Biodiversité montréalaise

La flore et la faune de Montréal: une grande richesse à découvrir!
Nous vous invitons à consulter les textes suivants pour en apprendre davantage sur la surprenante biodiversité présente sur le territoire montréalais.

Alose savoureuse (Alosa sapidissima)

Alose savoureuseL’alose savoureuse surprend par sa couleur argentée, avec un lustre bleu vert. L’espèce se distingue par une grande tache près de l’épaule, suivie de plusieurs petites taches foncées. C’est un poisson anadrome, c’est-à-dire qu’il vit en mer, en eaux salées, puis revient au printemps à sa rivière natale pour se reproduire en eaux douces. Un site de fraie est d’ailleurs connu dans les eaux montréalaises de la rivière des Prairies. À la suite de l’éclosion des œufs, 8 à 12 jours après la ponte, les jeunes passent l’été en rivière avant de migrer vers la mer à l’automne. L’alose savoureuse se nourrit en filtrant de petits crustacés planctoniques. Les adultes mangent toutefois peu pendant la reproduction. L’espèce est désignée vulnérable au Québec; la construction de barrages hydrauliques qui empêchent son accès aux sites de fraie y constitue sa principale menace. Elle fait l’objet d’une pêche sportive limitée à Montréal.

Canard branchu (Aix sponsa)

Canard branchu (Aix sponsa)Crédit photo : Antonio Rizi

Impossible d’oublier ce canard; le plumage vivement coloré du mâle est spectaculaire. Cette espèce indigène a la particularité de se percher sur des branches d’arbres, d’où son appellation. Le canard branchu profite notamment des cavités creusées par les pics pour faire son nid, mais il s’accommode fort bien des nichoirs artificiels aménagés à son intention. L’espèce fréquente les étangs, les lacs peu profonds et les rivières des régions boisées. L’adulte se nourrit surtout de fruits et de graines provenant de plantes terrestres et aquatiques. Le canard branchu fréquente plusieurs secteurs de Montréal et représente « l’oiseau vedette » du parc-nature du Bois-de-Liesse, en plus de se retrouver aux parcs-nature du Bois-de-l’Île-Bizard, du Bois-de-Saraguay, du Cap-Saint-Jacques, de la Pointe-aux-Prairies et de l’Anse-à-l’Orme. L’installation de nichoirs figure parmi les actions de la Ville en faveur de cette espèce.

Caryer cordiforme (Carya cordiformis)

Caryer cordiforme (Carya cordiformis)Le caryer cordiforme vit environ 150 ans et peut mesurer près de 25 m de hauteur. L’arbre présente souvent un long tronc dégarni, sillonné de fines crevasses, ainsi qu’une cime arrondie. Ces feuilles sont composées de sept à onze folioles et son bois est très résistant. Bien qu’elle tolère une ombre partielle, l’espèce préfère le plein soleil. Au Québec, l’aire naturelle du caryer cordiforme est restreinte à une petite portion de la vallée du Saint-Laurent, où se situe Montréal. Cet arbre indigène est typique de la région. L’espèce prête son nom au domaine bioclimatique du sud du Québec, dans lequel s’inscrit Montréal : le domaine bioclimatique du caryer cordiforme. L’espèce est représentée dans la plupart des bois de Montréal. La Ville prend des précautions lorsque des aménagements sont entrepris dans les parcs-nature afin de protéger l’espèce.

Cerf de Virginie (Odocoileus virginianus)

Cerf de VirginieCrédit photo : Antonio Rizi

Le cerf de Virginie, communément appelé chevreuil, est un cervidé d’une hauteur de 90 à 120 cm à l’épaule. Il possède un pelage brun-rougeâtre en été, qui varie au gris-brun à l’hiver. Sa queue se distingue par un dessous blanc qu’on aperçoit aisément lorsqu’il se met à courir. Les mâles portent un panache pouvant atteindre 76 cm de longueur, qui commence à croître au printemps puis tombe en hiver. Le cerf de Virginie  fréquente les bois, les lisières et les clairières des forêts de feuillus et mixtes, le bord des cours d’eau et des milieux humides, ainsi que les champs et les vergers. Les cerfs se regroupent l’hiver pour former des ravages dans les peuplements de conifères ou de feuillus, où ils broutent les bourgeons et les ramilles des arbustes et des arbres. L’été, il diversifie son alimentation en mangeant également des feuilles, des fruits, ainsi que des champignons. Les petits, souvent au nombre de deux, naissent de mai à juin dans les hautes herbes d’une clairière. Le cerf de Virginie est présent dans tout le sud du Québec, y compris à Montréal. Il a notamment été observé dans les parcs-nature de la Pointe-aux-Prairies, du Cap-Saint-Jacques, de l’Anse-à-l’Orme, du Bois-de-l’Île-Bizard ainsi que dans le parc agricole du Bois-de-la-Roche.

