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Réduction à la source

Plomb

Le plomb (Pb) est un élément très toxique existant en petite quantité à l’état naturel dans la croûte terrestre. À l’état pur, c’est un métal très dense, d’un gris bleuâtre, mou et insoluble dans l’eau. Il fond facilement sous l’effet de la chaleur.

Avant 1977, la combustion de l’essence était la principale source des émissions de plomb dans l’atmosphère. Le plomb augmentait alors le pouvoir antidétonant de l’essence et accroissait l’indice d’octane. Actuellement, les émissions de plomb proviennent surtout de l’industrie (usines de métallurgie et fonderies) et des travaux de ravalement au jet abrasif de certaines surfaces extérieures peintes, comme les ponts.

Impacts sur la santé

Une exposition chronique au plomb peut provoquer des problèmes d’anémie et d’hypertension, causer des troubles neurologiques et endommager les reins. Les jeunes enfants sont les plus vulnérables; les premiers signes d’intoxication sont les problèmes d’apprentissage et de comportement.

Effets sur l’environnement

On peut encore mesurer des niveaux élevés de plomb dans le sol même s’il n’est plus utilisé dans la fabrication de l’essence. Cela s’explique par les activités d’usines de transformation ou de récupération de batteries d’automobiles. Les travaux nécessaires à la décontamination des sols engendrent habituellement des coûts très élevés.

Normes en vigueur dans l’air ambiant

Le Règlement 90 (Règlement 2001-10 de la Communauté métropolitaine de Montréal) fixe la limite maximale de concentration acceptable pour le plomb à :

  • 10 µg/m3 pour la moyenne horaire;
  • 5 µg/m3 pour la moyenne sur 8 heures.

Notre intervention

L’élimination du tétraéthyle de plomb dans l’essence par le gouvernement du Canada, en 1977, a presque entièrement fait disparaître le plomb de l’air ambiant montréalais.

Situation actuelle

La quasi-élimination du plomb est validée par les courbes de tendances des concentrations de plomb mesurées sur les particules totales à deux stations (une au centre-ville et une dans l’est de Montréal). Au centre-ville, la concentration est passée de 1,50 µg/m3 en 1975 à 0,02 µg/m3 en 1998 (échantillonnage pour ce paramètre interrompu ensuite à ce poste). Dans l’est de Montréal, la concentration a chuté de 0,87 µg/m3 en 1975 à 0,0002 µg/m3 en 2008. Il est à noter que ces valeurs représentent des moyennes 24h.

Il existe encore des sources ponctuelles d’émission de plomb sur le territoire de Montréal. La Communauté métropolitaine de Montréal réglemente ces émissions, générées par :

  • les industries de seconde fusion du plomb;
  • le décapage ou le ravalement de surface des structures métalliques recouvertes de peinture au plomb;
  • les activités de décontamination des sols.