Parc Jeanne-Mance
Sur l'avenue du Parc, au sud de l'avenue du Mont-Royal (en face du
Mont-Royal)
Information supplémentaire

- Superficie 14,2294 hectare(s)
- Date de dénomination : 23-05-1990
- Aire de jeu des tout-petits
- Aire de jeu des enfants
- Aire de détente
- Pataugeoire
- Aire multisports
- Terrain de balle
- Terrain de tennis
- Terrain de soccer
- Patinoire extérieure (patinage libre)
- Patinoire extérieure (sport d'équipe)
- Raquette
Données historiques
(1601-1673), cofondatrice de Montréal et fondatrice de l'Hôtel-Dieu, premier
hôpital de la ville.
Familière avec le soin des malades et désireuse de se rendre en
Nouvelle-France, Jeanne Mance (1601-1673), native de Langres, rencontre
Angélique Faure, veuve de Bullion, qui lui offre de défrayer les coûts
d'établissement d'un hôpital dans la colonie.
Devenue membre de la Société Notre-Dame, elle s'embarque avec Chomedey de
Maisonneuve en mai 1641.
Ville-Marie est fondée en 1642.
Jeanne Mance ouvre à l'intérieur du fort son premier Hôtel- Dieu. Après
plusieurs voyages en France, elle ramène, en 1657, des religieuses de La Flèche
à qui elle confie l'hôpital, déménagé sur la rue Saint-Paul, puis sur la rue
Saint-Urbain.
L'histoire du parc commence dans la deuxième moitié du XIXe siècle avec
l'aménagement du parc Mont-Royal et l'acquisition par la Ville des terrains de
la montagne, qui regroupent la pente de la montagne jusqu'à l'avenue Esplanade,
entre l'avenue des Pins et l'avenue du Mont-Royal. Aujourd'hui séparé en deux
par l'avenue du Parc, ce piedmont est alors un tout morcelé par des accidents
géographiques qui invitent à des usages différents.
La partie du parc Mont-Royal situé à l'ouest de l'avenue du Parc (avenue
alors inexistante) présente une surface plane bien entretenue et un monticule
connu sous le nom de «Fletcher's Hill»: cet espace est utilisé dans les années
1875-1880 comme terrain de golf et comme lieu d'exercice militaire, le monticule
servant de poste d'observation.
En 1910, à l'occasion du Congrès eucharistique, un mouvement se dessine dans
la population, orchestré par une campagne de presse demandant la dénomination de
ce parc en hommage à la fondatrice du premier Hôtel-Dieu de Montréal dont
l'hôpital est situé à proximité. Devenu rapidement populaire, ce nom officieux
reste attaché au parc jusqu'en 1990, au moment de son officialisation.
Extrait de l'ouvrage «Les rues de Montréal — Répertoire historique» 1995 —
Éditions du Méridien
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