Couleuvre brune (Storeria dekayi)

Couleuvre brune (Storeria dekayi)Cette petite couleuvre aux tons de bruns, caractérisée par une barre foncée sur les tempes, atteint tout au plus 35 cm de longueur. Elle s’installe essentiellement dans les milieux ouverts comme les champs, les friches, les lisières des bois et les abords des cours d’eau. Il n’est pas rare de la rencontrer également dans les terrains vagues et près des bâtiments, car elle profite des nombreux abris artificiels qui s’y trouvent. Ces habitats, souvent perçus à tort comme ayant peu d’intérêt sur le plan écologique, sont fréquemment visés par le développement urbain. Cette pression sur l’espèce lui confère un statut précaire, étant susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable au Québec. Son aire de répartition se limite d’ailleurs à la grande région de Montréal. La couleuvre brune se retrouve dans plusieurs parcs-nature, dont ceux du Bois-de-Liesse et de la Pointe-aux-Prairies, ainsi que dans d’autres sites comme la Coulée Grou, le secteur amont du ruisseau Pinel et la falaise Saint-Jacques. À certains endroits, des aménagements ont été réalisés en faveur de l’espèce dont la création d’habitats d’hibernation, appelés hibernacles, qui constituent un abri souterrain pour hiberner à l’abri du gel.

Érable noir (Acer nigrum)

Érable noirCrédit photo : Groupe Hémisphères

Cet érable méconnu est observé à plusieurs endroits, notamment aux parcs-nature du Bois-de-Liesse et du Bois-de-l’Île-Bizard. L’érable noir ressemble à l’érable à sucre, mais s’en distingue par ses feuilles à l’aspect flétri dont la surface inférieure est plutôt duveteuse, alors que le dessus est vert foncé. L’érable noir peut d’ailleurs s’hybrider avec l’érable à sucre, rendant l’identification de l’espèce plus ardue, en plus de menacer son intégrité génétique. L’érable noir se trouve dans les bois moyennement humides à la limite des plaines inondables et il préfère les sols calcaires. Les 70 populations confirmées au Québec se trouvent au sud de la province, à la limite nord-est de son aire de répartition. L’érable noir est une espèce vulnérable au Québec depuis 2012 et sa principale menace est la perte de bois matures due à la pression du développement dans le sud de la province, notamment dans la grande région de Montréal où l’on retrouve près de la moitié des populations récemment observées.

Grand héron (Ardea herodias)

Grand héron (Ardea herodias)Crédit photo : Denis Fournier

Cet oiseau indigène est le plus grand des hérons de l’Amérique du Nord. Il niche généralement en colonie, dans un bois, appelé héronnière. À Montréal se trouve une héronnière, sur l’île aux Hérons, face au parc des Rapides ; cet archipel d’une douzaine d’îles constitue un refuge d'oiseaux migrateurs, une aire protégée par le gouvernement du Canada. Le nid du grand héron est perché au sommet d’un grand arbre et les partenaires prodiguent conjointement les soins aux petits, couvant tous deux les œufs et nourrissant tous deux les oisillons. On aperçoit souvent le grand héron immobile dans un plan d’eau, attendant sa proie ou encore en vol, avec son cou replié en forme de « s » et ses longues pattes qui traînent à l’arrière. L’espèce a une espérance de vie élevée pour un oiseau, pouvant dépasser 15 ans.

