Questions, commentaires

Suivez-nous sur :

Glossaire

  • Azote ammoniacal (NH3)
    Mesuré en laboratoire
    Nutriment nécessaire à la croissance des plantes aquatiques. En excès, il favorise la prolifération des plantes; en quantité insuffisante, il limite leur développement. Mesuré en milligramme/litre (mg/L). Le critère de protection de la vie aquatique (PVA) varie selon la température et le pH de l’eau.
  • Bassin versant ou de drainage
    Ensemble des territoires superficiels et souterrains qui drainent leurs eaux vers un même exutoire. On utilise l’expression bassin de drainage pour les réseaux entièrement canalisés. On utilise l’expression bassin versant pour les cours d’eau naturels, lesquels peuvent être alimentés par des territoires naturels ou urbains, canalisés en tout ou en partie.
  • Carbone organique total (COTNP)
    Mesuré en laboratoire
    Exprime la teneur en carbone dans un volume d’eau. Associé à la présence de matières organiques, vivantes ou non, dans un cours d’eau. Permet de suivre l’évolution de la teneur en carbone dans un cours d’eau. NP veut dire « non purgeable » et fait référence à la méthode d’analyse. Mesuré en milligramme/litre (mg/L).
  • Coliformes fécaux (coliformes fécaux /100 mL ou COLI)
    Mesurés en laboratoire
    Bactéries indiquant la présence de pathogènes provenant des fèces d’organismes à sang chaud et pouvant transmettre des maladies aux êtres humains. Les deux normes du gouvernement du Québec en matière d’activités récréatives sont : 200 coliformes fécaux par 100 mL d’eau ou de 200 UFC/100 mL (pour unités formant des colonies) pour la baignade et 1000 UFC/100 mL norme pour les activités de contact indirect avec l’eau (tels que la pêche).
  • Collecteurs pluviaux
    Réseaux d’égouts pluviaux se déversant dans les ruisseaux et plans d’eau intérieurs.
  • Conductivité (cond.)
    Mesurée sur le terrain
    Capacité d’un courant électrique à traverser l’eau entre deux électrodes. Mesuré en µs/cm2, ce paramètre illustre davantage la caractéristique du plan d’eau que la qualité de celui-ci. Des valeurs élevées peuvent parfois être associées à une contamination par de l’eau sanitaire.
  • Critères de qualité de l'eau de surface au Québec
    Le Réseau de suivi du milieu aquatique utilise les critères du gouvernement du Québec dont la mission est d’assurer la protection de l’environnement et des écosystèmes naturels pour contribuer au bien-être des générations actuelles et futures. Pour ce faire, il s’appuie, entre autres, sur des critères de qualité de l’eau définis pour les principaux usages de l’eau de surface. Précisons que le répertoire du gouvernement du Québec contient des critères de qualité de l'eau pour plus dedéfinis pour les principaux usages de l’eau de surface. Précisons que le répertoire du gouvernement du Québec contient des critères de qualité de l'eau pour plus de 300 contaminants. Il s’agit de critères de qualité descriptifs, de critères de qualité chimiques et de critères relatifs à la toxicité globale aiguë et chronique.
  • Eau pluviale
    Eau de ruissellement provenant des précipitations qu'elle soit tombée au sol ou sur une surface construite ou naturelle susceptible de l'intercepter ou de la récupérer.
  • Émissaires pluviaux
    Réseaux d’égouts pluviaux se déversant dans les plans d’eau limitrophes.
  • Exutoire
    Point d’émission ou de déversement d’une canalisation ou d’un égout dans un cours d’eau.
  • Matières en suspension (MES)
    Mesurées en laboratoire
    Une eau chargée en MES limite la pénétration des rayons du soleil et vient à former une couche de sédiments sur le lit du cours d’eau, ce qui peut entraîner des effets néfastes sur des zones sensibles, telles que des frayères à poissons. Un volume d’eau est filtré sur une membrane de 1,5 micron, et les résidus sur cette dernière sont pesés. Le rapport de la masse de résidus et du volume d’eau filtré donne la concentration des MES en milligramme/litre (mg/L). Le critère PVA permet une augmentation moyenne maximale de 5 mg/L par rapport à la concentration naturelle.
  • Métaux lourds
    Mesurés en laboratoire
    Cette catégorie regroupe les métaux suivants : argent (Ag), aluminium (Al), antimoine (Sb), arsenic (As), baryum (Ba), béryllium (Be), cadmium (Cd), cobalt (Co), chrome (Cr), cuivre (Cu), fer (Fe), manganèse (Mn), molybdène (Mo), nickel (Ni), plomb (Pb), sélénium (Se), vanadium (V) et zinc (Zn). Ils sont analysés dans divers échantillons d’eau prélevés. Les résultats nous informent des teneurs dans le milieu et permettent aux autres équipes du Service de l’environnement de classer leurs interventions par ordre de priorité. Ils parviennent ainsi à déceler la source de ces rejets de métaux dans le réseau pluvial et à en limiter la propagation dans les cours d’eau ceinturant l’île de Montréal. Le critère PVA varie en fonction de la dureté de l’eau prélevée, à l’exception du fer qui a un critère provisoire de 1,3 mg/L.
  • Ouvrage de surverse
    Ouvrage auxiliaire à une canalisation destiné à maintenir un niveau d'eau déterminé ou à évacuer un trop-plein. Lors des fortes pluies, ces ouvrages évacuent directement vers les cours d’eau des eaux usées brutes que le réseau unitaire ne peut pas absorber.
  • Oxygène dissous (OD)
    Mesuré sur le terrain
    Concentration (en milligramme/litre) d’oxygène dans l’eau. Cette mesure représente l’oxygène disponible pour les organismes vivants du cours d’eau. De façon générale, plus cette valeur est élevée, meilleur est le milieu (>8 mg/L). La teneur en oxygène s’exprime également en pourcentage de saturation. Selon un algorithme mathématique, ce pourcentage permet de tenir compte de la température de l’eau, par exemple 98 %. Le critère PVA est supérieur à 54 % ou 6 mg/L.
  • pH
    Mesuré sur le terrain
    Échelle logarithmique de 1 à 14 illustrant l’acidité ou l’alcalinité de l’eau. Plus ce nombre est bas, plus l’eau est acide. Le pH d’un cours d’eau naturel varie généralement de 6,8 à 7,8. Le critère PVA varie de 6,5 à 9.
  • Phosphore total (Ptot)
    Mesuré en laboratoire
    La présence de phosphore dans un cours d’eau est importante, car en trop faible concentration, il peut freiner la croissance des plantes. De la même façon, une teneur trop élevée peut entraîner le foisonnement des plantes et mener au vieillissement prématuré (eutrophisation) d’un cours d’eau. Mesuré en microgramme/litre (µg/L). Le critère PVA est de 30 µg/L.
  • Protection de la vie aquatique (PVA)
    La vie aquatique, tant celle qui est présente dans un plan d'eau que celle qui devrait s'y retrouver si le plan d'eau n'était pas déjà affecté, doit être protégée contre toute agression provenant des effets directs des substances toxiques ou des effets indirects liés, par exemple, à une baisse en oxygène dissous ou au dépôt de matières en suspension.

