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Réduction à la source

Oxydes d’azote

Pour l’environnement, le monoxyde (NO) et le dioxyde d’azote (NO2) sont les plus dommageables de tous les oxydes d’azote (NOx). Ils proviennent surtout des différentes formes de combustion comme les automobiles, les systèmes de chauffage domestique et les incinérateurs. Ils sont aussi produits par la nature (orages, éruptions volcaniques ou autres), mais de façon moins importante.

Monoxyde d’azote

Le NO est surtout produit par la combustion à haute température dans les chaudières et les moteurs. L’azote de l’air se combine avec l’oxygène pour former du monoxyde d’azote. Celui-ci peut alors s’oxyder facilement et devenir du dioxyde d’azote (NO2) dans l’air ambiant.

Dioxyde d’azote

Le NO2 est l’une des composantes importantes du smog photochimique. Il donne la couleur brunâtre caractéristique qui plane au-dessus de la ville à certaines périodes de l’année. De plus, ce puissant agent oxydant produit de l’acide nitrique lorsqu’il entre en réaction avec l’air. Cette substance corrosive est l’une des principales composantes des pluies acides.

Impacts sur la santé

Les oxydes d’azote sont très irritants pour les poumons. Le NO2, en particulier, peut affecter les voies respiratoires, provoquer une hyperréactivité bronchique chez l’asthmatique et accroître la sensibilité aux infections des bronches chez l’enfant. Les personnes souffrant d’asthme et de maladies respiratoires sont les plus sensibles aux oxydes d’azote.

Effets sur l’environnement

Les oxydes d’azote sont d’importants précurseurs de l’ozone au sol. Ils contribuent aussi au phénomène des pluies acides, qui peuvent accélérer l’eutrophisation des cours d’eau et des lacs, c’est-à-dire l’accumulation de débris organiques.

Le NO2 agresse aussi les matériaux (corrosion des métaux, décoloration des tissus, dégradation du caoutchouc) et cause des dommages aux arbres et aux cultures.

Normes en vigueur dans l’air ambiant

Le Règlement 90 (Règlement 2001-10 de la Communauté métropolitaine de Montréal) fixe la limite maximale de concentration acceptable pour le NO2 à :

  • 400 µg/m3 pour la moyenne horaire;
  • 200 µg/m3 pour la moyenne sur 24 heures.

Le Règlement 90 établit la limite maximale de concentration acceptable pour le NO à :

  • 1300 µg/m3 pour la moyenne horaire;
  • 1000 µg/m3 pour la moyenne sur 8 heures.

Notre intervention

A l’échelle canadienne, le Conseil canadien des ministres de l’Environnement a adopté en 1996 un plan de gestion des NOx et des COV. Ce plan comportait plus de 200 initiatives de réduction, qui devaient être appliquées par les provinces à titre volontaire.

Par ailleurs, le gouvernement canadien a exigé la réduction des sources de NOx et de COV localisées aux États-Unis, mais affectant des régions canadiennes. Ces interventions ont mené à la signature d’ententes bilatérales, dont l’Annexe sur l’ozone (2000) de l’Accord Canada–États-Unis sur la qualité de l’air.

Situation actuelle

Les oxydes d’azote (NO et NO2) sont mesurés dans plusieurs stations d’échantillonnage du Réseau de surveillance de la qualité de l’air. Partout, leurs concentrations demeurent inférieures aux normes.