Opérations

Surveillance environnementale

Les activités d’un lieu d’enfouissement sanitaire entraînent inévitablement des inconvénients. Au chapitre des risques, on compte la présence de biogaz et de lixiviat . S’y ajoutent diverses nuisances liées à la qualité de l’air ambiant ainsi qu’à la poussière et au bruit produits par la circulation de camions lourds. C’est sans compter les odeurs attribuables à la présence d’un plateau de compostage.

La Ville de Montréal a mis au point des approches adaptées à chacune de ces problématiques.

Des puits de surveillance

Le fait que ni le fond ni les parois du site d’enfouissement ne soient imperméabilisés entraîne des risques potentiels. En effet, des biogaz pourraient s’infiltrer dans le sous-sol avoisinant, et le lixiviat pourrait contaminer les eaux souterraines. C’est pourquoi nous avons aménagé un réseau de puits de surveillance automatisés sur le pourtour du site.

On compte actuellement 13 nids de puits entièrement alimentés à l’énergie solaire. Ceux-ci signalent toute migration de biogaz vers l’extérieur. Installés à différentes profondeurs allant jusqu’à 75 m, ils sont équipés de piézomètres et d’analyseurs de méthane. Les données qu’ils fournissent sont généralement retransmises par ondes radio au centre de contrôle du CESM.

Par ailleurs, les quelques puits qui ne sont pas automatisés font l’objet de visites périodiques afin d’y effectuer des mesures de biogaz. Tout phénomène anormal est ainsi porté à notre connaissance et reçoit une intervention immédiate.

Finalement, trois fois l’an, nous prélevons des échantillons d’eaux souterraines dans une dizaine de puits. Ceux-ci sont soumis à un programme d’analyses chimiques visant à contrôler la qualité des eaux souterraines.

C’est dans l’air

Au CESM, la qualité de l’air fait aussi l’objet de suivis constants. Chaque semaine, nous effectuons une tournée complète de tous les points d'échantillonnage pour surveiller la présence de biogaz. Les mesures sont effectuées à l’aide d’appareils portatifs. Nous choisissons ces stations et déterminons la fréquence des mesures selon les données disponibles et les observations du personnel. Les mesures sont ensuite effectuées en début de matinée, alors que les conditions atmosphériques sont propices à l’accumulation des gaz dans l’air ambiant.

De plus, nous mesurons la concentration de méthane au sol une ou deux fois par année. Pour ce faire, nous ratissons le lieu d’enfouissement de façon systématique. Cette analyse nous permet de repérer d’éventuels secteurs névralgiques et d’y déployer des actions correctives, au besoin.

Alerte aux odeurs!

En continu, il y a une vérification des odeurs provenant des activités au CESM. Celle-ci se fait à l'aide d'équipements à la fine pointe de la technologie en matière de surveillance olfactive. De plus, une vérification quotidienne est faite pour assurer l'identification des sources d'odeurs et la validation des systèmes électroniques.