    Deux critères numériques sont déterminés pour assurer une protection à court et à long terme de tous les organismes aquatiques : un critère de vie aquatique aigu et un critère de vie aquatique chronique. Le critère de vie aquatique chronique (CVAC) est la concentration la plus élevée d'une substance qui ne produira aucun effet néfaste sur les organismes aquatiques (et leur progéniture) lorsqu'ils y sont exposés quotidiennement pendant toute leur vie. Le critère de vie aquatique aigu (CVAA) est la concentration maximale d'une substance à laquelle les organismes aquatiques peuvent être exposés pour une courte période de temps sans être gravement touchés.

    Les critères de qualité numériques retenus pour la vie aquatique s'appuient sur les recommandations du CCME (CCMRE, 1987 et mises à jour) mais aussi sur ceux de l'U.S.EPA et de certains États américains ou provinces canadiennes lorsque l'information à leur base était jugée plus à jour ou plus adaptée au contexte québécois. Ils peuvent aussi avoir été calculés à partir de la méthode du gouvernement du Québec.
  • Raccordements inversés (Ri)
    Un raccordement inversé est un branchement ou une défectuosité à un équipement qui permet à des eaux usées sanitaires de se déverser ailleurs que dans un réseau d’égout domestique ou unitaire, soit dans un réseau d’égout pluvial, sur le sol, dans un fossé ou dans un cours d’eau, exception faite des fosses septiques.

    N.B. L’expression raccordement inversé est utilisée afin de la distinguer du raccordement croisé (ou cross-connexion). Cette expression, employée dans le domaine des réseaux d’eau potable, désigne une connexion permanente ou temporaire entre l’approvisionnement en eau potable et de l’eau non potable, telle qu’une connexion avec des gicleurs d’incendie ou des conduites d’eau de refroidissement.
  • Réseau séparatif (sanitaire et pluvial)
    Les réseaux séparatifs ont deux conduites séparées, une pour les eaux sanitaires (égout sanitaire) et l’autre pour l’eau de pluie. C’est cette dernière conduite qu’on appelle égout pluvial.
  • Réseau unitaire ou combiné
    Les réseaux unitaires n’ont qu’une seule conduite capable de recevoir les eaux sanitaires des maisons, des usines et des commerces ainsi que l’eau de pluie.
  • Température (T°)
    Mesurée sur le terrain
    Mesure, en degrés Celsius, de la température de l’échantillon d’eau prélevé.