Place Gilles-Carle

Entre les rues Sherbrooke est et la rue du Square Saint-Louis, au
centre de la boucle située à l'extrémité sud de l'avenue Henri-Julien.
Information supplémentaire
- Superficie : à venir
- Date de dénomination : 21 novembre 2011
Données historiques
Gilles Carle (1928-2009). Réalisateur et scénariste né à Maniwaki et élevé à
Rouyn-Noranda. À l'âge de 16 ans, il déménage à Montréal pour étudier le dessin
à l'École des beaux-arts puis à l'École des arts graphiques de Montréal. Après
des études en Lettres à l'Université de Montréal, il participe à la création de
la maison d'édition L'Hexagone.
C'est en 1961 qu'il se joint à l'équipe
française de l'Office nationale du film (ONF). Après sept documentaires, il y
réalise un premier long métrage de fiction, La vie heureuse de Léopold Z.
(1965). À partir ce cette époque, son oeuvre de fiction abondante est accueillie
avec enthousiasme tant au pays qu'à l'étranger, notamment avec des films comme
Le viol d'une jeune fille douce (1968), Les Mâles (1971), La vraie nature de
Bernadette (1972) et La mort d'un bûcheron (1973). À titre de réalisateur, il
adapte pour la télévision l'oeuvre de Roger Lemelin, Les Plouffe (1981), ce qui
lui assure un nouveau succès populaire. En 1989, son court métrage consacré aux
cinquante ans de l'ONF remportera la Palme d'or du court métrage au Festival de
Cannes.
En 1997, il reçoit le Prix du Gouverneur général pour l'ensemble
de son oeuvre et en 1998, il est reçu officier de l'Ordre du Canada. En 2007, le
Québec le décore de l'Ordre national et la France lui attribue la Légion
d'honneur. Les dernières années de sa vie sont marquées par son combat contre la
maladie de Parkinson.
La place Gilles-Carle est située à proximité du
square Saint-Louis, lieu de résidence du cinéaste pendant de nombreuses années.
Par ailleurs, la place Gilles-Carle a été inaugurée le 28 novembre 2011, à
l'occasion du deuxième anniversaire de décès du cinéaste.
Tiré de : Ville de Montréal. Division de l'expertise en patrimoine
et de la toponymie.