Punaise marbrée

La punaise marbrée (Halyomorpha halys), aussi connue sous le nom de Brown Marmorated Stink Bug, est une espèce exotique originaire d'Asie. Cet insecte est connu pour s’établir d’abord en milieu urbain, pour ensuite se déplacer vers d’autres habitats. Les experts prévoient une dispersion rapide de ce ravageur sur l'ensemble du continent américain. Sa présence a d'ailleurs été confirmée à Montréal en 2016.

Description de la punaise marbrée

La punaise marbrée (Halyomorpha halys) peut facilement être confondue avec d’autres types de punaises à cause de son fond brun jaunâtre parsemé de points noirs. On peut néanmoins la reconnaitre facilement.

  • Elle mesure entre 12 et 17 mm de longueur.
  • Son corps brun marbré a la forme d’un bouclier.
  • Ses antennes et les marges de son abdomen ont des bandes pâles et foncées en alternance.
  • On remarque également l’absence de dents sur les joues et les marges du thorax.

Nuisance dans les végétaux

La punaise marbrée pique les tissus végétaux avec ses pièces buccales de type piqueur-suceur et en retire la sève. Lors de la piqûre, des enzymes digestives sont injectées dans la plante, ce qui entraîne la formation de zones nécrotiques. Pratiquement toutes les parties aériennes des plantes peuvent être ciblées, soit les fruits, la tige, les feuilles ou les bourgeons.

Elle peut s’attaquer à plus de 300 espèces végétales, dont plusieurs cultures fruitières (pomme, poire, cerise, citron, abricot, framboise et mûre), légumières (haricot, tomate, maïs sucré, poivron, etc.), plantes ornementales (érable, orme, lilas, hibiscus, etc.). Là où elle est déjà établie, l’espèce cause d’importants dommages à une grande diversité de cultures.

Nuisance dans les bâtiments

En plus des dommages aux végétaux qu’elle attaque, la punaise marbrée peut représenter une nuisance en milieu urbain. En effet, cet insecte a la fâcheuse tendance de s’introduire dans les bâtiments chauffés à l’automne pour passer l'hiver.

Mesures préventives

Malgré les désagréments provoqués par la présence de punaise marbrée, cette espèce ne présente aucun danger pour la santé humaine ou animale. La punaise marbrée s’attaque uniquement aux végétaux. Elle ne pique pas les humains. De plus, elle n’est pas en mesure de se reproduire à l’intérieur des bâtiments. Toutefois, elle est munie de glandes sécrétant des substances malodorantes lorsqu’elle est dérangée.

Pour éviter l’envahissement, il est conseillé de sceller toutes les portes d’entrée potentielles vers l’intérieur. Les punaises marbrées ayant réussi à pénétrer à l’intérieur peuvent être éliminées à l’aide d’un aspirateur. Il est important de vider ou de disposer rapidement des sacs pour éviter l’odeur désagréable.

Projet de dépistage de la punaise marbrée

Les observations commencent à se multiplier dans diverses régions du Québec, particulièrement dans la région de Montréal. Il importe dès lors de caractériser finement l’invasion du territoire par la punaise marbrée afin de mieux prédire l’ampleur du phénomène et ses conséquences.

Le Service de l’environnement de la Ville de Montréal coordonne actuellement les efforts de dépistage et d’identification de cet insecte ravageur sur le territoire en collaborant au réseau national de surveillance de la punaise marbrée au Canada. Ce réseau est le fruit d’une collaboration de différents ministères et organismes publics, notamment Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), et de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA).

Le projet de piégeage vise à détecter la présence et les sites potentiels d'établissements de la punaise marbrée sur le territoire de Montréal. En 2017, une dizaine de pièges visant à capturer la punaise marbrée ont été installés dans les arrondissements suivants : Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Le Sud-Ouest, Le Plateau-Mont-Royal, Outremont, Rosemont–La Petite-Patrie et Verdun. Les efforts de dépistage devraient se poursuivre en 2018 à Montréal, sur une base hebdomadaire tout au long de l’été jusqu’à la fin octobre.