COVID-19
Reprise progressive des activités : savoir ce qui est ouvert ou fermé. S'informer

Ville de MontréalGrands parcsArbresAgrile du frêneConservation du parc du Mont-Royal

Agrile du frêne

Conservation du parc du Mont-Royal :
lutte contre l’agrile du frêne

Le traitement des frênes sains

  • Plus de 10 000 frênes ont été recensés dans le parc. De ce nombre, près de 6 300 ont été traités contre l’agrile, soit environ les deux tiers des arbres. Ce traitement se poursuivra au cours des prochaines années.

    L'ensemble des frênes dont l'état le permettait est maintenant protégé par un traitement insecticide à faible toxicité. Le produit utilisé est directement injecté à l’arbre, ce qui prévient tout contact avec les personnes ou les animaux domestiques qui se trouvent à proximité.

L’opération de remplacement des frênes morts ou dépérissants

  • Pour que la lutte contre l'agrile soit efficace, la Ville de Montréal doit remplacer les frênes qui ne peuvent être traités en raison de leur état de dépérissement.
  • Approximativement 4 000 frênes ne pouvant être traités en raison de leur état seront remplacés au cours des prochaines années. De ce nombre, près d’une centaine de frênes sont situés en aires ouvertes dans le parc, entre autres autour du lac aux Castors, alors que les autres se trouvent en milieux boisés.

Le reboisement, un élément clé de la stratégie de conservation des paysages et des milieux naturels du parc

  • Pour compenser la perte des frênes et préserver la qualité exceptionnelle de ce lieu emblématique, la Ville plantera près de 40 000 arbres d’ici 2020, soit un ratio de dix arbres plantés pour un frêne abattu.
  • Le reboisement permettra de refermer les trouées causées par l’abattage, d’éviter que l’espace ne soit occupé par des espèces végétales envahissantes et d’augmenter la résilience de cette forêt en augmentant la diversité des arbres.

La forêt urbaine est un bien collectif inestimable que nous devons tous protéger
Favorisez sa croissance et sa viabilité en respectant les consignes aux abords des lieux de revitalisation.

L’agrile du frêne

L'agrile est un insecte ravageur, originaire d'Asie, qui s'attaque uniquement aux frênes. Il a été découvert pour la première fois, au Canada et aux États-Unis, en 2002. On croit que les échanges commerciaux de marchandises par bateau sont responsables de son arrivée accidentelle en Amérique du Nord. C’est en juillet 2011 que le premier cas a été répertorié à Montréal.

La Ville de Montréal a mis en place un plan d’action pour lutter contre l’agrile qui s’appuie sur les dernières connaissances scientifiques sur l’insecte. Chaque année, elle réévalue ce plan compte tenu des dernières découvertes en matière de traitement et de l’état de la situation de l’infestation.

Les campagnes de traitements ont, à ce jour, permis de maintenir en santé entre 50 000 et 60 000 frênes dans les rues et les parcs urbains. L’opération sur le Mont-Royal est la première intervention d’envergure contre l’agrile en milieux boisés.

 ___________________________________________

Questions et Réponses

Est-ce que des mesures sont prises pour minimiser les impacts sur le milieu lors des travaux ?

Les travaux d’abattage sont planifiés de manière à réduire au minimum les impacts sur les composantes écologiques du milieu. Les travaux en hiver et l’emploi d’une méthode par débitage du tronc sur pied minimisent les impacts sur les sols, les sous-bois et la végétation présente.
Il est important de souligner que ces interventions sont planifiées dans un souci du respect des composantes écologiques sensibles.
Les opérations de reboisement se feront manuellement réduisant les impacts liés à l’utilisation de machinerie.

Est-ce que des mesures sont prises pour minimiser les impacts possibles sur la faune ?

