plus de 80 nichoirs à oiseaux, ainsi que des dortoirs à chauves-souris, des hibernacles et abris à couleuvres, et des billots et plateformes flottantes pour les tortues;
  • L’intervention sur les plantes envahissantes comme la renouée japonaise, le nerprun et l’érable de Norvège pour rehausser la biodiversité dans les parcs-nature et le parc du Mont-Royal.

Seules des espèces végétales indigènes, caractéristiques de la région de Montréal, sont utilisées pour les projets de plantations et leur choix s’inspire de l’examen de la composition de la communauté végétale environnante, de la régénération déjà établie et de la connaissance de certaines espèces à s’établir en plantations.

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