Profil de l’arrondissement
- Superficie : 14,4 km
- Nombre de résidants : 133 618
- Localisé au centre de l’île de Montréal.
- Représente 7,2 % de la population de l'agglomération montréalaise.
- Troisième arrondissement ayant la plus faible proportion de jeunes.
- Quatrième arrondissement pour la concentration d’emplois sur son
territoire.
- Troisième arrondissement le plus populeux.
Rosemont–La Petite-Patrie
Statistiques
S’étalant sur une superficie de 14,4 km, l’arrondissement de
Rosemont–La Petite-Patrie dénombre 131 318 habitants, ce qui le positionne parmi
les trois arrondissements les plus populeux de Montréal. La densité d’occupation
de son territoire, de l’ordre de 9 113 résidants par km, le classe au deuxième
rang à ce chapitre. Sa trame démographique se caractérise par une dominante
francophone prononcée (78 %), ponctuée de citoyens issus des communautés
ethnoculturelles, principalement d’origines hispanophone et italienne. Avec un
revenu moyen annuel de 24 214 $, cette population bénéficie de ressources
financières nettement inférieures à celles observées à l’échelle pan
montréalaise (28 258 $), un phénomène qui n’est pas étranger à la concentration
de familles monoparentales (25,4 %) et de ménages à faibles revenus (32,7
%).
Habitation
Malgré une forte reprise des mises en chantier depuis 1994, l’accès au
logement demeure relativement difficile au sein du marché locatif qui représente
74 % des unités d’habitation. L’intensification de l’activité immobilière et
l’implantation récente de complexes résidentiels entraînent, en outre, des
transformations qui viennent modifier les constituantes de la population de
l’arrondissement. Ainsi, l’arrivée de nouveaux ménages commande une révision de
l’offre de services municipaux, particulièrement en matière de parcs et
d’espaces verts, de même qu’à l’égard des installations et des équipements
collectifs à vocation culturelle et sportive.
Urbanisme
Rosemont–La Petite-Patrie doit également faire face à des enjeux
d’importance sur les plans de l’aménagement urbain et de la préservation du
cadre bâti. L’harmonisation des fonctions industrielles et résidentielles au
sein de zones ciblées, tel le secteur de Marconi-Alexandra et les îlots des
Carrières, et la requalification des abords des voies ferrées du Canadien
Pacifique exigent des interventions destinées à apprécier leur potentiel à des
fins de redéploiement. De plus, le vieillissement d’une partie non négligeable
du parc de logements privés (37 %) implique des actions conséquentes, ce qui
exige des ressources sur une base continue.
Économie
Du point de vue économique, l’arrondissement connaît une
restructuration industrielle majeure, tout en maintenant une quatrième position
à titre de fournisseur d’emplois à Montréal. Naguère fondée sur l’industrie
lourde, sa structure repose maintenant davantage sur des bases technologiques
porteuses d’avenir, en raison surtout du Technopôle Angus. L’arrondissement
compte aussi sur la vigueur du commerce de détail dans les secteurs de la
Petite-Italie, de la Plaza Saint-Hubert et de la Promenade Masson. Pour ce qui
est du marché local du travail, le secteur de la santé et des services sociaux
conserve une place centrale avec près de 12 000 emplois (23,6 %), pendant que
les activités de fabrication et de commerce de détail génèrent ensemble plus de
13 000 postes, soit le quart du total de l’emploi dans le territoire de
Rosemont–La Petite-Patrie.
Développement
L’existence de problématiques sociales propres à un milieu urbain défavorisé
pose enfin un défi de taille aux acteurs institutionnels et communautaires. Sur
ce plan, la diversité des organismes locaux témoigne de la vitalité sociale de
la population et d’une réelle volonté de prise en charge et de transformation.
Le dynamisme des tribunes d’échange et de concertation représente l’un des
principaux atouts de l’arrondissement en vue de favoriser le développement
social et économique.