Les travaux en hiver ont un impact moindre sur la faune présente. Les habitats de l’herpétofaune sont en effet protégés en grande partie par le couvert neigeux. De plus, un rayon de protection pour les nids d’oiseaux de proie connus a été pris en compte dans la séquence des abattages.
Toutes les périodes de reproduction pour l’ensemble des groupes fauniques sont prises en compte dans la séquence et la méthodologie des travaux. Par exemple, il n’y aura pas d’abattage pendant la période de nidification des oiseaux migrateurs.

Est-ce que des mesures sont prises pour minimiser les impacts sur les activités du parc ?

La Ville a procédé à la mise en commun des données pertinentes pour élaborer un plan d'abattage visant à minimiser les impacts sur les activités du parc. La coordination des activités dans le parc se fera en continu et en étroite collaboration entre la Ville et l'ensemble de ses partenaires, incluant Les Amis de la Montagne. Par exemple, pour les activités de ski de fond, un tracé alternatif sera mis en place pendant les travaux d’abattage afin de permettre aux utilisateurs de poursuivre leurs activités.

Qu’adviendra-t-il des arbres abattus ?

Il est nécessaire de transformer le bois abattus afin d’éviter l’émergence de l’agrile et préférable de permettre la valorisation du bois. Dans le cas contraire, l’insecte survit à l’abattage, il émerge du bois au printemps et se déplace vers d’autres frênes du secteur. De plus, la quantité d’arbres à abattre ferait des amoncellements de bois au sol trop important.
Les branches seront déchiquetées en forêt. Les troncs seront débités selon des critères permettant la valorisation du bois (copeaux, pâte et papier et sciage). L’ensemble du volume de bois qui sera sorti de la forêt sera valorisé. Certains troncs seront déchiquetés ou laissés sur place s’il est impossible de les sortir de la forêt : accès difficile ou si le débardage du bois causerait des dommages.


Où et comment seront plantés les 40 000 arbres et arbustes ?

Une première analyse des données des frênes à abattre a permis de déterminer les zones potentielles de reboisement où des ouvertures seront créées. Le plan de reboisement en cours de réalisation permettra de préciser les secteurs où seront plantés plus de 40 000 arbres et arbustes.
Les plants, de petits calibres, sont destinés principalement aux aires de reboisement où la végétation en place est abondante. De plus, des arbres de gros calibres seront plantés en parterre aménagé. L’ensemble des activités de reboisement sera planifié en concertation avec les professionnels de la Ville (ingénieur forestier, biologiste et architecte paysagiste) afin de prendre en compte l’ensemble des enjeux environnementaux et paysagers.
Il est prévu que la plantation soit réalisée sur une période de 3 ans ce qui permettra d’optimiser les périodes où les conditions climatiques sont les plus favorables. La plantation doit se faire le plus rapidement possible suite à l’ouverture du couvert afin de refermer les trouées et éviter l’envahissement de l’espace par des espèces envahissantes (le nerprun par exemple).

Quels types d’arbres seront plantés ?

Montréal ne plante plus de frênes depuis 2004. Les essences à planter seront choisies en fonction de la communauté végétale en place, y compris la régénération naturelle. Le but visé est de créer une forêt la plus résiliente possible en y incluant que des espèces indigènes (telles que l’érable à sucre et le chêne rouge) susceptibles d’être rencontrées à cet endroit.
La Ville prévoit privilégier des arbres de petits calibres en forêt : plants de fortes dimensions (300 cc) et pot 1 gallon. Ces dimensions permettent de s’adapter aux contraintes de sol.
La variété des calibres et essences d’arbres sur différentes années vise à avoir une régénération d’arbres de différentes tailles.

Quels sont les mesures pour assurer la survie des plantations ?

Puisque les interventions sont planifiées en milieux boisés, aucun arrosage n’est possible. Les plantations denses permettront une compétition pour l’espace et la lumière ainsi qu’un taux de survie adéquat pour refermer les ouvertures et empêcher l’envahissement d’espèces non désirées. De plus, la planification des calibres et essences en fonction du site (type de sol, environnement, compétition, …) assurera un bon taux de survie des plantations.