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Réduction à la source

Mercure

Le mercure est un métal présent naturellement dans l’environnement sous différentes formes. Il est liquide à l’état élémentaire et à température ambiante.

Des phénomènes naturels (comme l’activité volcanique) et certaines activités humaines (exploitation minière, fabrication et utilisation de certains produits, dont les amalgames dentaires) peuvent rejeter du mercure dans l’environnement. Il voyage alors entre air, eau et sols, pouvant passer de l’état liquide à l’état gazeux, et inversement.

Impacts sur la santé

Le mercure et ses composés sont des substances hautement toxiques, surtout pour le système nerveux. Des recherches sous-tendent aussi que le méthylmercure provoquerait des cancers chez l’être humain et porterait atteinte au fœtus pendant la grossesse.

On peut être exposé au méthylmercure surtout par l’alimentation (notamment le poisson) et aux vapeurs de mercure élémentaire à partir d’amalgames dentaires et sur certains lieux de travail.

Effets sur l’environnement

Le mercure peut être particulièrement néfaste pour l’environnement, puisqu’il s’accumule dans l’organisme. Les concentrations de méthylmercure augmentent ainsi le long de la chaîne alimentaire et avec l’âge. Le mercure peut perturber la reproduction et le comportement des oiseaux. Il peut aussi affecter les phoques et les baleines des régions arctiques ainsi que les mammifères marins prédateurs vivant en eaux chaudes. De plus, certains milieux naturels, comme les sols forestiers, pourraient être perturbés par la présence de mercure.

Normes en vigueur dans l’air ambiant

Le Règlement 90 (Règlement 2001-10 de la Communauté métropolitaine de Montréal) fixe la limite maximale de concentration acceptable pour le mercure à :

  • 3,9 µg/m3pour la moyenne horaire;
  • 2,5 µg/m3pour la moyenne sur 8 heures;
  • 2,0 µg/m3pour la moyenne sur 24 heures;
  • 1 µg/m3 pour la moyenne annuelle.

Notre intervention

Dans l’environnement montréalais, les principales émissions de mercure résultent de l’incinération des boues de la station d’épuration des eaux usées de la Ville de Montréal. On a cependant réduit ces émissions de 50 % depuis l’automne 2000. Le Service de l’environnement a alors mis en place un programme de réduction à la source des rejets de mercure à l’égout en provenance des cabinets dentaires (amalgames).