Opérations

Récupération des biogaz

Dès 1989, l’équipe du CESM a commencé à implanter un gigantesque dispositif pour éviter que les biogaz ne s’échappent dans les sols ou l’atmosphère. En 1996, la centrale Gazmont entrait en activité et entreprenait de convertir ces gaz en électricité.

Les biogaz : une énergie à canaliser

En se décomposant, les matières organiques contenues dans les résidus enfouis produisent un mélange gazeux contenant du méthane. Ce biogaz pourrait représenter un réel danger s’il n’était pas canalisé et récupéré. En effet, sa contribution aux effets de serre serait 21 fois plus néfaste pour l’environnement que le CO2.

Le CESM à la rescousse

Puits de captage des biogaz  Afin de contrer l’émission des biogaz, la Ville a placé près de 375 puits de captage à une profondeur moyenne de 30 mètres dans les résidus enfouis. Chaque puits se compose d’un tuyau perforé en polyéthylène haute densité, entouré de gravier pour faciliter l’aspiration. Grâce à des compresseurs, les gaz sont aspirés vers la surface. Ils sont ensuite transportés le long d’un réseau de 20 km de conduits reliant les puits entre eux et à la station de pompage.

En 2009 seulement, nous avons soustrait quelque 10 500 m3 de biogaz par heure. C’est l’équivalent, en quantité de gaz à effet de serre, de ce que génère un parc automobile de 12 500 véhicules.

De l’électricité dans l’air

En 1996, nous avons établi un partenariat avec l’entreprise Gazmont pour convertir les biogaz récupérés en énergie électrique. C’était l’une des premières initiatives du genre à voir le jour au Canada.

La centrale Gazmont possède aujourd’hui une capacité totale de 23 mégawatts. L’énergie qu’elle génère alimente directement le réseau d’Hydro-Québec. Théoriquement, cela permet de répondre aux besoins en électricité de 15 000 résidences.

Jusqu’à ce que la centrale Gazmont entre en activité et qu’elle utilise les biogaz pour produire de l’électricité, ceux-ci étaient brûlés dans de gigantesques torchères. Ainsi, on parvenait à en éliminer les composantes les plus dommageables (principalement le méthane). Encore aujourd’hui, ces torchères sont utilisées à l’occasion, lorsque Gazmont doit interrompre ses activités pour permettre l’entretien ou la réparation des équipements.