Grand pic (Dryocopus pileatus)

Grand pic (Dryocopus pileatus)Crédit photo : Denis Fournier

Cet oiseau est majestueux par sa grande taille allant jusqu’à 48 cm et sa huppe rouge flamboyant. Le mâle se distingue également par sa moustache rouge. Ce pic endémique à l’Amérique du Nord occupe les forêts de feuillus, de conifères ou mixtes comprenant des clairières. Il généralement dans des arbres matures en creusant une nouvelle cavité d’une trentaine de centimètres dans le tronc. Il est souvent observé tambourinant les troncs d’arbres morts à la recherche d’insectes pour se nourrir, ayant une préférence pour les fourmis charpentières. Ce comportement lui est utile en période d’accouplement, ainsi qu’à des fins de délimitation du territoire. L’espèce est facilement observable à Montréal, notamment dans le parc du Mont-Royal et les cimetières avoisinants, ainsi que dans plusieurs parcs-nature incluant le Bois-de-l’Île-Bizard et le Bois-de-Liesse. Le nombre de couples nicheurs confirmés ou probables dans ces deux parcs-nature, selon les derniers inventaires de 2015, indique un succès de nidification élevé puisque que le territoire de ces parcs est plus petit que le territoire requis, tel que décrit dans la littérature scientifique.    

Grenouille des bois (Rana sylvatica)

Grenouille des boisCrédit photo : Antonio Rizi

Comme son nom l’indique, cette grenouille se reproduit en forêt dans les mares temporaires ou les petits étangs. La ponte des œufs et le développement des têtards se déroulent dans les mares temporaires à l’abri des poissons prédateurs. Une fois la métamorphose complétée, les adultes sont essentiellement terrestres et fréquentent les forêts feuillues, mixtes ou résineuses. Cette grenouille est l’une des plus petites après les rainettes, ne dépassant pas 8 cm de long. La couleur de sa peau varie du brun foncé au rougeâtre, ce qui lui permet de se camoufler dans le feuillage au sol. La grenouille des bois se distingue par son masque brun foncé au niveau de l’œil. Fait étonnant, contrairement aux autres grenouilles qui ralentissent leur métabolisme pendant l’hibernation, cette grenouille peut cesser toutes ses activités jusqu’aux battements de son cœur. La grenouille des bois hiberne sous des couches de feuilles mortes et d’autres débris du tapis forestier. L’espèce est répandue partout au Québec et se retrouve dans la majorité des parcs-nature. Elle fait partie de la richesse des marécages arborescents et des bois matures.

Grande chauve-souris brune (Eptesicus fuscus)

Cet animal mal-aimé, à l’origine de plusieurs personnages mythiques, est pourtant un maillon important de la chaîne alimentaire pouvant ingurgiter des centaines d’insectes à l’heure. La grande chauve-souris brune sort au crépuscule et peut chasser plusieurs heures à la recherche d’insectes au-dessus des plans d’eau et à la cime des arbres. Mesurant environ 13 cm de longueur, cette espèce peut localiser une proie à une distance allant jusqu’à 5 m. L’envergure de ses ailes, d’environ 35 cm, influence son choix de sites d’alimentation, soit davantage en milieux ouverts, aux abords des routes ou à proximité des habitations. L’espèce est présente notamment aux parcs-nature de l’Anse-à-l’Orme et de la Pointe-aux-Prairies. Cette chauve-souris passe l’hiver au Québec en hibernant dans les grottes, les mines abandonnées ou les habitations, ce qui la rend vulnérable, comme ses congénères cavernicoles, au « syndrome du museau blanc ». Ce syndrome se caractérise par des mortalités massives de chauves-souris à la suite d’une croissance fongique blanche sur le museau, les oreilles et les membranes des ailes. La relation de cause à effet n’est pas clairement établie entre l’apparition du champignon et les mortalités; toutefois, cette infection a une influence sur les réserves de graisses des chauves-souris qui leur permettent de survivre à la période d’hibernation. Comme tout mammifère, les chauves-souris peuvent transmettre le virus de la rage : il ne faut donc jamais tenter de manipuler cet animal.

