Regards sur la biodiversité

Nichoirs et mangeoires pour les oiseaux

CrécerelleCrédit photo : Antonio Rizi

Les grands parcs offrent des territoires extraordinaires pour la conservation et l’observation d’oiseaux. Il suffit d’une randonnée dans un sentier pour remarquer la variété et la beauté des chants et des coloris de plumages des différentes espèces qu’on y trouve. Dans le monde animal, les oiseaux présentent certes un intérêt particulier : ils sont partout, d’une diversité souvent insoupçonnée et leur observation est à la portée de tous.


Nichoir BicoloreCrédit photo : Denis Fournier

Dans les grands parcs, particulièrement les parcs-nature, la Ville œuvre à créer des conditions propices pour la faune tout en favorisant l’éducation relative à l’environnement. Plusieurs dizaines de nichoirs sont présents à proximité des sentiers permettant aux visiteurs d’observer l’occupation de la maisonnette, notamment aux parcs-nature de la Pointe-aux-Prairies et du Bois-de-l’Île-Bizard, où des nichoirs à hirondelle bicolore et à canard branchu sont installés et entretenus depuis plusieurs d’années. L’hiver, les grands parcs comptent aussi plusieurs mangeoires pour les oiseaux à proximité des chalets d’accueil. Une liste des oiseaux fréquentant les parcs peut être consultée sur place et les visiteurs sont invités à contribuer à l’enrichissement des données grâce à leurs observations.


Écologie et éducation : un double rôle

CardinalCrédit photo : Antonio Rizi

Sur le plan biologique, l’installation de nichoirs favorise la venue d’espèces qui ne trouvent pas toujours suffisamment de cavités pour répondre à leurs besoins, comme l’hirondelle bicolore et le canard branchu, mais aussi la crécerelle d’Amérique, le harle couronné et le petit duc maculé. Bien que plusieurs chicots ou « arbres à faune » soient conservés dans les grands parcs, il arrive que certains secteurs soient en carence de structures naturelles pour les oiseaux. Les nichoirs deviennent alors une alternative intéressante pour fournir un abri en hiver et un lieu de nidification au printemps. Quant aux mangeoires, elles offrent une ressource alimentaire supplémentaire en saison hivernale pour des espèces comme la mésange à tête noire, le sizerin flammé, le cardinal rouge et le geai bleu qui figurent parmi les oiseaux les plus souvent observés, mais en aucun cas faut-il en conclure que les oiseaux ont nécessairement besoin des humains pour se nourrir! Par ailleurs, les mangeoires sont installées de façon à empêcher l’accès aux prédateurs ou à tout autre animal pouvant causer des nuisances aux oiseaux.

PhotographesCrédit photo : Alexandre Cv

Les nichoirs et les mangeoires constituent surtout des outils formidables pour initier les jeunes et les moins jeunes à l’ornithologie et favoriser l’appréciation du lien de proximité avec la nature. En plus de l’observation des oiseaux et de l’écoute des chants, l’ornithologie peut aussi être source d’inspiration pour les photographes amateurs, les sculpteurs et les peintres.

 


Nichoirs en milieu urbain

Il y a plusieurs façons d'attirer les oiseaux dans son jardin : planter des végétaux fournissant abris et/ou aliments, mettre à leur disposition de la nourriture en hiver, installer des nichoirs. Plusieurs espèces d’oiseaux ont effectivement besoin de ces sites de nidification artificiels, car au cœur de la ville, leurs habitats naturels s'appauvrissent : les haies, les arbustes et les arbres morts se font rares, les vieux tas de bois et de branches sont retirés, les cavités naturelles sont peu fréquentes. Les oiseaux ainsi attirés près de chez soi sont source d'émerveillement pour les adultes et les enfants. Il faut toutefois être patient : les oiseaux ont parfois besoin de quelques années avant de s’approprier un nouveau nichoir.

Pour en savoir davantage sur l’aménagement d’un jardin attirant pour les oiseaux, vous pouvez consulter les guides « Faites la cour aux oiseaux » de la Fondation de la faune du Québec.