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Réduction à la source

Composés organiques volatils

Plusieurs composés organiques volatils (COV) ont des effets toxiques à certaines concentrations et sont des précurseurs importants du smog estival.

Ils sont nombreux. On les regroupe en deux catégories principales : les composés polaires (acétone, formaldéhyde, etc.) et les non polaires (propane, benzène, toluène, etc.).

D’où proviennent-ils?

Souvent odorants, les COV proviennent d’une multitude de sources dans l’agglomération montréalaise :

  • le secteur du transport, y compris le réseau de distribution d’essence (environ 50 % des émissions);
  • l’activité industrielle, notamment les secteurs de la pétrochimie, de la chimie, de l’imprimerie et du textile (près de 25 % des émissions);
  • les procédés de combustion et d’incinération;
  • les sources naturelles (la végétation);
  • l’utilisation de produits domestiques (peintures, encres, etc.).

Impacts sur la santé

Les effets des COV sur la santé varient en fonction de leur catégorie.

Une concentration importante de certains COV peut gêner l’odorat ou causer des maux de tête, des nausées, de la fatigue et des maux de gorge. Ces symptômes sont parfois confondus avec ceux des allergies saisonnières.

D’autres COV sont toutefois plus nocifs en concentration importante. Ils peuvent :

  • entraîner une importante irritation (principalement les aldéhydes);
  • diminuer la capacité respiratoire;
  • provoquer des mutations génétiques et favoriser l’apparition de cancer (benzène et formaldéhyde).

Effets sur l’environnement

Les COV contribuent aux épisodes de pollution par l’ozone (smog estival). Certains sont aussi responsables de l’amincissement de la couche d’ozone stratosphérique, qui nous protège du rayonnement solaire. D’autres contribuent au réchauffement climatique (effet de serre).

Normes en vigueur dans l’air ambiant

Le tableau 3.01 du Règlement 90 [PDF - 132 ko - 14 pages] (Règlement 2001-10 de la Communauté métropolitaine de Montréal) regroupe les normes applicables à plusieurs COV dans l’air ambiant.

Notre intervention

La Ville de Montréal mesure les concentrations de plusieurs COV dans l’air ambiant, en certains endroits stratégiques, par l’entremise de son Réseau de surveillance de la qualité de l’air. Nous cherchons ainsi à mieux cerner cette problématique et à évaluer l’efficacité de nos programmes de réduction d’émissions.

Notre réglementation visant le secteur des raffineries de pétrole a permis de réduire grandement leurs émissions de composés organiques volatils et les odeurs caractéristiques.

Par ailleurs, le Conseil canadien des ministres de l’Environnement a énoncé en 1996 un plan de réduction des émissions d’oxydes d’azote et des COV dans l’atmosphère. On y proposait plus de 200 mesures de réduction à appliquer de manière volontaire à l’échelle provinciale. Dès 1998, la Ville de Montréal a intégré la plupart de ces propositions à sa réglementation.

En savoir plus

Benzène
Secteur de la pétrochimie
Secteur de la fabrication de produits organiques par oxydation
Secteur de l’imprimerie et des revêtements