Hêtre à grandes feuilles (Fagus grandiflora)

Hêtre à grandes feuilles (Fagus grandiflora)

L’hêtre à grandes feuilles est un bel arbre indigène à l’écorce lisse, de couleur gris argenté. Ses feuilles, longues de 5 à 15 cm, prennent une teinte dorée ou bronze à l’automne. Coriaces, celles-ci peuvent persister sur les branches des jeunes arbres pendant l’hiver. Le fruit du hêtre (appelé faîne), dont plusieurs animaux raffolent, a une allure particulière avec sa forme ovale et effilée. Cet arbre, dur et résistant, était couramment utilisé par les Européens nouvellement arrivés sur le continent. Compagne fréquente de l’érable à sucre, l’espèce a souvent été retirée des érablières sucrières commerciales dans l’espoir d’accroître leur performance pour l’industrie acéricole. Aujourd’hui, cet arbre est menacé, entre autres, par la maladie corticale du hêtre, une maladie exotique qui préoccupe beaucoup les spécialistes.

Hibou moyen-duc (Asio otus)

Cet oiseau de la famille des strigidés atteint 35 à 40 cm de hauteur. Il a un plumage brun et chamois, tacheté et rayé. Il se distingue par un disque facial brun-fauve bien défini et une bordure noire. Il possède deux longues aigrettes noirâtres sur le dessus de la tête qui sont en fait deux touffes de plumes donnant l’apparence d’oreilles. Il vit généralement dans les bois, les bosquets ainsi que les milieux ouverts. Cet oiseau migrateur voyage du sud vers nos forêts à la fin de l’hiver pour nidifier. On peut entendre son hululement pendant la période nuptiale, en dehors de laquelle il est plutôt silencieux. Le hibou moyen-duc est un animal nocturne qui chasse la nuit, à la poursuite de petits mammifères tels les campagnols, les lapereaux, les rats et parfois des oiseaux. Il régurgite une pelote, formée des restes non digestibles de l’animal, trois à quatre heures après s’être nourri. En date du mois de juillet 2016, le hibou moyen-duc a été recensé dans un parc-nature, soit le parc-nature de la Pointe-aux-Prairies.

Monarque (Danaus plexippus)

Monarque (Danaus plexippus)Ce papillon orangé aux nervures noires est l’un des plus grands papillons diurnes du Québec, d’une envergure atteignant jusqu’à 105 mm. Le monarque accomplit une migration spectaculaire, de 2 000 à 5 000 km. En juin, il voyage de son refuge hivernal au Mexique vers le Québec à la recherche d’asclépiades, sa plante-hôte. L’asclépiade est toxique pour la majorité des animaux, à l’exception du monarque. La femelle y dépose ses œufs et la chenille qui émerge se nourrit exclusivement de ses feuilles. Ainsi, la chenille s’avère indigeste pour ses prédateurs vertébrés, les oiseaux principalement. La chenille se suspend par la suite pour se transformer en une chrysalide verte, ornée d’une dorure. Deux semaines plus tard, un papillon adulte est près à s’envoler. Le monarque, comme les autres insectes pollinisateurs, joue un rôle écologique important en butinant les fleurs à la recherche de nectar, transportant ainsi les grains de pollen et rendant possible la fécondation des fleurs. On peut retrouver le monarque dans divers milieux ouverts et fleuris de Montréal, tels les friches herbacées, les bordures de chemins et les jardins aménagés.

À l’échelle du Canada, le papillon monarque a le statut d’espèce préoccupante, car il est menacé, notamment, par la perte d’habitats de reproduction et les conditions environnementales associées, par exemple, aux changements climatiques.

Rat musqué (Ondatra zibethicus)

Rat musqué (Ondatra zibethicus)Crédit photo : Denis Fournier
Le rat musqué est un mammifère indigène au pelage brun fourni et à la longue queue, dénuée de poils, au bout aplati. Comme le castor, les dents du rat musqué poussent continuellement et ce dernier doit ronger incessamment pour les user. L’espèce, douée à la nage, se nourrit principalement de plantes aquatiques, ainsi que d’amphibiens et de mollusques à l’occasion. Sa hutte en forme de petit dôme, observée dans plusieurs milieux humides montréalais, est confectionnée à l’aide de boue et d’herbes aquatiques comme la quenouille. Le rat musqué peut aussi construire un terrier en rive. L’animal est surtout actif le soir et la nuit. L’espèce demeure active tout l’hiver, se déplaçant sous la glace. La saison de reproduction débute au dégel.

Sanguinaire du Canada (Sanguinaria canadensis)

Sanguinaire du Canada (Sanguinaria canadensis)La sanguinaire du Canada tire son nom du latex rouge présent dans son rhizome et circulant dans ses vaisseaux, visible en observant la feuille par transparence. On reconnaît l’espèce à sa grande feuille découpée en petites formes arrondies. C’est une plante caractéristique du sous-bois d’une érablière. Elle croît à l’ombre et peut former de denses colonies, qui fleurissent pendant quelques jours à peine au tout début de la saison printanière. Les Premières Nations utilisaient la sanguinaire du Canada à des fins médicinales et artisanales (pour la fabrication de teintures rouges), mais la plante peut s’avérer toxique si elle est ingérée à de fortes doses. Considérée comme une espèce vulnérable par le gouvernement du Québec, la sanguinaire du Canada subit diverses pressions incluant la raréfaction de son habitat, le prélèvement à des fins commerciales et le broutage par le cerf de Virginie.

Staphylier à trois folioles (Staphylea trifolia)

Staphylier à trois foliolesCrédit photo : Groupe Hémisphères

Cet arbrisseau, atteignant de deux à cinq mètres de hauteur, doit son nom à ses feuilles composées de trois folioles finement dentées. Le staphylier produit des grappes de fleurs pendantes de couleur blanche ou crème. Ses fruits se distinguent aisément par de grandes capsules gonflées à l’image de petites lanternes. Il pousse sur les hauts rivages, à l’orée des bois riverains, ainsi que dans les milieux sablonneux, rocheux ou alluvionnaires. Il s’agit d’une plante calcicole, signifiant qu’elle requiert des sols calcaires pour croître. Des inventaires ont permis de confirmer sa présence dans plusieurs parcs-nature, soit ceux de la Pointe-aux-Prairies, du Bois-de-Liesse, du Bois-de-Saraguay, du Cap-Saint-Jacques, des Rapides-du-Cheval-Blanc et du Bois-de-l’Île-Bizard, de même que dans le parc du Mont-Royal. Sa conservation est une priorité puisqu’il s’agit d’une espèce susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable au Québec, d’autant plus que les arbustes indigènes subissent une forte compétition de l’envahissement du sous-bois par les espèces exotiques envahissantes comme le nerprun, de plus en plus abondant dans les parcs et divers milieux naturels.

Tortue géographique (Graptemys geographica)

Tortue géographique (Graptemys geographica)Principalement aquatique, la tortue géographique vit dans les grandes étendues d’eau. Cette espèce diurne affectionne les baies aux nombreuses structures émergentes, comme des rochers ou des troncs d’arbres, lui permettant de s’exposer au soleil. Peu commune au Québec, mais présente dans la région de Montréal, la tortue géographique est affectée notamment par la modification des berges qui peuvent perturber les sites de ponte. Bien que l’UICN ne la considère pas comme étant menacée à l’échelle mondiale, sa situation est considérée comme étant préoccupante au Canada et l’espèce est désignée vulnérable au Québec. La Ville de Montréal a participé, durant les dernières années, au plan provincial de rétablissement de la tortue géographique. La Ville entreprend aussi des initiatives afin de favoriser, dans les parcs-nature, l’observation à distance de cette espèce craintive par l’aménagement d’observatoires et de sites d’exposition au soleil. Il est possible d’observer la tortue géographique à partir des rives des parcs-nature du Cap Saint-Jacques, du Bois-de-Liesse et de l’Île-de-la-Visitation.

Trille blanc (Trillium grandiflorum)

Trille blanc (Trillium grandiflorum)Les érablières riches du sud du Québec sont les seuls endroits de la province offrant les conditions propices au développement du trille blanc. Sa croissance est particulièrement lente; l’espèce peut prendre plus de dix ans avant de fleurir pour la première fois. Le trille blanc fleurit au printemps, au début mai dans la région de Montréal. Plusieurs facteurs contribuent aussi au statut précaire de cette espèce indigène désignée  vulnérable au Québec, incluant la destruction de son habitat et le prélèvement de spécimens. Le trille blanc fait l’objet de relevés précis lors d’inventaires de végétation, dans le cadre du Programme de gestion des écosystèmes de la Ville de Montréal, mis en œuvre dans les parcs-nature et autres grands parcs à valeur écologique. Il a été inventorié entre autres dans les parcs-nature du Bois-de-Liesse, du Bois-de-Saraguay et de la Pointe-aux-Prairies.